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Par Concours de backgrounds 2003

Récit réalisé à l'occasion du concours de Backgrounds de décembre 2003

Récit réalisé à l'occasion du concours de Backgrounds de décembre 2003

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Récit réalisé à l'occasion du concours de Backgrounds de décembre 2003

Récit réalisé à l'occasion du concours de Backgrounds de décembre 2003

Auteur : Lamenuit

Je n'ai jamais fait parti des... honnêtes gens.

Contrats et larcins ont toujours bercés ma vie, car ceux qui comme moi naissent dans la rue n'ont d'autres choix. Les bagarres, la milice, les amis que l'on perds et ceux qui nous trahissent, se battre pour survivre et apprendre à s'en accommoder ne fais pas de vous un homme bon et généreux.

Dans les ruelles de Dalaran, j'ai appris à dompter l'ombre et le silence, et tel un chat j'aimais frapper la nuit, sans un bruit. Mon enseignement ne s'est pas fait dans les prestigieuses académies luxueuses des beaux quartiers et mes professeurs étaient loin des vieillards sages et instruits que l'on croise dans les bibliothèques des hautes tours. La plupart de ce que je sais m'a été inculqué à la manière forte, et plusieurs de ces "cours" ont laissés des marques dans mes chairs aujourd'hui putréfiées. La rudesse de mon enfance m'avait au moins fortifié et préparé à ce que nul ne pensait alors imaginable.

Les gens du peuple furent les premiers et plus durement touchés, car le poison qui avait mûri dans le blé fût incroyablement efficace et la plupart des villages tombèrent sans combattre ou presque. Mais les grandes villes refusèrent de céder aussi facilement à ce funeste destin et le sang humain fut versé dans les rues pavées.

Je n'ai jamais vraiment apprécié le roi et sa cour, et leur mort en plein coeur du Fléau me réjouit. Le propre fils du monarque avait abandonné son âme à la nuit et provoqué la chute du règne des hommes. Le chaos était dans les rues et la panique se lisait sur tous les visages. La souffrance que j'avais enduré tant d'années touchait à présent autant les riches que les soldats, les commerçants, les paysans; et moi dans cette tourmente je souriait. Ma vengeance sur la vie avait trouvé une forme, et me touchait à son tour.

La plupart des gens l'appelèrent malédiction. En étais-ce une réellement ? Pas à mes yeux. Vivre éternellement était pourtant une des plus grandes aspirations humaines, alors pourquoi la refuser ? Pour notre asservissement sans doute. Notre esprit étais à présent lié à la volonté du roi liche et de ses représentants, mais quelle différence y a-t-il entre un roi et une liche, un gouvernement et des maîtres. Nous obéissons à leurs lois, sous peine de châtiment. J'avais toujours vécu ainsi, la cage étais peut-être plus dorée, mais le résultat étais le même.

Je n'ai plus faim, plus soif, je ne dors plus, le temps, ennemi de tout homme était devenu mon allié. Mon apparence inspire la crainte, que demander de mieux. Là où je vivais, inspirer la peur était un signe de force. Et je ne me suis jamais senti aussi fort qu'aujourd'hui.

Tout comme pour les hommes, les seigneurs des morts-vivants se battirent entre eux à leur tour, et une nouvelle faction de spectres marche à présent sur le monde. J'en fais parti. Sylvanas est notre nouvelle maîtresse, soit. Ca ne change rien à mes yeux vitreux. Le monde sur lequel je pose mon regard est tel que je l'ai toujours voulu. Plongé dans le chaos.

Je parcoure à présent d'un pas déterminé les terres difformes qui sont devenues nôtres. Le silence a envahit les anciens bois qui regorgeaient de vie, et seules les plus abjectes créatures et rejetons damnés du Fléau les habitent encore. Il n'y a ici ni joie ni souffrance, ces sentiments sont l'apanage des mortels et les mènent inexorablement à leur perte. Leurs forces misérables se regroupent et n'ont plus qu'une seule obsession. Nous faire définitivement quitter ce monde. Il est vrai qu'il est difficile d'admettre pour eux que leurs anciens amis, frères, voisins se sont relevés d'entre les morts et errent sans but apparent dans des terres voisines. L'humanité se sent redevable pour ces âmes perdues à ses yeux, et est prête à sacrifier des vies pour voir nos corps libérés.

