Fanfiction World of Warcraft

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Pour l'Alliance !

Par Yann

Prologue

Chapitre 1

Chapitre 2 : Une soirée mouvementée, une nuit de repos....

Les deux gnolls avançaient prudemment sous le couvert des fourrés. Le ciel était sombre, le soleil bas, une autre journée touchait à sa fin dans la forêt d'Elwyn. Les deux créatures progressaient par à coup. Elles parcouraient rapidement quelque mètres de leur démarche chaotique, s'accroupissaient précipitamment derrière un tronc d'arbre ou un fourré, voire s'allongeaient complètement dans l'herbe haute et les trèfles quand cela s'avérait nécessaire. Puis, après avoir flairé le doux zéphyr estival à la recherche des effluves d'un éventuel observateur, elles se remettaient en marche et reprenaient leur manège.

Les deux gnolls faisaient partie d'une troupe d'éclaireur envoyé à l'avant de leur meute à grand renfort de fausses promesses et de menaces. Les deux bêtes ressemblaient plus ou moins à des hyènes se tenant debout sur leurs pattes arrière. Ils avaient une échine disproportionnée avec le reste de leurs corps, une épine dorsale saillante qui orientait une petite tête idiote, ressemblant vaguement à celle d'un chien difforme, au centre de leur large poitrine. Leur corps recouvert d'une fourrure brune tachetée de noir, était gainé de haillons de cuir et de morceaux d'armure disparates et dépareillés. A hauteur de leurs bras musculeux, un petit brassard bleu, crasseux et déchiré, semblait être le seul signe qui les différenciait des multitudes d'autres bandes de gnolls qui sévissaient dans la région. Sensiblement de la même taille qu'un humain, l'un d'eux portait une grosse masse d'arme faite d'un morceau de bois et d'une pierre retenue par de la ficelle dans une main et un morceau de métal aiguisé faisant office de couteau de fortune dans l'autre. Des crocs jaunâtres, désordonnés, à l'apparence putride ; dépassaient de sa gueule, empêchant celle-ci de se refermer correctement. Le tout dégoulinait constamment d'épais filament de bave glaireuse, jaunâtre et nauséabonde.

La deuxième créature, plus chétive, serrait de ses deux mains tremblantes une petite hachette rouillée, au tranchant abimé et émoussé. Son pelage, plus clair, était nettement plus visible dans les taillis du sous-bois ; chose qui stressait intensément le grand gnoll. Ce dernier n'avait toutefois d'autre choix que de fulminer en silence à l'encontre de son comparse.

Après avoir de nouveau progressé de plusieurs mètres, allongés de tout leur long dans les hautes herbes derrière un talus, les deux éclaireurs se mirent à observer la route menant au village de compté de l'or, niché en plein coeur de la forêt d'Elwyn.

Tout en scrutant de ses yeux de fouine les ombres des arbres, le petit gnoll s'était mis à renifler. Il produisait une sorte de raclement glaireux, irritant, sonore ; et parfaitement répugnant. Le son était révulsant, et pour couronner le tout, parfaitement audible plusieurs mètres aux alentours. Le visage de l'autre guerrier trahissait une tension et une fureur croissante, mais silencieuse, crispée dans une douloureuse grimace faute de pouvoir l'exprimer à haute voix.

Plus haut, au sein des branchages, tranquillement assis sur son petit postérieur un écureuil surplombait le point d'observation des créatures. La bestiole scrutait attentivement les deux bêtes étendues de tout leur long dans les herbes, fixant de ces yeux brillants leur accoutrement dépenaillé, leurs armes, leurs visages, leurs attitudes. Le petit gnoll louchait sur son mufle, toute son attention accaparée par ce dernier tant celui-ci le démangeait. Il reniflait en permanence, exportant des filaments visqueux et verdâtres dans l'herbe à chaque expiration. L'autre gnoll, celui qui au vu de sa taille et de son attitude, semblait être le chef du duo, enrageait lentement mais sûrement. Il pinçait les lèvres à en avoir mal, sa respiration de plus en plus profonde gonflait ses bajoues comme des baudruches de chaire, ses yeux s'étrécissaient progressivement en deux minces fentes noires emplies de haine, le tout enfoui sous d'épais sourcils broussailleux.

Vu de loin, la bête donnait l'impression de subir une crise de constipation aiguë, particulièrement douloureuse. La bouche du petit écureuil se plissa en un imperceptible sourire, une lueur mauve se mit à émaner de son corps, lueur que la brise du soir emporta avec elle, telle de la fumée au travers des branches. L'instant d'après le petit animal avait disparu.

Iruuf fulminait. Etre coincé aussi près de Compté de l'Or et des redoutables gardes de la garnison humaine avec ce renifleur dégoûtant de Labrouf, dépassait de loin ce que ses nerfs, déjà instables en temps normal, pouvaient supporter.

Labrouf, même selon les critères gnoll, pourtant très laxiste en la matière, n'était qu'un boulet. A peine bon à détourner les tirs ou à encaisser la charge des sangliers pendant les chasses de la meute. Et encore ; c'était lui accorder un crédit qu'il méritait à peine. Malheureusement pour Iruuf, le chef de meute l'avait laissé comprendre, toujours à la manière subtile et délicate des gnolls, que si lui et son groupe venaient à revenir sans avoir accomplis leurs objectifs, ils finiraient sûrement victime d'un incident tragique au fond d'un lac, ou dévoré vif par leurs congénères durant une période de disette...

Iruuf eut une brève vision de la meute lui déchirant les entrailles, les jeunes rivepattes se battant pour un bout d'intestin graisseux, tandis que le reste de la tribu taillait ses chairs à vif dans un épanchement de sang, chacun tentant de se repaître des meilleurs morceaux de son corps à vif. Il secoua la tête de dégoût tandis qu'un frisson nerveux remontait le long de sa colonne vertébrale, se recentrant à grand peine sur le moment présent. Il décida de prendre son mal en patience et se mit à dénombrer les sentinelles patrouillant dans le village. La tâche se révélait ardue : S'éloigner signerait pour lui un arrêt de mort sanglant et brutal, les autres éclaireurs, dans leur grande loyauté, s'empresseraient d'informer le chef de son manque de persévérance. S'approcher plus en avant afin de pallier à sa faible vue, lui vaudrait de se faire repérer à coup sur par la cohorte de mage humain qui résidait au village. Ce qui au vue de leurs terrifiantes capacités revenait à peu près à la même chose. Ce concentrant avec difficulté à cause de son bruyant voisin, le grand gnoll se força à se calmer en inspirant et en relâchant profondément sa respiration.

Lorsqu'il fut enfin envahit pour ce qu'il pensait être de la sérénité, il entreprit à l'aide de ses doigts, la sinécure de compter les nombreuses silhouettes patrouillant à la lueur des torches. Ce fut à peu de chose près au moment ou Iruuf se retrouva bloquer dans ses calculs ; malgré ces orteils, il manquait de doigts pour dénombrer les humains, que Labrouf lui sauva la mise, lui éternuant au visage dans une tonitruante éruption de glaire et de fluide. Iruuf eu la face et le torse recouvert d'un ichor gluant et putride qui s'insinua instantanément entre les poils de son pelage. Le grand gnoll contempla plusieurs secondes d'un air interdit son épaisse toison...

Apercevant sa belle fourrure brune souillé d'un fluide vicié, teinté de reflet verdâtre et jaunâtre, d'étrange grumeau blanc/gris flottant dans la morve à intervalle régulier ; Iruuf céda brusquement à la fureur. Réagissant comme un ressort remonté au dernier tour, d'un geste si vif qu'il en fut invisible, la brute écrasa lourdement sa patte griffue sur le crâne de Labrouf. Quelque chose de solide se brisa avec un bruit sec et creux, étouffé par le timbre sourd et moite de la viande que l'on attendrit. La seconde suivante un faible gémissement de douleur, presque un couinement, s'éleva laborieusement de l'endroit ou Labrouf se trouvait.

-Labrouf ! Siffla Iruuf au petit gnoll roulé en boule à ses pieds, répand ta morve ailleurs petite souillure et arrête toi d'couiner avant que j'te ravale les naseaux et la figure à coup de masse !

-Eh ! J'y peux rien ! J'éternue comme ça à chaque fois qu'il y a des ennuies qui menacent, chouina Labrouf d'une voix piteuse, ses oreilles velues aplatie vers l'arrière de son crâne en signe de soumission.

-Mon oeil oui, cracha Iruuf, dit plutôt qu'tu t'es encore roulé dans les graminées et les pollens ce matin, comme le sale porc que tu es ! Vermine !

Le petit gnoll n'écoutait déjà plus son supérieur, il frottait doucement l'imposant oedème violacé qui se formait sous la fourrure de son visage, pendant que de son autre patte il éprouvait délicatement la solidité de la toute nouvelle configuration osseuse de son museaux.
Iruuf s'en aperçut en feulant de colère et plaça consciencieusement une seconde gifle sur le nez déjà brisé de son congénère, arrachant au passage une esquille osseuse et un lambeau de chair qui dépassaient de la peau boursouflée. Labrouf couina de plus belle en cherchant frénétiquement à se relevé, avant que la patte du grand gnoll ne se referme brutalement sur son mufle dévasté et ne le cloue au sol. Iruuf lui souffla alors d'une voix froide:

-Misérable sac à viande, j'te jure que si on se fait pincer parce que tu n'auras pas fait ton foutu travail d'sentinelle, j't'égorge et j't'étrangle avec tes propres boyaux avant d'te pendre, tout sa plutôt que de penser à défendre ma peau ! Tu m'as compris petite vermine ? Labrouf, les mâchoires bloquées par la poigne de fer de son chef furibond, ne put qu'acquiescer en gémissant et en hochant faiblement la tête tandis que son sang goûtait lentement dans l'herbe. Le grand gnoll jeta son comparse de coté et entreprit péniblement de retirer le fluide immonde qui lui recouvrait le visage, s'aidant pour cela de grosse touffe d'herbe arraché au sol pour s'essuyer. Après plusieurs minutes de remue-ménage, les deux éclaireurs retrouvèrent enfin leur calme et en revinrent à la surveillance de compté de l'or, ainsi qu'au lents décompte des sentinelles humaines à l'aide de leurs orteils...

Soudainement, brisant la quiétude du moment, un petit écureuil traversa le talus en sautillant, son ombre allongé par les derniers rayons du soleil survola les deux créatures, qui se crispèrent, instantanément sur le qui vive. Iruuf, désormais complètement stressé, tentait vainement de différencier les gardes se déplaçant au loin ne sachant plus lesquels avaient déjà été compté, tandis qu'à ces cotés, Labrouf ayant déjà oublié les mises en garde et menaces de son supérieur, louchait de nouveau sur son museau qui commençait à enfler sérieusement, négligent au passage la surveillance des lieux...

Ce fut à ce moment la qu'une longue et mince silhouette se glissa furtivement hors du buisson derrière lequel elle s'était dissimulé durant tout se temps.

Elle avait guetté, attendue un relâchement de la par des deux gnolls. L'heure des deux abrutis qui lui tournaient le dos était venu. La silhouette se mit en mouvement. Il s'agissait d'un jeune kaldorei, vêtue d'une tenue de cuir noir, souple et délicatement ouvragé. Deux bottes hautes, gravées d'un entrelacs argenté de ligne et de courbe évoquant des végétaux, garnie d'une semelle de feutre, lui remontait jusqu'aux genoux. Leurs succédaient des braies souple et sans ornement, permettant une liberté de mouvement maximal. Le torse de l'elfe de la nuit était recouvert par une simple tunique, renforcé à certain endroit par d'épaisse lanière de cuir clouté, sans pour autant restreindre la mobilité du porteur. La tunique était tenue au corps par un ceinturon rigide sur lequel s'alignait quatre pochettes à fermoir d'argent et deux fourreaux ouvragés. La tête du kaldorei se retrouvait encadré par de long cheveux couleur nuit, presque invisible à cet instant de la journée. Le visage du voleur était quand à lui partiellement masqué par un foulard, lui aussi recouvert de fine brodure d'argent. Au dessus du foulard, l'on pouvait apercevoir deux yeux luisant d'un intense éclat dorés qui illuminaient doucement ces traits. Le tout était surmonté de sourcil fin, un peu plus long que ceux d'un homme. La peau du visage de l'elfe, bleue pale, tirant sur le cyan à certain endroit, était tirée, tendue. Les traits figés par une intense concentration, le kaldorei se déplaçait souplement, prenant garde à ne pas effleurer les branches basses des buissons et à rester sous le vent. Plus elle se rapprochait de son but, plus la silhouette de l'elfe tremblait. De près, il était clairement visible que le jeune voleur était juste pris d'un fou rire incontrôlable qui bien que totalement silencieux allait crescendo...

Tandis qu'il se glissait entre les fourrés, l'elfe stoppa soudainement sa progression, s'accroupissant furtivement derrière les deux créatures étendues de tout leur long dans l'herbe. Il n'avait qu'à tendre le bras pour les toucher. L'elfe fit un petit signe de la main à quelqu'un se trouvant plus loin dans la forêt, dissimulé derrière un large tronc d'arbre. Un bref éclat de rire fluté retenti, tandis qu'une toute petite silhouette aux cheveux verts s'élançait en courant vers la route une trentaine de mètre plus loin. Au même moment le petit écureuil réapparut de nulle part et sauta devant la gueule de Labrouf, lui arrachant un jappement de frayeur, avant de s'enfuir sur le chemin en sautillant joyeusement d'une dalle à une autre, le vent jouant avec le long panache touffue de sa queue. L'elfe se retint à grand peine d'éclater de rire pendant qu'Iruuf dans une avalanche de fureur frappait généreusement son comparse avec barbarie, assénant de vicieux coup de massue à son camarade dans le but de le faire taire. Le jeune kaldorei dut se mordre la langue pour ne pas se faire remarquer lorsque le chef gnoll, en administrant un coup plus violent que les autres, fracassa la mâchoire de son congénère dans un craquement brutale, de sinistre augure, accompagné d'un jaillissement de salive rougeâtre et de dents brisés qui voletèrent un peu partout au alentour. Le petit gnoll s'étala mollement au sol, assommé ou tué net par la force du coup, du sang lui coulant des oreilles, des yeux et des narines en minces filet carmins. Se fut à ce moment que l'écho d'une conversation se fit entendre depuis la route.

Un nain en armure de maille complète, portant une redoutable masse à deux mains sur l'épaule, avançait tranquillement sur les pavés tout en discutant avec une toute petite gnome aux cheveux vert et ébouriffés. Excepté le nain qui portait une lanterne, la distance à laquelle se trouvait le couple et la soirée tombante rendait difficile, voir presque impossible de distinguer quelque chose de particulier sur les deux marcheurs. Le nain quoique relativement jeune pour un représentant de sa race, possédait des traits burinés par la vie au grand air. Une grande barbe couleur bronze lui couvrait le torse, des yeux bruns, profond et pétillant qui observaient son interlocutrice avec attention, étaient surmontés d'arcades sourcilières proéminente et d'un crâne chauve d'où dépassait une unique queue de cheval. La gnome, beaucoup plus petite et légèrement dissimulé par les ombres, tenait juste un bâton avec une sorte de cristal mauve et lumineux au bout. Le dernier éclaireur gnoll constata que mis à part le marteaux du nain, le couple de promeneur n'avaient rien de bien particulier, ni de bien dangereux. Iruuf se ramassa, prêt à bondir. S'il n'était pas mort, cet abruti de Labrouf allait probablement dormir pendant les trois ou quatre prochaines heures, ce qui le laisserait tranquille durant tout ce temps. Il envisageait d'attendre que les voyageurs l'aient dépassé avant de les attaquer sournoisement par derrière. Il éviterait ainsi de trop s'exposer. Iruuf se voyait déjà égorger rapidement le nain, pour ensuite briser une jambe à la gnome à l'aide de sa masse, de préférence avant que celle-ci ne puisse réagir. Elle allait beaucoup souffrir, surtout quand il lui briserait le reste des membres, mais elle n'en mourrait pas. Mutilé de la sorte, elle serait surtout dans l'incapacité de s'enfuir. Elle ne semblait de toute manière pas représenter un grand danger au vue sa petite taille et de l'air d'innocence et d'insouciance qui marquait son visage. Comme le nain, elle avait l'air terriblement jeune. Il la ramènerait vive au campement. Et même si elle ne disposait pas d'information importante, il comptait bien passer ces nerfs durement éprouvés durant les dernières heures en labourant et déchiquetant sa carcasse avec tout ce qui lui tomberait sous la patte, pour finir par la dévorer vive. Il luit semblait cependant dommage de ne pouvoir faire de même avec le guerrier nain, mais il préférait se montrer prudent. Iruuf ne connaissait que trop bien le danger que représentait cette race, une longue cicatrice le long de sa cuisse reçu quelque années auparavant de la part d'un aventurier barbue et empestant la bière en attestait...

Le gnoll échafaudait sa stratégie d'attaque en bavant d'impatience, lorsqu'il se rendit compte que les deux marcheurs avaient haussé la voix, comme si ils se disputaient. Il se recula en silence à l' abri des regards en pestant dans sa barbe, seul ces yeux dépassaient encore du talus, avant de soupirer et de ce relâcher légèrement, l'air perplexe. Le nain était juste en colère contre les arbres. D'après le peu qu'en comprenait le gnoll, les arbres étaient présent en trop grand nombre dans cette foret. Iruuf essaya de comprendre mais n'y parvint pas. Le gnoll haussa les épaules et se prépara à attaquer. Son rythme cardiaque s'accélérât, d'avantage de bave se mit à sourde entre ses crocs. A l'idée de la boucherie qu'il envisageait de commettre, il serra plus fermement ses armes tandis que ses pieds griffus battaient la terre d'impatience. Il fallait juste que le couple dépasse ça cachette... L'elfe de la nuit entendait également le nain et la gnome arrivé. Peut être mis à part l'odorat, ses sens étaient dix fois plus développés que ceux du gnoll, et lui comprenait parfaitement ce que disait le couple.

-Ecoute ma p'tite Singwen, s'pays est tout bonnement trop boisé, il y a trop d'verdure à l'horizon pour qu'je puisse m'sentir en sécurité grommelait le nain, sa fait bizarre on se croirait chez cette bande d'mangeur d'herbe d'elfe !

-Hihihi ! Gros beta va, tu sais très bien que cette forêt n'est pas du tout comparable à celle qui se trouve sur les cotes de Kalimdor luis répondit la gnome de sa voix chantante, ces juste histoire d'énerver Earundril que tu dit cela ?

-Hé, hé ! Bien sur qu'oui, j'sais très bien qu'cette andouille m'entend parfaitement la ou elle se trouve fit le nain tout en s'esclaffant de plus belle. Dans les fourrés, derrière le gnoll qui trépignait, Earundril se releva légèrement, de manière à ce que le nain l'aperçoive. Il lui adressa un geste obscène de la main, avant de se repositionné en douceur derrière l'éclaireur embusqué. Il profita du fait que la bête ne parvenait plus à tenir en place pour passer un noeud coulant autour d'une de ces pattes. La manoeuvre se révéla enfantine, le gnoll trépignait sur place, s'agitant tellement, que l'elfe n'eut qu'a poser la boucle au sol, attendre que le membre velue se repose dessus, et redressé la corde pour que la boucle se retrouve passé autour de la jambe. Un sourire de mauvais augure sous son foulard, le kaldorei guida habillement son noeud autour de la cheville couverte de poil poussiéreux et le positionna sur l'attache du protège tibia du gnoll. Il serra très légèrement le noeud d'un léger coup de poignet afin que l'attache ne puisse ce défaire accidentellement et ne touche la peau de la bête, ruinant les efforts du jeune voleurs au passage. Il recula. Sans faire le moindre bruit, en prenant garde comme à l'allé, à ne provoqué aucun bruissement. Une fois hors de vue, caché derrière le tronc d'un chêne centenaire, Earundril entreprit d'épissurer la corde qu'il tenait en main à une autre, déjà disposée au sol par ses soins quelques minutes plus tôt. Celle-ci, plus épaisse, était passé par-dessus l'une des nombreuses branches de l'arbre et rattaché à un curieux dispositif d'ingénierie gnome, fortement semblable à une fusé éclairante tout en étant modifié. Très lourdement modifié. De l'autre coté de la frondaison, le nain continuait sur sa lancé...

-D'toute façon j'ai toujours sur qu'la seul ambition de c'te canaille d'Earundril, disait le nain tout haut, consistait juste à faire les poches des vieux soudards ivre d'Hurlevent ! Ces sur qu'vue sa finesse, il peut pas vraiment monter l'niveau !

-Dimzad ! Le coupa la gnome, je te rappelle juste que la dernière fois que tu as mis en doute ces compétences, il t'a piqué ton caleçon pendant que tu bavait devant les armes à l'hôtel des ventes, et qu'ensuite il l'a accroché sur le tableau d'appel des héros. Tu te rappelle la foule qu'il y'avait quand tu es allé le récupérer ?

-Ça va, ça va bougonna le nain, je la lui r'vaudrai celle-ci !

Singwen leva les yeux au ciel en soupirant, avant d'ajouter joyeusement, bon je pense qu'il ne devrait plus trop tarder maintenant!

Au prix d'un gros effort, Iruuf avait réussi à se calmé. Seul un mince filet de bave s'écoulant encore le long de ses joues trahissait son impatience. Sa respiration se fit lente et profonde, il se sentait prêt à attaquer les voyageurs... juste quelque mètre de plus...

Earundril décida de se mettre en marche dans le même temps. Il contourna nonchalamment le gnoll, aussi discret qu'une ombre, dégainant au passage l'une de ses dagues dans un chuintement à peine audible. Profitant que l'autre créature fixait avec de gros yeux exorbités ces deux amis, il s'approcha de la carcasse inconsciente qui gisait au sol. L'acier bleuté étincelât durant une brève seconde sous le couché de soleil ; avant de disparaître avec célérité. La lame réapparut dans le dixième de seconde qui suivit, des gouttelettes carmin perlant le long de son fils. Earundril égoutta son arme d'une pichenette, avant de reprendre une démarche normale. Il traversa le talus devant le nez d'un Iruuf ahuri, tandis que l'autre éclaireur, le corps agité de faible spasmes, se vidait de ces fluides dans l'herbe. Une grosse marre noirâtre s'élargissait de seconde en seconde autour de son cadavre. Earundril abaissa son masque, dévoilant des traits juvéniles pour un elfe de la nuit, et se dirigea vers ses deux amis un grand sourire aux lèvres, les yeux pétillant de joie.

-Et encore Dimzad ! Tu as eu de la chance ce jour la ! S'exclama le kaldorei d'une voie enjoué et tout sourire, imagine que ça ait été ton caleçon porte bonheur ! Tu sais, celui que Brann Barbebronze t'a offert à ton anniversaire de douze ans ?

-Arrrhhh !!! Peste sois d'toi ! Bougonna Dimzad, pourquoi donc a tu une mémoire aussi sélective ! J'avais des dizaines d'aut'e caleçons ! Pourquoi a tu attendu que je mette celui la...

-Si tu savais à quel point les petits canards jaunes sont mis à l'honneur par le galbe de ton postérieur, tu ne me reprocherais rien du tout et me féliciterais chaudement pour la part d'artiste qui vit en moi ! L'elfe éclata de rire devant le nain qui ronchonnait avant de lui mettre une grande bourrade dans le dos. Singwen leva les yeux au ciel pour la deuxième fois en très peu de temps. Devant le comportement du nain et de l'elfe, ce geste était presque devenu un réflexe pour elle. La gnome avait vite compris que ses deux garçons la étaient plus copain que cochon. D'eux, elle savait juste qu'ils avaient grandi ensemble à l'orphelinat de Hurlevent, commettant les quatre cents coups d'un coin à l'autre de la ville, donnant du fil à retordre aux surveillantes de l'orphelinat, terrorisant tant bien habitants que gardes de la capital avec leurs farces de mauvais goûts, et chahutant volontiers toute personne qui avait le malheurs de leurs rester en travers du nez. Ils avaient sensiblement le même âge à quelques mois près. D'après ce qu'elle avait entendue, chuchoté discrètement par leurs aînés au fond des tavernes, ils étaient peut être un peu trop jeune pour parcourir le monde aux vue des critères de majorités de leurs races. Autre détails important, elle ne savait toujours pas pourquoi ils avaient pris la peine de venir à son secours...

Petite comme tous les gnomes, doté d'un visage poupin et de très grands yeux mauves ; de long cheveux verts encadrant le tout, elle était semblable à beaucoup de jeune gommettes sillonnant les terres d'Azeroth. Intrépide, parlant aussi vite qu'elle réfléchissait, sur d'elle à deux cents pour cents, elle s'était un jour aventurée un peu trop loin de son foyer douillet situé près de karhanos, l'un des plus gros villages de Dun Morogh. Ce ne fut que lorsqu'elle eut marché plusieurs kilomètres que la tempête de neige éclata, la surprenant par sa brutalité. Aujourd'hui elle ne se souvenait plus que du froid mordant et de l'abandon progressif de son corps par ça conscience. Elle avait repris connaissance près d'un petit feu de camp, un nain bourru et un drôle d'elfe de la nuit qui n'y connaissaient rien en secourisme, s'afférant précipitamment autour de son corps pour la maintenir en vie. Singwen n'avait vraiment compris à qu'elle point elle avait frôlé la mort, que lorsqu'elle apprit quelque jours plus tard, que ses parents durent envoyer chercher en urgence le grand prêtre Rohan pour soigner ses membres de la nécrose qui les avaient prise. Depuis, elle suivait Dimzad et Earundril, ses deux parents l'ayant quasiment mise à la porte, suppliant les deux compères pour que leur fille puissent se joindre à eux afin de se mettre un peu de plomb dans le crane, tout en leurs apportant le peux d'aide qu'elle pouvait leur offrir...

Singwen avait rapidement découvert que ces deux sauveurs avaient un sens pratique pour le moins extraordinaire, mais que leur maturité dans beaucoup de domaine était proportionnellement inverse au ledit sens pratique....

Ces ainsi qu'elle c'était mise à sillonner les routes d'Azeroth avec ses nouveaux amis, goûtant pleinement à sa vie d'aventurière... Tout en surveillant nuits et jours les deux grands garnements qui l'accompagnaient.

Un sourire aux lèvres, la gnome jeta un coup d'oeil sur le coté, avisant le pauvre gnoll interloqué qui se redressait gauchement en brandissant sans grande conviction masse et couteau en l'air. La pauvre bête semblait déconnectée par ce qui venait de se produire.

-Les garçons ! Vous allez louper le spectacle ! S'exclama la mage. Earundril et Dimzad se retournèrent vers la créature, attendant patiemment l'attaque de celle-ci.

Iruuf fixait le petit groupe, complètement dépassé. Sa petite psyché refusait tout simplement d'appréhender la réalité de l'apparition soudaine d'un l'elfe vêtue de noir. Son instinct pris le relais, communiquant un ordre simple, rapide, animal, à son cerveau. Tué.

Iruuf s'élança en hurlant et en bavant. Le visage déformé en un masque de fureur psychotique, il agitait ses deux armes au dessus de ça tête comme un forcené. Une très légère résistance se fit sentir autour de son mollet gauche, il força son geste. La chose qui tentait de le retenir, quel qu'elle soit, céda mollement...

Puis il y eu un petit déclic plus loin dans les fourrés.

Le monde d'Iruuf bascula.

Les trois compagnons assistèrent à l'envol spectaculaire du gnoll depuis les buissons. En tendant la jambe la créature avait amorcé le système de mise à feu de la fusée gnome, qui, après avoir été savamment bricolé par le nain, ne possédait plus la mèche de sécurité standard, mais un branchement en directe du déclencheur sur la réserve de poudre. Tandis que Singwen affichait un air totalement résigné, c'est avec une joie sadique et enfantine qu'Earundril et Dimzad assistèrent à la mise en route de leur piège. La créature fut comme saisie par les pieds. Elle s'éleva du sol et disparue dans les fourrés en ne laissant qu'une tache floue sur la rétine des observateurs. Un long couinement ininterrompu résonnait dans l'air. La disparition de la créature s'ensuivi quelque centièmes de secondes plus tard d'un bruit de bois et de ramure brisé dans la frondaison des arbres, puis de l'apparition dans le ciel de la fusé traînant derrière elle son paquet hurlant. Le gnoll battait piteusement et vainement les airs des bras et des jambes, son corps englouti par les gazes de combustion du projectile. La fusée continua de monter. Le nain et le kaldorei se regardèrent, un sourire béat aux lèvres, avant de se claquer la main comme deux enfants et d'exploser de rire.

-Je suppose que tu as traficoté la fusée ? Demanda la jeune mage, les lèvres pincées, un air las et blasé dans le ton de sa voix.

-Bah ! J'ai juste affiné les dosages d'poudre avec deux trois compositions d'mon invention ! Lui rétorqua le nain, avant de glousser de nouveau.

-Et je suppose que tu as pensé à la manière dont on allait le récupéré gros malin? Pars qu'il est hors de question que je grimpe aux arbres pour aller l'interrogé !

A ce moment, un sifflement aiguë provenant d'au dessus des arbres, augmentant graduellement de seconde en seconde jusqu'à vriller les tympans des trois comparses, se fit entendre, tandis qu'une lueur grandissante illuminait le sol au travers des feuillages. Earundril leva un index ganté dans les airs, une expression sévère et hautaine effaçant le sourire moqueur qui ornait jusqu'à la ces traits. Mimant à la perfection un artilleur prenant la mesure du vent avant le tir décisif, il déclara face à ces deux amis, d'une voix qui imitait sans aucun succès l'accent rocailleux des nains. -Vent calme et hygrométrie plutôt basse, votre coli devrait arriver dans moins d'une minute chère damoiselle ! Dimzad pouffa en se tenant les côtes, le souffle cour, maintenue en équilibre uniquement grâce au long manche de son marteau. La gnome estimant que la plaisanterie avait assez duré plissa les yeux, adoptant une mimique renfrogné, avant de s'élancer brusquement, frappant en moins d'une seconde le crâne de l'elfe et du nain hilare de deux coups sec et retentissant de son bâton...

La force de la pratique songea la gnome, en s'étonnant de la dextérité avec laquelle elle venait de réaliser cette passe, avant de repenser avec lassitude aux trop nombreuses fois ou ce type de scène c'était déjà produite.

-Ouch ! S'écrièrent simultanément les deux compères, ça fait mal ton truc ! Continua Earundril, pourquoi tu frappe aussi fort! Je vais avoir une bosse !

- Ça n'pourrait qu'arranger ta salle tête d'elfe ! Hé, hé, hé ! Aïe ! S'exclama le nain en tentant de se protéger le crâne avant que le bâton ne le frappe derechef à l'arrière de la tête, le foudroyant presque aussi efficacement qu'une nova de givre. Singwen se planta devant eux, ses petit poing fermés aux creux des reins, les toisant malgré ça petite taille, une lueur violette de très mauvaise augure s'échappant sous forme de flammèche du coin de ces yeux.

- Vous ne pouvez donc pas être sérieux quelques minutes les garçons ? C'était probablement le dernier gnoll de la zone, et il va aussi mourir à cause de vos bêtises !

- Les autres c'étaient juste des accidents technique! Protesta Earundril, les deux mains en l'air, feignant l'innocence.

-Si tu penses que je vais te croire, ces ratés ! Il est juste impossible qu'une fiole de poison s'ouvre toute seule pour s'écouler précisément sur tes deux dagues ! Ton excuse était nul ! Et toi Dimzad tu n'as pas intérêt à en rajouté ! Le « j'ai glissé et la masse de mon marteaux est tombé sur sa tête » ces du même acabit que le poison d'Earundril !

-Mais j'ai rien dit moi ! Protesta le guerrier plutôt étonné. Il fit semblant de réfléchir, avant d'ajouter, mais j'allais surement le faire! -Justement ! J'anticipe, le coupa la gnome avant de se mettre à marmonner des imprécations sur l'idiotie chronique dont faisaient preuves les garçons.

A ce moment, la fusé fendit la voûte que formait les branches aux dessus de la route dans un rugissement de réacteur et vint s'écraser sur la route dans une immense gerbe d'étincelle, traînant toujours derrière elle le gnoll hurlant. Le projectile gnome et son chargement continuèrent d'avancer sur plusieurs mètres, emportés par l'énergie cinétique, traçant un profond sillon dans le sol, avant de s'arrêter presque aux pieds des trois amis dans un bruit de métal torturé et sifflant aux contacte des tuyères et de l'humidité de l'air. L'arrière de la fusée était complètement noircie et fondue, la base de la tuyère d'éjection, faite d'un métal plus résistant était encore rougeoyante et dégageaient de formidable onde de chaleurs qui noircissaient rapidement les quelques traces de végétation qui avait percé aux travers des dalles du chemin. Quelque mètres en arrière, le gnoll, toujours accroché à la corde, se trouvait en un piteux état. Son corps complètement râpé et brûlé était ravagé. Sa fourrure arraché à de multiples endroit était en partis carbonisé et racornis, de fin filet de fumé s'en échappant, le cuir d'en dessous recouvert de plaies du au passage forcé parmi les branches. Le gnoll respirait encore mais avait apparemment perdue connaissance.

Earundril et Singwen se dirigèrent vers la créature, l'inspectant d'un peu plus près, tandis que Dimzad partait vers les restes de la fusée, inspectant son oeuvre tout en sortant un petit carnet de sa poche ou il entreprit de griffonner de sombre gribouillis sous un schéma de sa fusée.

Le gnoll souffrait le martyr. Cela crevait les yeux. La créature avait pris plus de coup en quelques secondes que tout aux longs de sa vie. Une de ses jambes semblait avoir été déboîté par la traction de la fusée, et un de ses bras pendait inerte sur son flanc, des esquilles d'os brisées, éclatées et sanglantes dépassaient parmi les pans de peau carbonisés et suintante, donnant au membre un aspect répugnant. Le voleur se pencha sur le corps de la créature, l'observât quelque seconde puis saisi le bras en charpie et commença à le secouer. Iruuf hurla lorsque les os brisés raclèrent les uns contre les autres, ouvrant un peu plus ses chairs malmenés, puis, la douleur cessa tout aussi brusquement qu'elle avait commencé.

-Bon, je pense ne pas avoir besoin de t'expliquer ce qui va se passer si tu ne réponds pas gentiment aux quelques questions que mes amis et moi-même allons te poser ? Déclara l'elfe, un grand sourire illuminant ces traits. Je commence par quelque chose de simple ! Qu'est ce que toi et ton petit copain étiez en train de fabriquer ici ?

Iruuf était tétanisé, une mince part de lui-même, sans doute son instinct de survie, savait néanmoins qu'il valait mieux répondre à se drôle d'elfe habillé en cuir plutôt que de tout garder pour lui. Il préférait luis dire la vérité et devoir échappé au chef de meute par la suite, plutôt que de souffrir le martyr. Iruuf inspira profondément et réussi à murmurer ça réponse d'une voix faible, tâtonnant dans un communs plus qu'approximatif : -On a été envoyé la pour compter les gardes autour du village, et pour faire notre rapport après.

-C'est bien ce que je pensais, dit Singwen, tu vois mon chère ami, ces parfois simple d'obtenir des petites informations, il n'y avait pas nécessairement besoin de tous les tuer....ni de les torturer de la sorte... la gnome soupira. Là encore, le sujet était récurrent...

-Nécessairement ? C'est compliqué comme mots ça ! Intervint Dimzad près de la carcasse de ça fusée, j'comprends vraiment pas s'qui t'pousse à vouloir les utiliser à chaque fois !

-Ça s'appelle du vocabulaire ! Vilain nain barbu, rétorqua la gnome avec vigueur. Et tu aurais grand besoin d'en apprendre d'avantage d'ailleurs ! N'est ce pas Earundril ? L'elfe leurs tira la langue comme un enfant, levant les mains en l'air pour dire qu'il ne prenait pas de parti, puis il sortie ça deuxième dague et acheva le gnoll agonisant d'un geste précis, sans que celui-ci ne souffre d'avantage. Singwen détourna le regard au moment de la mise à mort, et ne rouvrit les yeux que lorsqu'Earundril entreprit de faire méthodiquement les poches du cadavre à la recherche d'argent et d'autre petite chose utile. Elle ne supportait toujours pas ce genre d'actes qu'elle trouvait barbare, mais avait bien compris qu'en Azeroth la vie se résumait très souvent à tuer ou être tué...

Dimzad arriva à ce moment la, tenant les restes de sa fusée dans un lourd sac de cuir, lorgnant le corps du gnoll.

-Oublie pas son brassard, avec tout ceux qu'on a, on va p'être touché la prime offerte par l'maréchal!

-Ne t'inquiète pas, et vas plutôt faire les poches de l'autre qui est étendu dans les buissons, lui répondit l'elfe en riant. De son coté la mage observait le nain d'un air interrogatif, fixant principalement les nombreux morceaux de la fusée. Elle attendit que Dimzad soit revenu de la récolte de butin pour l'interrogé à ce sujet :

-Dis-moi, pourquoi la fusée est retombée presque à l'endroit d'où elle est partie ? Si je me souviens bien, ce genre de modèle est censé monté en ligne droite jusqu'à épuisement non ?

-Ouais ! C'est ce qu'est sensé s'passé, mais celle-ci, j'l'ai modifié moi-même avec des ailerons pour qu'elle fasse des loopings en vol ! Ces pour ça qu'elle est r'tombé à quelque mètres d'son point de départ ! Mais au fait ma p'tite, comment tu sais ça ?

Singwen le regarda en riant, avant de lui répondre, un grand sourire illuminant son visage poupin :

-Bas ces simples, à la maison, quand j'étaie petite, ma famille et moi on s'amusait à faire des feux d'artifices à toute les fêtes ! Earundril et le nain se regardèrent avec un grand sourire, avant que le kaldorei ne lui demande.

-Tu pourras nous apprendre ?

Singwen éclata de rire, produisant un son joyeux dans les airs, elle se retourna et ce mit en marche en direction de compté de l'or pendant que son familier magique, un petit écureuil, la suivait en trottant dans ses pas.

-Plus tard les garçons ! Pour l'instant je vais me reposer !

Le nain et l'elfe restèrent un peu en retrait, puis se mirent en marche, suivant la gnome à quelques mètres de distance après avoir tiré le cadavre du gnoll dans les fourrés ou un charognard, ours, loup ou sanglier viendrait le récupérer et le faire disparaître durant la nuit, Dimzad fit signe à son ami de se baisser, et lui chuchota à l'oreille.

-Dit, tu trouves pas qu'la p'tite est mignonne quand elle s'énerve ? Devant eux Singwen s'arrêta brusquement, et se retourna, furieuse, en agitant son bâton. Dimzad se mit à courir en louvoyant et en s'esclaffant en direction du village, tentant d'éviter les coups de bâton qui le poursuivaient avec vigueurs sous les éclats de rire de Singwen. Earundril jeta un coup d'oeil aux alentours : la brise soufflait toujours, répandant l'odeur de l'herbe fraiche de la foret d'Elwyn, la lueur du soleil n'était plus qu'une mince ligne scintillante à l'horizon et une odeur de pain chaud lui parvenait depuis compté de l'or, il tendit l'oreille, percevant les cris de plusieurs petits oiseaux dans les arbres, avant de s'élancer à son tour à la poursuite de ses amis.
Retours a compté de l'or, une virée a la fierté du Lyon !

La nuit était tombée pour de bon sur la forêt d'Elwyn lorsque la petite compagnie arriva dans les rues éclairées de Compté de l'Or. Malgré l'heure tardive, le village, était encore très actif, résonnant des bruits du quotidien. Les commerçants finissaient d'inventorier leurs articles ou réalisaient la recette de la journée, les enfants rentraient chez eux en trottinant et en riant, observant les gardes vêtus de la livré bleu d'Hurlevent du coin de l'oeil ; ou jouant ensemble sur le chemin du retour.

Plusieurs miliciens patientaient encore à coté du quartier des forgerons, dans l'attente de la livraison de leur commande: leurs tenues ou leurs armes. Le son métallique des marteaux frappant les enclumes résonnaient clairement dans la rue principale, couvrant la plupart des bruits de discussions. Des petit groupes de gardes patrouillaient tranquillement en diverse endroit du village, escorté à l'occasion d'un prêtre ou d'un mage, ou rentraient se reposer à la garnison, tandis que des garçons d'écurie et d'autres domestiques vaquaient à leurs occupations.

Dimzad haletait. Les mains sur les genoux, il tentait de reprendre son souffle suite à sa course effréné avec Singwen tandis qu'Earundril, les ayants rattrapé sans difficulté, ricanait dans son dos devant son manque de tonus. La jeune gnome, les joues rosi par l'effort, déposa un baiser sur la joue barbue du guerrier essoufflé, puis se tourna ensuite vers l'elfe à qui elle attrapa vivement une mèches de ces longs cheveux couleurs nuit. Mèche avec laquelle elle attira fermement la tête du voleur vers elle. Faisant semblant de geindre et de protester, le jeune kaldorei se prêta avec plaisir au jeu, pour finir par embrasser rapidement la mage sur les deux joues la décoiffant discrètement au passage. C'était la une sorte de rituel qui se reproduisait tout les soirs ou presque. Après avoir dit au revoir à ces deux amis, Singwen s'en fut en trottinant en direction de la célèbre auberge de la fierté du lion, lançant à la cantonade par-dessus son épaule :
- A tout à l'heure les garçons !

Dimzad soupira en la regardant disparaitre, une once de regret dans le regard, puis il mit un petit coup de coude au kaldorei. Le nain se mit en marche tout en lui indiquant la direction du casernement d'un bref signe de son marteau. Dimzad soupira de nouveau, son souffle encore irrégulier suite à sa course :

-J'aurai bien aimé avoir une frangine comme c'te p'tite marmonna le nain. C'est là qu'je r'grette d'avoir grandis à l'orphelinat...

Earundril lui lança un regard en biais, étonné. Son amie d'enfance ne luis avait que très rarement montré un coté nostalgique, et avait encore moins tendance à regretter ces années passé dans les quartiers de Hurlevent, qu'ils plaçaient tout deux comme l'une des meilleurs périodes de leurs vie.

-Toi ? Une soeur ? L'interrogeât l'elfe, regardant le nain d'un air soupçonneux, tu aurais passé tout ton temps à te battre avec oui ! -Bas ouais, et alors grande oreille ? Rétorqua Dimzad avec mollesse.
-Et alors, j'ai encore le souvenir d'un jeune nain trop timide pour aller demander des bonbons à la jeune et jolie marchande de bric à braque du quartier commerçant !
-Ah ça va avec ça, j'les volais pas les bonbons moi ! Lui lança le guerrier barbe bronze qui semblait reprendre du poil de bête à l'évocation de ces souvenirs.
-Normale mon chère amis! Tous ce qu'il y a de plus normal! Pendant que la jeune et jolie marchande du stand te faisait les yeux doux pour essayer de te sortir de ton mutisme, moi je m'exerçais pour mon glorieux avenir ! Je piquai les sucreries ! Ensuite je passais le reste de la journée à te décoincé, et à m'empiffrer une fois que c'était fait ! Déclara l'elfe d'un ton joyeux, les yeux perdues dans les méandres de leurs passés d'innocent garnement...
-Ben justement, ces p'tete la qu'la présence d'une soeur aurait été utile !
-Bais j'étais la moi ! S'exclama Earundril, prenant un ton et une attitude faussement outré ;
-Ouais ! Mais même si ta les ch'veux longs et des manières d'fillette tes pas, et tu s'ras jamais une fille ! lui répondit Dimzad du tac au tac. -Tiens ! ça me rappelle ce qui s'est passé quand tu as abordé ce jeune noble efféminé aux cheveux longs il y'a quelque années....

Dimzad ne répondit pas, et adressa une horrible et indescriptible grimace à l'intention de l'elfe. Redevenant sérieux, Earundril poursuivie la discutions sur un autre sujet presque aussi sensible aux yeux du nain.

-Il va quand même vraiment falloir que tu commence à faire vraiment attention a tons poids, vue comment la petite t'as doublé tout à l'heure...
Le sujet était récurent, Dimzad qui plus jeune, avait tenue à apprendre par coeur les nombreuses traditions naine auprès des commerçants du quartier des nains. Depuis, il buvait régulièrement des litres et des litres de bières pour arroser les tonnes de charcuterie qu'il ingérait presque à tous les repas. Comme le lui avait déjà fait remarquer Singwen, il ne se trouvait pas en Dun Morogh, et n'avais par conséquent pas nécessairement besoin d'autant d'apport nutritif, sous peine de finir un jour plus large que haut, comme l'avait fait remarquer le kaldorei avec un immense sourire sarcastique. Juste avant de plonger sous une table pour éviter une chope vide filant à grande vitesse en direction de son visage.

-Oui bon...j'vais p'tete commencer à faire attention grande oreille, promit. Mais j'toucherais pas à un seul brin d'la verdure qu'tu consommes ! Earundril leva les yeux au ciel avec un léger sourire.

-Bon allons voir combien on peut tirer d'ces p'tits foulards dit le nain en riant, désireux luis aussi de changer de sujet de conversation. Les deux amis partirent en direction des baraquements de la garde, grande bâtisse de pierre taillée. Un peu moins imposante et fortifier que pouvait l'être une caserne ou un avant poste, le bâtiment offrait toutefois un espace et une protection suffisante pour abriter la plupart des soldats de Compté de l'Or sans trop d'encombre. La, le kaldorei et le nain entrèrent par l'une des nombreuses petites portes de service incrustées dans les murs de pierre du fort, et se mirent à errer à la recherche du maréchale Dughan parmi le dédale que formaient les pièces. La caserne était spartiate, prévue pour des guerriers, mais pas un seul grain de poussière ou signe de désordre ne régnait à l'intérieur. Le nain se renseigna auprès de plusieurs passants de l'endroit ou pouvait se trouvé le maréchal. Il s'agissait de l'officier qui gérait la grande majorité des activités militaire dans la forêt d'Elwyn. Selon les différents soldats qui leurs répondirent, il était normal qu'il ne soit pas forcement à leurs disposition. Après un bon quart d'heure passé à tourné en rond dans les différentes pièces de vie du casernement, les deux amies soupçonnèrent d'être les victimes d'une mauvaise blague de la par des quelques militaires auprès des quels ils avaient demandé leur chemin. Ils finirent par interroger un garde hilare, qui parvint entre deux hoquets de rire, à leur conseiller de se rendre du coté des zones d'exercice. Le nain et le kaldorei, dépités par l'humour des militaires, ressortirent par la cuisine. En représailles, Dimzad barbota rapidement plusieurs desserts réservé aux soldats, qu'il engloutie précipitamment tout en marchand. Ils finirent par découvrir le champ d'entrainement, situé derrière les murs du réfectoire. Il s'agissait d'un grand espace dégagé d'une quarantaine de mètres carrés, délimité par de petites barrières de bois afin que les badauds ne puissent s'en approcher trop près. Les deux jeunes aventuriers découvrirent de grande quantité de mannequin de joute destinés aux exercices de combat au corps à corps, des cibles et des stands de tir de toute sorte afin que les soldats se maintiennent à niveau. Plusieurs cercles de duel pour la lutte s'étalaient sur le fond de l'espace d'entrainement.

Au moment ou ils arrivèrent, malgré la nuit qui avait fait son apparition depuis de longue minutes, une grande partie des terrains d'exercices se trouvaient occupé par de nombreux groupes de soldats en pleine efforts. Le lieu résonnait du souffle saccadé des hommes dégoulinant de sueur, du fracas de l'acier sur l'acier et de temps à autre de la détonation sèche d'un mousquet ou des vibrations sourdes produite par la corde d'un arc ou d'une arbalète. Seul un petit cercle de duel échappait à la frénésie ambiante. A l'intérieur, un homme en armure complète, solidement charpenté, était en train de former une nouvelle recrue. Le maréchal. Ce ne pouvait être que lui au vue des héraldiques gravés sur ces épaulières. L'homme se trouvait au centre du cercle de corde, attendant d'y affronter un jeune candidat, pendant que l'instructeur de celui-ci lui remontrait une posture défensive, ajoutant visiblement quelque précision sur la manière de tenir son arme. Le jeune était très probablement une recrue du coin passant les tests d'entré avec l'espoir de devenir un jour soldat de Hurlevent...

Le vétéran était engoncé dans un harnois de bataille. En plus de son armure, il était équipé d'une petite épée en bois conçu spécifiquement pour les entrainements et dans ce cas, des sélections. Le candidat de son coté, ne possédait pas de protection et se trouvait donc en chemise. Il portait toutefois une grande claymore d'acier ouvragé. C'était une arme massive, longue, parfaitement affuté et équilibrés. Une arme trop lourde pour luis. A la façon extravagante dont il brandissait ça lame, il était clair qu'il ne savait pas s'en servi. D'autre garde s'exerçaient à droite et à gauche, mais quelque un, dont la majorité semblaient être de repos, se tenaient près du cercle. Illuminé pars la lumière des torches, les hommes pariaient tranquillement sur l'issue du duel entre leur commandants et le candidat. D'après ce qu'en voyaient les deux amis, la pluparts des mises allaient en faveurs du vétéran...

Earundril et Dimzad vinrent se positionné à proximité des bancs, situés le long de la barrière et s'asséyèrent confortablement en attendant la fin des tests. Dans le cercle de duels, marchant de droite à gauche, le maréchal assouplissait les muscles et les tendons de son poignet en faisant habillement tournoyé son épée entre ces doigts. La dextérité de l'homme était telle que le morceau de bois emblait être animé d'une vie propre, tournoyant en sifflant à vive allure dans les airs. En face, le jeune homme tentait vainement de se reposer, complètement exténué par les dernier exercices qu'il avait du réaliser. Il se servait négligemment de son épée comme d'une vulgaire béquille en bois. Un officier un petit sourire sournois aux lèvres, vint se poster à la limite de l'air de combat, portant une missive scellé d'un gros cachet de cire dans son point ganté de plaque. Dughan l'aperçut et lui fit un signe discret de la tête. L'homme brisa le sceau, puis commença à lire le contenue du parchemin.

Ce fut à cet instant là que la recrue passa à l'attaque, profitant que l'attention du maréchal et de ces hommes soient accaparés par l'autre garde. Dès que le jeune homme s'élança, Earundril et Dimzad surent que Dughan l'avait berné. Depuis le début, l'officier était parfaitement conscient de ce qu'il allait tenter de faire. Il devint même évident aux yeux de l'elfe et du nain que l'arrivé à ce moment précis de l'officier était un jeu parfaitement maitriser de la part du maréchale : il s'agissait juste d'un test. Le jeune s'élança en hurlant, levant inutilement son épée haut dessus ça tête, avant de l'abattre de toute ces forces sur son adversaire. La pointe d'acier de ça claymore argenté s'enfonça de trente bons centimètres dans le sol. Des morceaux de terre battue et des grains de sables retombèrent en pluies aux alentours. Ecoutant toujours le messager déclamer son texte, le maréchal avait juste reculé l'un de ces pieds au moment de la frappe, pivotant son buste pour se placer parallèlement à la lame de son adversaire. L'arme ne l'avait même pas effleuré. L'épée se retrouvait désormais profondément fichée dans le sol. Dughan posa sa botte de plate sur le tranchant de la claymore et appuya dessus d'un geste sec et puissant, forçant le garçon à lâcher prise. L'homme changea son épée de main à une vitesse fulgurante. Il fit un petit clin d'oeil sournois à la recrue, et l'assomma brutalement d'un coup violent en pleine tempe, projetant le candidat au sol comme une chose flasque et amorphe. Dimzad grimaça au bruit du bout de bois percutant le crâne de sa victime. Le son du choc résonna quelque seconde sur l'air d'entrainement, avant de disparaitre comme un écho dans une taverne.

- La vache, il a l'coup de main l'vieux ! J'pense pas qu'je l'aurais attaqué comme ça ! S'exclama Dimzad d'une voie admirative. - Et comment t'y serais tu pris gros malin ? L'interrogea Earundril, légèrement intéressé.

Le nain regarda l'elfe, un grand sourire se dessinant au travers de ça barbe, avant de répondre avec insolence.
- D'la meilleur manière qui soit face à s'genre de gars ! En prenant mes jambes à mon cou et en priant pour qu'il ait au'te chose à faire que d'cogner sur un pauv' nain comme moi !

Les deux amis s'esclaffèrent à l'unissons, s'attirant quelque regards courroucé, puis Earundril, reprenant un semblant de sérieux déclara au jeune guerrier :

- Personnellement, je pense que s'il avait vraiment voulue passer à l'action de manière efficace, et pas en s'entrainant à faire la carpette comme à un l'instant présent, ce gars la aurait du laisser tomber cette chose monstrueuse pour une arme plus adapté à ces petits bras maigrichons... Les deux amies partirent de nouveaux dans un de leurs fous rires, avant de s'arrêter tout aussi soudainement lorsqu'ils remarquèrent que le maréchale Dughan s'approchait d'eux. L'homme les fixait du regard. Repassant un lourd ceinturon de cuir renforcé de maille à sa taille, le militaire n'était pas essoufflé, pas même en sueur. Il donnait l'impression qu'il venait d'accomplir un acte routinier, non un entrainement de plusieurs heures. Terriblement large d'épaule, il portait comme une chemise de lin l'imposante cuirasse de plate des officier de l'Alliance. Un tabard bleu, blasonné du lion et des armes de Hurlevent ornait son plastron. Son visage couvert de cicatrices plus ou moins fines, légèrement ridé, était encadré par des cheveux marron clairs coupés court, comme taillé à la serpe. Seul une moustache brune fournie et une barbiche sur le menton adoucissait ces traits dur à l'aspect martial. Il s'arrêta devant le nain et le kaldorei, les saluant d'un bref hochement de tête, tout en les détaillants rapidement du regard. La prunelle de ces yeux s'attarda quelque secondes sur le pommeau des dagues d'Earundril et sur le marteau du nain. Même en dehors des combats, cet homme restait alerte et attentifs à tout.

- Bonsoir jeunes gens, j'ai peu de temps à vous accorder, déclara le vétéran d'une voix autoritaire. Aussi, je vais être bref. Vous vouliez me voir à propos de la prime sur les gnolls, si je ne me trompe pas ?
- C'est bien ça m'sieur, luis répondit Dimzad, moi et mon copain aux longues oreilles ainsi qu'la p'tite ont a vus votre avis placardé sur l'panneau d'annonce et ont est partis faire p'tit un tour dans les bois.
- Seulement, ces que contrairement à ce qui était noté sur l'avis, nous n'avons pas eus besoin de descendre près de la garnison du ruisseau de l'est pour trouver les gnolls, continua Earundril, pour la plupart nous les avons cueillis sur la route, embusqué dans les fourrés, les taillis et derrière les buttes à quelque kilomètres d'ici. Il s'agissait principalement de groupes d'éclaireurs envoyés dénombrer vos hommes. -Y'en a qui ont tenté d'résister ou d's'enfuir poursuivie Dimzad. Tous en fait, ajouta le nain après un bref instant de réflexion,
-Mais ils ont malheureusement rencontré une fin tragique et désagréable sur la route...Dit Earundril d'un air fataliste.
L'homme les toisa quelques seconde de son regards sévère avant de lever les yeux au ciel devant les deux joyeux lurons qui lui faisait face...
- Je suppose donc que c'est vous qui êtes responsables des multiples explosions qui ont retentie un peu partout dans Elwyn ces deux derniers jours, laissa tomber l'officier en les fixant toujours de son regards d'acier. -Euh...entre autre... dit Earundril, détournant soigneusement son regard dorée de celui de l'homme. