Fanfiction World of Warcraft

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Souvenirs perdus

Par Derdraï

Désespoir : Passé

Désespoir : Traumatisme

Rien, il ne me reste plus rien. Mon passé, envolé, fini, gâché, par ma faute. Par la Sienne, aussi.
Il paiera. Tout le monde paiera, moi la première, pour tous les frères que j'ai tué. J'ai commencé à payer, Lui, pas encore.

Assise sur le bord d'un lac, j'admire le coucher de soleil dans l'eau, plaisir vestigial de mon ancienne vie, qui remonte à la surface, mais cette renaissance génère plus de frustration que de joie. Je suis maudite, maudite et condamnée à souffrir. Ma part de chevalière de la mort l'accepte avec reconnaissance, mais ce qu'il reste en moi de Capitaine des Rangers refuse payer pour des crimes qu'une autre a commis.

L'eau doit être agréablement chaude en cette journée d'été, mais je ne peux pas y goûter. La surface gèle lorsque j'essaye de profiter ce moment de tranquillité, et la vie aquatique meurt lorsque je m'en approche.
La plupart des formes de vie, particulièrement celles qui me sont chères, ont tendance à périr après avoir été en simple contact avec moi. Sous mon regard désormais bleuté, même l'éclat ardent du soleil semble ternir, incapable de me brûler la rétine.
Telle est ma peine : réapprendre à profiter de la vie, me faire pardonner pour mes crimes, aimer ce que je peux encore aimer. Et souffrir, me repentir, et expier.

Et me venger de celui qui a tout déclenché. Voyez-vous de qui je veux parler ?
Oui, Lui, Il fait beaucoup parler de lui, et l'heure de venger tous ceux qu'il a tourmentés approche. Pas encore, pas encore, il faut qu'il souffre avant de trépasser, qu'il sente sa puissance diminuer, qu'il apprenne ce que donne l'impression d'avoir tous ses membres amputés, la chair à vif, les sentiments à nu...

Mon ancienne vie revient par intermittence. Encore une chose qu'Il a essayé de détruire... Laissez-moi vous raconter ma déchéance, ma descente aux Enfers, pavée de bonnes intentions.


Tout remonte à la seconde guerre... Lorsque la Horde était entre les mains de deux entités aussi puissantes qu'opposées, Gul'dan le démoniste maudit, et Orgrim Doomhammer, le maître de guerre orc de l'époque.
Sortie vainqueur de la première guerre avec la destruction de Stormwind et l'assassinat du roi Lane, la Horde cherchait désormais à augmenter encore sa puissance en envahissant Lordaeron. Une flotte imposante de destroyers Trolls, de vaisseaux de guerre Ogres et de rustiques navires de transports orcs attaqua Highbrand par surprise.

Les Humains valeureux de Lordaeron nous appelèrent alors à l'aide, en vertu de notre alliance, et nous répondîmes présents, en envoyant des régiments d'archers défendre les villages côtiers. Grand mal nous en prit, car les clans Twilight Hammer et Stormreaver décidèrent de passer par Khaz Modan, rasant le royaume Humain de Stromguarde au passage. Ils s'en prirent directement à notre forêt, rasant nos temple, pillant nos connaissances, et les utilisant pour créer les Magi ogres. Gul'dan, après avoir pillé notre magie, s'en retourna chercher la tombe de Sargeras, laissant Quel'thalas assiégé par les forces combinées des Ogres, des Orcs, et de leurs nouveaux serviteurs morts-vivants, les chevaliers de la mort.
Ceux-ci sont extrêmement différents des chevaliers de la mort tels que le Fléau nous a créés (ou plutôt, modifiés), car il s'agit d'esprits de nécromants orcs incorporés de force dans les corps des chevaliers défunts de Stormwind. Les aberrations ainsi créées, bien que peu nombreuses, étaient d'une puissance redoutables à cause de leur profonde maîtrise de la magie impie.

J'étais alors une jeune ranger de Quel'thalas, sous les ordres d'Aleria Windrunner, mariée avec un des tous premiers paladins formés par Tuyralion, et j'avais accouché de mon premier fils. C'était avec la ferme intention de défendre mon royaume et ma famille que mon mari et moi-même sommes allés défendre nos terres contre l'intrusion des clans orcs.


Pendant de longues semaines, la situation s'avérait désastreuses : nos rangs diminuaient, quand ceux de la Horde ne faisaient que grossir, renforcés par les trolls Amani, qui voyaient là l'occasion de nous écraser définitivement. Le reste de l'Alliance ne daigna pas nous envoyer de renforts, nous étions assiégés, repoussés à l'intérieur de nos propres terres, Dalaran tenta pendant un moment de nous envoyer des soldats téléportés par magie, mais le processus s'avéra aléatoire, et il y fut mis fin lorsque le nombre trop important de fantassins envoyés par erreur au milieu des lignes orques fut assez important pour démoraliser les quelques volontaires.

Un beau jour, alors que nous battions à nouveau en retraite, nous nous aperçûmes que les soldats Orcs et Ogres étaient de moins en moins nombreux, pour une raison qui nous était alors inconnue. A posteriori, il s'avérait que les lignes des clans Stormreaver et Twilight Hammer étaient de plus en plus minces, car leurs chefs déments, Gul'dan et Cho'gall, trahissaient la Horde en partant à la recherche des reliques de Sargeras, le titan corrompu, avec tous leurs soldats, ce qui provoqua peu après l'échec de l'attaque de Doomhammer.

Cependant, les soldats ennemis restant n'avaient rien perdu en férocité, d'autant plus que les meneurs chevaliers de la mort rôdaient encore dans nos terres. Décision fut prise de tuer ces derniers, afin de désorganiser les orcs, naturellement enclins à l'indiscipline.

La tête emplie de cette instruction, je décidai, assistée de mon mari, de rester en marge d'une escarmouche avec des rescapés du clan Stormreaver afin de pouvoir éliminer leur chef, un revenant effrayant dont on ne connaissait pas le nom, mais dont la stature révélait que l'humain qu'il possédait faisait bien au moins deux mètres.

La bataille eût lieu au crépuscule, ce qui nous offrit une superbe occasion de me faufiler dans les rangs des orcs en pleine débandade, décimés par nos archers, nos mages et nos paladins. Malheureusement pour nous, nous étions attendus, la bête impie avait senti notre présence et se tenait prête au combat, accompagnée de deux brutes Ogres. La surprise sur laquelle de comptais pour utiliser mon arc de loin était envolée, et la situation ne s'arrangea pas. Craignant les pouvoirs de la Lumière, le chevalier de la mort envoya ses sbires sur mon paladin de mari, et se chargea de moi.

Je n'aurais pas dû faire le poids, et je ne me souviens pas avoir jamais expérimenté pareille souffrance depuis ce combat. J'étais tour à tour dominée, torturée par les sorts ténébreux de la créature, moquée par les orcs qui commençaient à être attirés et qui regardaient le combat de loin. De son côté, ma moitié avait occis un de ses assaillants, mais il était blessé à l'épaule et à bout de force.

J'avais remarqué que le chevalier damné se servait d'un tome obscur pour utiliser sa magie, et, alors qu'il lançait un rire guttural pour se moquer de moi, je décidai de saisir l'occasion pour refuser les règles qu'il nous avait imposé. Saisissant mon arc, j'abattis le deuxième ogre par derrière, et j'arrachai le livre des mains décharnées de notre ennemi. Utilisant son épée et le pouvoir sacré de la Lumière, mon amour me délivra des griffes du mort-vivant, mais celui-ci eût le temps de me blesser gravement près du coeur, une blessure maudite, bien évidement.

Nous dûmes notre survie qu'à l'intervention des forces d'Aleria, qui dispersèrent les orcs distraits par notre combat et nous sauvèrent. Je délirais à moitié à cause de la souffrance et de ma blessure, serrant le livre de magie noire contre moi comme un bébé, refusant de m'en séparer. Je me rappelle avoir dormi des jours durant, soignée par des guérisseurs venus de Lordaeron, avant d'enfin ouvrir les yeux, le livre maudit toujours dans ma main.

Mon mari m'expliqua ce qu'il s'était passé, que nous avions repoussé la Horde et que la guerre était en passe d'être gagnée. A titre plus personnel, il m'informa aussi que personne n'avait réussi à me décoller la reliure impie de la paume de la main, et que plusieurs prêtres en avaient été apeurés. Lui-même ne paraissait pas rassuré par ce fait, mais au moins était-il soulagé de ma guérison prochaine.


En raison de mon acte d'héroïsme, je fus promue capitaine des Rangers de Quel'thalas, malgré le fait que ma blessure m'empêcha de participer à la campagne punitive contre la Horde en Draenor, aux côtés d'Aleria, ce qui, au final, me sauva la vie. Qui ne se souvient pas de la fin tragique de l'expédition de l'Alliance au-delà de la Porte Noire ?
Mon mari, pour ses services rendus, fut autorisé à rester à mes côtés le temps de ma guérison, ce qui lui épargna aussi une fin tragique dans ce qui allait devenir l'Outreterre.

Une chose, cependant, me tracassait, d'autant plus que je ne pouvais en parler à personne : je ne parvenais plus à me débarrasser du livre de nécromancie. Dès que je m'en éloignais trop, j'étais prise d'une grande colère accompagnée de nausées bileuses. C'est pourquoi je décidai de ne plus m'en séparer, et de le garder dans ma bibliothèque, à part, une fois la paix revenue.


Grand mal m'en prit...
Et les années passèrent.

L'Alliance gagna la deuxième guerre, poussant Ner'zhul a détruire Draenor avec ses portails maléfiques. Les reliquats des clans Orcs restés en Azeroth tombèrent dans une apathie au moins aussi interloquante que la grande fureur au combat qui les avait animés jusque là. Des mages de Dalaran, dont le célèbre Antonidas, se penchèrent sur le sujet, et en conclurent que, si les orcs étaient devenus ces chiffes molles qui devaient s'aliter au premier ongle incarné, c'est parce qu'ils étaient, en quelque sorte, dépendants de l'ivresse de sang que leur procuraient leurs maîtres démons.

Si je sais tout cela, c'est parce qu'à l'époque, je m'intéressais de près au sort des peaux vertes. Je n'approuvais pas du tout leur maintien en vie, après tout, ils venaient d'un autre monde, et n'avaient apporté que haine et destruction : il fallait les annihiler jusqu'au dernier. Au lieu de cela, ils furent réduits en esclavage ou bien étudiés sous toutes les coutures par des magiciens indiscrets.


De notre côté, nous avions rebâti le royaume de Quel'Thalas, plus beau, plus grand qu'avant. J'occupais mon poste de Capitaine des Rangers dans mon village natal, qui a depuis été rasé par le Fléau, mais qui se trouvait à l'entrée de nos forêts. Je n'arrivais toujours pas à me séparer du livre maudit, et, parfois, je me surprenais à le lire, le soir, avant de m'endormir. Au bout d'une année, je connaissais chaque formule, chaque incantation qu'il contenait. Au bout de deux, j'étais presque capable de le réciter par coeur à haute voix.
Tout ceci m'effrayait, bien sûr, mais me fascinait au moins autant. Heureusement que je me pensais incapable d'utiliser la magie correctement, à l'époque, sans quoi j'aurais sûrement tenté de lancer un sort impie, ce qui m'aurait coûté très cher...

La vie suivait son cours. Alors mon premier né avait été emmené à Silvermoon très tôt pour y suivre la formation de Paladin, une idée de mon mari, je mis au monde deux autres enfants, une fille et un autre garçon, dans cet ordre. Notre bonheur était grand, notre vie simple, et notre famille baignait dans l'amour.
C'est avant de se coucher que le soleil brille le plus fort, et ma vie ne fit pas exception à la règle. C'était il y a 6 -ou bien 5, ou 7 ? Je ne sais plus- ans...


Une mystérieuse peste avait éclaté en Lordaeron, faisant des centaines et des centaines de morts. Pire encore, d'après des communiqués alarmants émanant du prince Arthas, envoyé par la Main d'Argent pour enquêter sur le phénomène, les morts se relevaient et s'aggloméraient en une immense armée qui n'avait pour but que de propager mort et destruction.
Les humains nous appelèrent à l'aide, bien évidemment, mais nous n'avions pas oublié leur lâche abandon pendant la précédente guerre. Hormis quelques volontaires, majoritairement des prêtres, aucun soldat ne fut envoyé à leur rescousse.

Les nouvelles se faisaient de plus en plus rares, les rapports de plus en plus brumeux. Tantôt le prince Arthas était à Northrend en train de chasser les meneurs de ce Fléau, tantôt il était en Lordaeron à tuer son père pour prendre sa succession ; tantôt ses troupes étaient victorieuses et avaient triomphé du mal, tantôt elles se relevaient pour lutter aux côtés des morts-vivants.
J'étais en alerte, questionnant le flux des humains venant chercher refuge dans notre glorieuse capitale, mais les informations étaient toutes plus contradictoires les unes que les autres. Les éclaireurs n'osaient pas s'aventurer trop loin, car les terres humaines semblaient fortement touchées par cette peste.


Alors que j'essayais de démêler le vrai du faux dans cette marée obscure de faits et de suppositions, l'arrivée d'une délégation portant le pourpre de Dalaran acheva de jeter la consternation parmi la population. Il semblerait que la peste ait débuté par le fait d'un certain Culte des Damnés, qui comporterait des fidèles déguisés en simples habitants. Des fidèles qui pourraient bien s'être infiltrés parmi les réfugiés que nous avions laissé passer...
Pire : ce culte rassemblerait plusieurs races, et il y aurait des chances que des elfes se seraient laissés tenter.
Après avoir annoncé ce sinistre constat, la délégation reprit sa route vers Silvermoon, pour tenter d'organiser une défense commune contre l'envahisseur mort-vivant.

L'ambiance du village devint très vite glaciale. Les gens se méfiaient les uns des autres, et ma troupe et moi-même fûmes débordées par des plaintes paranoïaques, chacun étant persuadé que son voisin était un affreux mort-vivant. Dans le même temps, des personnes disparaissaient, et des ombres sinistres rôdaient autour du village, à peine tenues à distance par nos tirs de semonce.
Dans ce genre de situation, une étincelle peut tout faire exploser. Cette étincelle ne manqua pas de s'allumer, et je fus l'explosion.


Rentrant le soir après avoir passé la journée à chasser des mirages, j'eus le terrible choc de découvrir toute ma famille sur place assassinée.
Aucun survivant : ni mon mari, ni ma fille, ni mon deuxième fils n'avaient survécu à ce qui semblait être un empoisonnement puissant, car leurs lèvres étaient d'un noir d'ébène. Je ne saurais vous décrire l'horreur qui me frappait à ce moment là... Ni la tristesse, ni la colère, ni la haine, ni la folie qui s'ensuivirent. J'en perdis toute raison : moi, Capitaine des Rangers, je n'avais pas été capable de protéger ma famille d'un simple poison...

Je n'avais plus qu'une seule chose en tête, une seule raison de vivre, qui obscurcissait mon jugement au point de voir des ennemis partout : découvrir les coupables, et leur faire payer. Sans prendre la peine de sécher mes larmes, j'allai dans la maison voisine, procéder à un interrogatoire agressif, mais qui se déroula sans violence, car j'étais encore sous le choc. Je n'appris évidemment rien, pas plus que dans les deux maisonnées suivantes.
Ce fut à la quatrième que je perdis totalement mon sang froid lors de mon récit. Persuadée d'avoir raison, cherchant un exutoire à la peine immense qui me frappait, je me mis à torturer à mort le propriétaire de la maison, un jeune elfe célibataire. Sans le moindre résultat...

Je revins alors sur mes pas, et, sous prétexte de complément d'enquête, j'entrai dans chaque maison sans que les habitants ne se méfient de moi. Une à une, les familles furent torturées puis mises à mort, à chaque fois de manière plus horrible, alors que ma santé mentale périclitait de plus en plus. A un moment, je ne sais plus trop quand -était-ce avant ou après la quarantième victime ?-, je repris mes esprits, pour n'être que frappée de plus d'horreur encore. J'avais assassiné des frères, des soeurs, et leurs enfants, un crime qui méritait la mort et la déchéance la plus totale. C'est cette pensée qui me fit basculer dans la folie pure.

Je ne m'embarrais même plus de la torture : j'entrais dans les maisons, et j'exécutais froidement chaque habitant du village, abattant d'une flèche dans le dos les quelques fuyards. Nul ne devait savoir ce que j'avais fait ! Personne !
Les autres Rangers ne furent pas épargnés : alertés par le bruit que j'avais fait, ils essayèrent de me neutraliser, mais la colère et le profond sentiment d'injustice qui m'animaient étaient tels qu'ils ne firent pas le poids.


En quelques heures, la flamme de la vie fut éteinte dans le village. Il ne restait plus que moi, moi et ma douleur.
Cependant, je n'avais pas fini, ce massacre avait sûrement supprimé celui ou celle qui avait empoisonné ma famille, mais cela ne me la rendait pas. La solution s'était imposée à mon esprit très tôt après avoir découvert leurs cadavres : le tome de nécromancie décrivait comment ranimer les morts. Il me suffisait d'appliquer à la lettre le rituel, et bientôt les miens marcheraient de nouveau avec moi.

Il me fallut quelques heures pour préparer le premier rituel, destiné à mon mari. J'avais réuni tout ce qu'il fallait en pillant les maisons désormais vides de leurs occupants, et en allant chercher moi-même les herbes nécessaires, étant très douée en herboristerie. Je récitai les formules et traçai les signes cabalistiques sur le cadavre de mon amour, persuadée que ça allait marcher.
J'avais tort.

La... chose... qui se releva avait laissé la moitié de sa chair au moins derrière elle. Et le cerveau, aussi. J'avais créé une superbe goule, en lieu et place de la résurrection promise...
De dépit, je détruisis la créature damnée qui avait été ma moitié, puis je recommençai le rituel, pour ma fille, cette fois.

J'eus beau me concentrer, et calmer mes mains tremblantes, ce fut de nouveau un échec. Je réussis à ne ranimer qu'une ombre gémissante de ma petit fille adorée, une ombre qui n'avait plus d'elfique que la forme. Là encore, je mis fin aux tourments de ce que j'avais créé, le coeur serré.

Me maudissant d'être aussi maladroite, je donnai tout ce que j'avais pour tirer mon deuxième fils des griffes de la mort. Et je réussis !
Ouvrant les yeux, m'appelant maman, je savais que c'était un succès, et je le pris dans mes bras, unique reliquat de ce que j'avais pu sauver.
Et il me murmura "Traîtresse.". Dans ses yeux brillait une lueur de dégoût et de défi que je ne pus supporter. Enfonçant ma lame dans son coeur, faisant couler ce sang qui était aussi le mien, je repris la vie que je venais de lui redonner.


Pleurant toutes les larmes de mon corps, je courus hors de la maison, ne pouvant supporter l'horrible vérité : j'avais tué définitivement ma famille, et mon village par la même occasion.
Ouvrant enfin la porte, le livre maudit toujours dans la main, je découvris un spectacle ajoutant à l'horreur de la situation. Le Fléau était là, ses légions de morts-vivants et ses serviteurs du Culte des Damnés envahissant le village.

Lui aussi était là, sur la place centrale du village, bien visible sur son cheval décharné. Je savais ce que j'avais à faire.
Je m'avançai vers lui, pâle de frayeur, et m'agenouillai devant son destrier, l'implorant de me rendre ma famille, de les faire revenir à mes côtés.
La réponse, je la connaissais déjà. Je l'avais devinée en voyant les terrifiants morts-vivants s'écarter de mon chemin.


Je faisais déjà partie des leurs...
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