Mais ils se trompent. Nous ne sommes pas des êtres dépourvus de pensées, de souvenirs... Certes la plupart sont brouillés et incomplets, mais aucun des Réprouvés qui m'entourent aujourd'hui ne souhaite disparaître. Et au plus grand malheur de nos anciens semblables, nous ne connaissons plus ni pitié, ni douleur, ni doute.

Ce soir je tremperai mes lames dans du sang humain, l'ordre a été donné, ils marchent vers nous et nous frapperons dans la nuit. Le message qui nous a été transmis est clair : il n'y aura pas d'aube pour les hommes.
Auteur : Kyrjava

La nuit battait son plein. Dans un petit village perdu entre Stormwind et Duskwood, une petite taverne à l'allure miteuse restait allumée. Son enseigne à la peinture écaillée avait du représentée il y a longtemps un sapin couronné d'une chope.

A l'intérieur alors que pour la énième fois le patron apportait une nouvelle choppe de bière à pochetron à moitié assoupi, la porte de la taverne grinça sur ses gonds, fit mine de se bloquer, et s'ouvrit finalement dans un bruit sec de bois qui craque.

L'homme qui entra était de taille moyenne et son visage se perdait dans l'ombre de son capuchon. Il jeta un rapide coup d'oeil à l'assemblée et finit par se diriger vers un homme assis au coin du feu.

- Salut, Mortskia, ça faisait longtemps hein ?

Le dénommé Mortskia sortit de sa torpeur en un sursaut, cligna des yeux et fixa d'un regard glauque son interlocuteur.

- Je ne crois pas vous reconnaître !

- Vraiment ? fit le voyageur avec un sourire amusée au coins de lèvres, laisse moi te rafraîchir la mémoire. Souviens toi, 5 ans auparavant à Dalaran, il y avait le Fléau qui marchait sur la ville. Pendant que le Kirin-Tor sous la conduite d'Antonidas préparait la défense de la ville, on confia à un barde nommé Gritche Saion la mission d'évacuer les civils de la cité. Gritche était un barde réputé pour sa musique et ses actes de bravoure durant la Seconde Guerre. Mais il y avait aussi un homme du nom de Aikstrom, un musicien d'envergure médiocre qui rêvait de reconnaissance. Dénué de tout talent en musique il se tourna vers la seule voie qui pouvait lui apporter du pouvoir : il devint warlock.

- Je ne sais pas de quoi vous parler ! dit Mortskia, plus pâle que jamais. Je ne vous connais pas, bonsoir !

- Tu va rester ici, Mortskia ! répondit l'inconnu d'une voix autoritaire, Tu va rester ici et attendre la fin de mon récit.

Mortskia fut parcouru d'un tremblement nerveux et retomba dans sa chaise, l'air terrifié.

- C'est mieux comme ça, fit le voyageur d'un ton approbateur, Donc il devint warlock, et comme il voulait toujours plus de puissance il s'allia au Fléau qu'il savait affilié à la Légion Ardente. Il décida d'espionner le Kirin-Tor pour permettre une victoire rapide du Fléau à Dalaran. Il apprit que Antonidas, aidé de deux archimages, préparaient un sortilège de défense. Il ne put en savoir plus mais chercha dès lors à trouver le moyen de percer ce bouclier.

Un plan germa dans son esprit, Mortskia, un plan immonde tout à l'honneur de celui qui l'avait conçu. Quelque jours avant l'invasion il aida Gritche à emmener des femmes et des enfants loin de la cité.
En réalité, une fois loin de toute surveillance, il força Gritche à lui révéler son secret en tuant femmes et enfants tout en disant bien haut à Gritche qu'il continuerait jusqu'à ce que ce dernier cède.

Il céda.

Fou de joie à l'idée qu'il serait bientôt monstrueusement puissant par la grâce de la Légion, Aikstrom commença à massacrer dans une sorte de frénésie tout les civils à commencer par Gritche.

Néanmoins tout ce travail fut inutile car le bruit de sa trahison revint aux oreilles de Dalaran, Aikstrom fut donc obligé de rejoindre le Fléau.

Peine perdu ! Sa prétendue information secrète était déjà connu de Kel'Thuzad. Sa félonie lui avait été inutile : il fut pas récompensé.

Il erra un peu partout et lorsque Sylvanas prit le pouvoir il revint en Azeroth. Il pensait que personne ne se souviendrait d'un petit barde inconnu que l'on pensait mort durant la troisième guerre.

Mais il se trompait car quelqu'un le cherchait de toute ses forces et tu sais qui c'était ? C'était moi ! JE SUIS LE FILS ADOPTIF DE GRITCHE ! Gritche m'a recueilli quand mes parents sont morts pendant la première guerre ! Grâce à lui j'ai pu suivre les études de sorcellerie ! Il m'a tout appris, de l'écriture à la philosophie en passant par la musique ! Rien que pour sa mort j'aurais poursuivi son assassin jusqu'en Kalimdor si il ne m'avait pas aussi appris que la vengeance n'apporte rien ; mais Aikstrom a tué plus de cinquante femmes et enfants et ça je sais très bien que Gritche ne l'aurait jamais toléré ! J'ai mis plus de 5 ans pour retrouver la trace du misérable qui a commis cette atrocité et aujourd'hui je l'ai devant moi ! Tu pensais peut être qu'inverser les lettres de ton nom suffirait à te protéger en Azeroth, Aikstrom ? »

A ces paroles Aikstrom reprit des couleurs et un rictus se dessina sur son visage :

- Tu es donc le fils adoptif de Gritche ? Et moi qui croyait que tu faisait partie de l'inquisition ! Ha ! J'avoue que pendant dix minutes tu m'a flanqué une sacrée frousse ! Mais maintenant à ton tour d'avoir peur, petit !

Et le warlock leva les bras en prononçant des paroles de sa voix grave. Aussitôt le jeune mage se releva, son capuchon s'abaissa laissant paraître un visage qui semblait comme électrisé par la volonté de vengeance. Il ne fut cependant pas assez rapide pour éviter le sort de silence de son ennemi.

- Et voilà ! Désormais tu n'a plus de voix ! Tu ne peux plus te défendre ! C'était trop facile ! C'est donc ça l'héritier de Gritche Saion ?

L'humain sortit alors de sa cape un objet de métal brillant, une harpe. Ses doigts coururent sur les cordes, égrenant accords et arpèges tandis que la mélopée s'élevait, ressemblant à s'y méprendre à une voix. La mains du jeune homme plaqua un accord et une boule de feu jaillit de la harpe et alla s'écraser sur le torse du warlock. Tandis qu'il se consumait et que son sortilège de silence se dissipait il demanda :

- Comment à tu put envoyer un sortilège sans prononcer d'arcanes ?

- Pour qui sait maîtriser la musique, il n'est pas difficile d'imiter le son d'une voix sur un instrument pour incanter. Je suis le fils spirituel de Gritche Saion et sa harpe est ma voix.

- Et quel est ton nom ?, demanda Aikstrom dans un dernier soupir.

- Kyrjava, répondit le mage en se détournant du mourrant.

Kyrjava sortit de la taverne. L'aurore se levait et éclairait les plaines du Nord-Est, les plaines de Stormwind. Et ce fut d'un pas léger que le jeune homme prit la direction de la capitale pour commencer une nouvelle vie.
Auteur : Mr. Gnou

Skerfirk était assis près d'un feu blotti contre un arbre. Il faisait froid cette nuit, très froid et il avait besoin de repos. La journée avait été longue. Alors qu'il avait fini de manger une ombre passa sur le sentier près duquel il campait. Un abandonné :

- Bonsoir voyageur, viens t'asseoir près du feu et partageons ce doux réconfort qu'il nous apporte en cette nuit glacial.

- Je suis mort troll, rien n'est plus glacial que mon existence elle-même.

- Soit, alors accorde un peu de ta compagnie à un troll solitaire et repose toi un peu, même les Abandonnés en ont besoin.

- Si tu insistes, j'espère pour toi que tu es de bonne compagnie. Comment te nomes tu ?

- On me nome Skerfirk et personne ne s'est jamais plein des mes histoires. C'est même grâce à elle que je subsiste.

- Un conteur... ne compte pas sur moi pour débourser une seule pièce pour écouter tes boniments.

- Des boniments... je ne suis pas cette race là, mes histoires sont vraies et prennent naissance dans l'histoire de mon peuple.

- L'histoire de ton peuple ?! Mais les trolls n'ont pas d'histoire. Ce n'est qu'un ramassis de bête plus folles les unes que les autres.

- Tu sembles porter un jugement bien hâtif pour quelqu'un dont le peuple est né il y a quelques années de cela.

- Nous sommes peut être jeune mais nous avons ébranlé le monde, mais puisque ton peuple possède une si grande et ancienne histoire conte moi s'en une. Ton prix sera le mien, cela me distraira peut être.

- Très bien, je vais donc te narrer l'une de mes meilleures histoires, celle de celui qu'on nomme Shadow Dancer.

- Jamais entendu parler..., Skerfirk gloussa.

- Il y a quelques années de cela, après la deuxième grande guerre contre les hommes et avant l'alliance avec la horde mon peuple s'était exilé sur les îles des Mers du Sud. A l'origine ces terres étaient généreuses avec mon peuple et il y prospéra. Les vieilles habitudes rejaillirent vites et la lutte de pouvoir que ce livrait les clans repris de plus belle. Affaibli par les luttes intestines et la guerre mon peuple fit difficilement face aux agressions Murlorcs. C'est durant cette sombre période que se déroule l'histoire de ShadowDancer, et pourtant rien ne le destinait à ce qui lui arriva.

C'était un troll comme les autres de la tribu des Wild Hunters qui est maintenant rattaché au clan Darkspear. Guerrier de classe moyenne, il ne brillait ni par le maniement des armes ni par son courage mais il était fort apprécié dans son groupe, excellent compagnon de voyage il était facile à vivre et il distrayait ses compagnons grâce à une imagination fertile lors de nuit comme celle-ci.

Lors d'une patrouille, alors qu'il était parti en éclaireur, sa compagnie fut prise dans une embuscade par un groupe de Murloc. Lorsqu'il revint sur ses pas alerté pas les bruits du combat il assista à une scène qui changea son existence. Il resta caché dans la végétation luxuriante observant, paralysé par la peur, l'exécution de ses amis. Il était presque séduit par le spectacle qui s'offrait à ses yeux, cette danse macabre.

Totalement pétrifié il resta dissimulé dans l'ombre et attendit patiemment la fin du massacre. Une fois les Murloc partis il s'avança vers les dépouilles de ses compagnons. Il pleura son désespoir et se maudit pour sa lâcheté. Il aurait du essayer de les sauver, il aurait du tomber avec eux. La colère puis la haine le submergea balayant sa conscience. Il prit la vague l'accompagnant grâce à son désir de vengeance. Le plus terrible des cris sorti du plus profond de son être. Un cri si effroyable qu'il ferait fuir les démons eux même.

Il entama alors sa première danse, aussi silencieux et rapide que le vent il rattrapa le groupe de Murlocs. Jaillissant de la végétation et disparaissant aussi vite qu'il était apparu, il traversa les rangs des Murlocs tranchant leurs gorge, plantant sa dague dans leurs dos. Au bout de quelques minutes il n'y eu plus qu'un tas de chair déchiqueté à ses pieds. Le joyeux compagnon que l'on connaissait venait de disparaître.

Aveugler par la haine il fit marche vers le village Murlocs le plus proche. Une fois là bas il se terra, à l'abri dans la jungle, et attendit la nuit. Lorsque la lune fut haute dans le ciel il frappa. Il commença par éliminer quelques sentinelles d'une dague entre leurs omoplates puis dansant parmis les ombres il atteignit la hutte du chef, au centre du village. Il resta quelques minutes immobile, observant le murloc et savourant sa vengeance. Il s'approcha doucement, posa sa main sur la bouche de son ennemi pour le réveiller. Lorsqu'il ouvrit les yeux ShadowDancer lui trancha la gorge et se délecta du regard rempli de peur du Murloc s'étouffant dans son sang bouillonnant.

Un cor résonna dans la nuit. Une sentinelle morte venait d'être trouvée et l'alerte était donnée. ShadowDancer trancha la tête du Murloc et sorti de la hutte. Il traversa le village camouflé par l'obscurité. A quelques mètres de la jungle une violente douleur lui déchira la cuisse. Il s'écroula au sol. Mu par la colère il se releva, arracha la lance et reprit sa fuite de plus belle. Il pénétra dans la jungle et pris quelque instant pour bander sa blessure qui saignait abondamment. A peine eut il fini que les Murlocs étaient sur lui. Il s'enfuit. Une partie de cache-cache s'engagea entre les Murlocs et ShadowDancer. Il se dissimula dans les ombres de la jungle effaçant ses traces au fur et à mesure de sa progression ; mais sa blessure le ralentissait et le sang qui en coulait ne facilitait pas les choses. Il regagna son village lentement mettant plusieurs jours pour échapper aux Murlocs. Lorsqu'il y arriva finalement il s'écroula, épuisé, la tête du Murloc entre ses mains.

Son exploit fit le tour du village et il trouva une fonction en accord avec son talent. Il commença à offrir ses services au plus offrant prenant ainsi part à la guerre des clans et accomplissant dans l'ombre les pires actes imaginables envers sa race, comme si il avait perdu la capacité d'éprouver le moindre sentiment. Seul sa parole étaient restées intactes et celle-ci le conduisit jusqu'à assassiner le chef de sa propre tribu lors de l'annexion de celle-ci part le clan DarkSpear. Il fut trahi par le commanditaire et battu à mort en guise de punition, son cadavre abandonné dans la jungle...

- Une bien jolie histoire. Elle illustre parfaitement toute la bassesse de votre peuple.

- Heureux qu'elle t'ait plu... au fait il me semble que tu ne t'es pas présenté.

- Terash RottedTaste, mais mon nom ne te serviras à rien je reprends la route, je me suis suffisamment amuser de toi. Adieu.

- Et ma paye, tu as bien dis que tu me paiera ce que je veux.

- Tu as du mal entendre.

Terash rigola longuement et repris sa route. Quelques centaines de mètres plus loin un terrible cri déchira la nuit. Un cri à faire fuir un Démon. Terash se retourna, paniqué, regardant tout autour de lui, s'attendant à ce qu'une bête immonde sorte de la forêt. Une ombre dansa, une légère brise souffla entre ses côtes et une violente douleur lui lacéra le dos. Il s'écroula par terre se vidant de son sang putride. Alors qu'un voile sombre l'enveloppa il aperçu Skerfirk tendre sa main vers lui :

- Tu m'as donné du mal Terash RottedTaste, ça n'a pas été facile de te trouver. Je prends ta tête en guise de payement, elle vaut chère.

Il sombra définitivement dans les ténèbres.
Auteur : Lapalisse

Blue Child dessinait un pâle et fin croissant voilé par intermittence d'une brume noire effilochée par la brise.

Une mélopée indéfinissable s'échappait des arbres bordant le lac et venait mourir sur les grèves comme une vaguelette. Mais les silhouettes ne s'en préoccupèrent pas, elles avançaient avec mille précautions dans les fourrés jusqu'à d'autres silhouettes, immobiles dans la brume éparse de la nuit. On aurait dit que les ombres des feuilles tapissant le sol formaient un ballet énigmatique et silencieux. Mais ce ballet ne devait rien aux arbres ni à la brise.

Aucune lame ne brilla et pour cause : Ugrót les avait fait enduire de suie pour éviter tout reflet malencontreux. Quatre dagues se levèrent, quatre silhouettes s'effondrèrent. En un instant, sans un bruit dans le souffle du soir, les vies des sentinelles du monolithe furent prises.

Quand les hommes s'approchèrent pour contempler le bloc de pierre, granit gris poli par les ans et la mousse, le filet de sang qui s'écoulait des corps inanimés commençait à sécher.

Le plus délicat fut de desceller la partie du monolithe couverte d'inscriptions runiques. Mais finalement, le bloc se détacha avec un grondement sourd étouffé et les caractères gravés luirent pendant un instant avant de s'estomper dans l'ombre de la nuit.

" MAUDITS ! SOYEZ MAUDITS !"

Le prêtre s'avança dans le lac et s'approcha de l'embarcation.

" Horde démoniaque la profanation vous conduira à la folie du sang ! "

Gêné par sa robe ample, le prêtre pataugeait avec l'eau jusqu'à la taille, mais il réussit à s'accrocher au rebord de la barque qui s'éloignait de la rive.

- Il commence à m'énerver celui-là, grogna Ugrót qui ajouta :

- Continuez de souquer ferme vous autres, je m'en occupe.

Le chef de l'expédition se retourna, prit un couteau à sa cheville et le planta dans une main du prêtre. Ce dernier eut un cri rauque, sa main gauche était clouée sur le bois. Dans un geste désespéré, alors qu'il perdait pieds, il s'agrippa à Ugrót penché vers lui, et lui arracha brusquement son masque.
Dans la lueur pâle, il entrevit son adversaire ; leurs yeux se croisèrent.

- Vous... vous n'êtes pas de la horde ! Vous êtes des Hommes !

Ugrót prit cette fois son épée et l'abattit franchement sur le poignet. La main fut tranchée, le sang jailli comme un geyser poisseux. Le prêtre s'enfonça dans les flots.

- Vous damnez votre maison pour cet acte ! La mort même vous semblera douce !

Le reste de la phrase s'éteignit dans un gargouillis inaudible et l'homme disparut de la surface. Seule sa main encore clouée sur la barque semblait désigner Ugrót et l'accabler des malédictions silencieuses du lac de Darrowmere.

Le bloc de pierre runique profané arriva à la cour d'Alterac, puis tout sembla s'estomper et s'assombrir. Les images devinrent lentes. Une voix sourde et glacée demandait : avez-vous l'objet de notre arrangement ? Puis la cité fut prise dans des flammes. Le trône de Lord Perenolde souillé de son sang et l'étendard de l'aigle aux étoiles fut brisé. L'éclat du joyau d'Arathor fut retiré du Royaume renégat pour être emporté en Azeroth. Le peuple d'Alterac emmené en exil, expia ses crimes dans le sang et la sueur gouttant sur des chaînes sans âges comme la bruine glaçante d'un hiver qui n'en finit pas.

La larme s'étira pour finir par tomber sur la terre battue de la hutte.

- Tu nous as demandé d'utiliser notre don, nous l'avons fait, déclara une des soeurs.

- L'histoire que tu as vue est la vérité, Torelin, fils d'Ugrót, rajouta sa jumelle.

Torelin serra les poings de rage et éclata en sanglots :

- Pourquoi avoir commis un tel acte ? Pourquoi avoir profané ce sanctuaire ?

- Mais pour obéir aux ordres de son Roi, jeune ami.

- Mon père n'avait-il point d'honneur pour obéir ainsi et commettre tel sacrilège ?

Elendoë la perçante fixa de son regard de feu les yeux du jeune humain.

- Ton père avait de l'honneur...mais il n'avait plus d'espoir...

Ugumoë la conteuse s'approcha de Torelin et lui prit le bras. Elle parla d'une voix suave et douce. Et comme toujours sa voix portait dans l'esprit bien plus qu'elle ne portait dans l'espace. Les mots qu'elle prononçait résonnaient toujours dans la tête quand bien même le souffle du vent les avait emportés loin des oreilles depuis longtemps.

- Perenolde a fait ce qu'il pensait faire de mieux pour son peuple. Ton père lui devait fidélité. Il est devenu sacrilège pour ne pas devenir parjure.

Torelin tourna vivement la tête :

- Ce qu'il pensait le mieux pour son peuple ? S'allier à la Horde ?

- Les moments noirs de notre histoire imposent des choix difficiles et déchirants. Dupé par Guld'an, le souverain d'Alterac a cru pouvoir éviter la ruine du royaume. Et ton père, quitte à se condamner lui-même, espérait sauver les populations de la furie et des carnages de la guerre.

Le jeune homme de 21 printemps, accablé par les révélations, tomba à genoux. Ses longs cheveux blonds se collèrent à son visage inondé de larmes.

- Alors je suis... maudit...

- Tu ne dois pas avoir peur du passé, reprit Elendoë, tu dois avoir foi en toi. La vie t'appartient.

- Je hais les hommes qui ont rasé mon enfance ! Les elfes ont toute raison de me détester s'ils apprennent mon histoire ! Les azerothiens me considèrent comme un bâtard d'étranger et les orcs me dégoûtent ! Ce n'est pas très réjouissant de s'aventurer dans le monde avec ce lourd passé...les amis risquent d'être plus que rares...

- Tu peux aussi rester écuyer et finir ta vie dans ce royaume où ta mère est morte déportée.

- Non c'est impossible.. et pourtant partir semble également déraisonnable... je ne sais pas me battre.. je ne connais personne...

Torelin prit sa tête entre ses mains. Il essuya ses larmes, mêlant de la boue au sel des gouttes qui perlaient sur son visage. Ugumoë lui plaça sa cape sur les épaules, le serra et déclara :

- Pars maintenant petit homme, va découvrir le monde. Des quêtes t'attendent où tu pourras te forger amitié et réputation, loin des fantômes hurlants d'un passé révolu qui aimeraient te hanter encore et toujours...
Auteur : Rouquemoute

Avant d'entamer le récit proprement dit de la vie du célèbre Rouquemoute, je tiens à avertir le lecteur que ceci n'est en aucun cas une biographie exhaustive. (Certains épisodes auraient mérités d'avantages de détails, notamment son mariage.) Rouquemoute ayant une vie plutôt mouvementée, ce que nous proposons ici doit être pris comme un résumé de ses aventures depuis sa naissance jusqu'à sa nomination comme directeur royal de la bibliothèque d'Ironforge. Et maintenant, au fait.


1. Comment Rouquemoute vint au monde

Il est difficile d'affirmer quelle est l'identité des parents de Rouquemoute, il était en effet orphelin. On sait qu'il fut très jeune prisonnier des trolls des neiges qui vivent près d'Ironforge, dans quelles circonstances ? Nous l'ignorons (Rouquemoute lui-même dit n'avoir que peu de souvenirs de cette époque). Ainsi, durant toute une année, le jeune garçon resta entre les griffes du chef troll Zu'abar, jusqu'au jour où, un commando de nains venus en excursion pour exterminer la bande, Rouquemoute, dont l'esprit était déjà incroyablement vif, décida de s'enfuir. Alors que Zu'abar se concentrait sur la bataille, notre jeune ami parvint à se libérer de ses liens, puis à l'aide d'une lourde hache qu'on avait bêtement oubliée, écrasa la tête du chef des trolls. Quelle ne fut pas la surprise des guerriers et chasseurs nains lorsqu'ils virent ce jeune garçon planté sur la cadavre de Zu'abar, et pour ainsi dire, vainqueur de la bataille ! Le jeune héro fut alors recueilli à la cour du roi Magni Bronzebeard ; là, il pu faire quelques recherches généalogiques, d'où il découvrit qu'il ne restait dans sa famille, qu'une vielle grand mère, une vielle bigote, qui le recueillit et se chargea de son éducation.


2. Comment Rouquemoute entreprit un voyage qui devait le mener vers maintes effrayantes aventures !

En 598, débuta la première guerre entre orcs et humains durant laquelle tombèrent aux mains des orcs, le royaume d'Azeroth, puis celui de Khaz Modan. Lorsque les peaux vertes atteignirent les premières de leurs galeries, les nains, toujours conduis par leur roi Magni Bronzebeard, partirent en exil vers la bonne contrée d'Alterac, où résident leurs cousins du pic d'Aerie, les fameux dresseurs de griffons. Pourtant, les relations diplomatiques entre les deux peuples n'allaient pas sans difficultés, on racontait qu'un seigneur nain osait se proclamer roi des nains d'Aerie. Alors le roi Magni fit venir son plus habile diplomate, le jeune Rouquemoute, et lui dit en ces termes :

« Mon jeune ami, un nain se prétend roi des nains de ce pays, hors, malgré les difficultés et la distance entre Alterac, et Ironforge, les nains vivant en Alterac sont également mes sujets, il nous faut remédier à ce problème au plus vitte.

- Certes votre majesté, lui répondit Rouquemoute, et ce serait un grand honneur pour moi de rencontrer ce seigneur afin de régler ce différent.

- Eh bien, soit ! Va jusqu'à son palais dans la montage d'Aerie, mais grand garde, on m'a indiqué que ce Drain (c'est le nom du seigneur en question) est un individu rusé, méfie toi qu'il ne t'entraîne dans un piège !

- Soyez sans crainte, majesté, je saurai lui faire abdiquer de son trône !

- Puisse la lumière vous guider et vous conseiller... »

Ainsi, Rouquemoute se rendit dans le palais sous la montagne, et parla au roi Drain :

« Salutations seigneur Drain, je suis Rouquemoute diplomate dépêché par Magni Bronzebeard, je dois vous entretenir d'affaires délicates... »

Rouquemoute lui expliqua ce qui l'envoyait. Il s'avéra vite que le vieux Drain avait finalement de bien piètres ambitions ; il n'exigeait qu'une chose en échange de son trône : qu'on lui offrit un mari pour sa fille...

Rouquemoute qui n'écoutait que son devoir, accepta sur-le-champ, et lui promit d'épouser sa tendre enfant ; Drain, soudain rajeunit, se mit à danser et à sautiller, si bien qu'il lui donna une lettre pour le roi, dans laquelle il renonçait à tout pouvoir sur le royaume des montagnes d'Alterac.


3. Comment Rouquemoute épousa la délicieuse fille du roi Drain

On fit alors un banquet mémorable, auquel prenait place Magni Bronzebeard réconcilié avec Drain. Rouquemoute, fou de joie à l'idée d'avoir remplit une grande et importante mission pour son roi, en avait complètement oublié le mariage. A la fin du repas, il grimpa sur la table, et entonna sa célèbre chanson, connue sous le nom « d'hymne à la bière », dont voici un extrait :

Tailleurs de pierres
Et grand héros
Amateurs de bière
Et lâcheurs de rots
Le vin et la bière
Ces délicieux breuvages
Ont réduit ces terres
A un doux esclavage
Manger et boire
N'est point un art vain
Vive les nains !

Quant il eu achevé sa chanson, Rouquemoute aperçu une personne, qui visiblement voulait lui parler, et agitait les bras, sûrement un messager, ou quelque agent venu lui annoncer des nouvelles de la guerre...

- Qui y a t-il mon brave, lui demanda t-il, que puis-je faire pour toi ?

- C'est à dire, je...

- Eh bien parle, qu'a tu à me dire, allons sois sans crainte et parle.

- Pardon, mais je suis une...

- Oh non !... Je.. Toutes mes excuses, chere madame, j'ignorais que les naines d'Alterac avaient une barbe, je.. Pardonnez mon ignorance, honte sur moi, ajouta t-il d'un air piteux, bien qu'au fond il eu envie de rire aux éclats. Et que puis je pour votre service ?

- Mon père m'a dit de venir vous voir.

- Ah... ? Mais ? Murmura Rouquemoute, puis il fit un grand effort : quelque chose semblait émerger de son subconscient : cette femme mystérieusement lui rappelait le vieux Zu'abar, son visage surtout...

- Je suis la fille de Drain dit t-elle timidement...

Ces paroles pétrifièrent Rouquemoute. Sa femme, CA ? Impossible !

Quelque mois plus tard, Rouquemoute était marié à Pogroin, fille de Drain.


4. Ce qu'il advint de Rouquemoute à l'âge du Chaos

Les années passèrent, et les nains, à l'issue de la deuxième guerre, reprirent leur pays. Puis vint l'âge du chaos, Rouquemoute supplia le roi de le laisser partir avec Muradin pour Northrend, Magni refusa, décrétant que sa place était auprès de sa femme, la brave Pogroin. Pourtant, la légion arriva, et il fallu une fois de plus s'exiler, cette fois pour Kalimdor.

Au retour de Kalimdor, à l'issue de la guerre contre la légion, Rouquemoute, qui s'était merveilleusement distingué, fut nommé directeur de la bibliothèque royal d'IronForge.

Quant aux temps présents, on raconte que Rouquemoute se serait, comme nombres de ses frères revenus de Kalimdor, tourné vers l'étude de la magie et des puissants titans, créateurs du monde. Des mauvaises langues (j'en fais partie) affirment également que Rouquemoute, n'aurait d'autres intentions que de créer... Un élixir de beauté, afin de changer la rude Pogroin en une créature de rêve ! J'ignore malheureusement où en sont ses recherches, mais chers amis, cette histoire la reste à écrire.

Conté par, Salgar d'Alterac, barde, conteur, et ménéstrel.
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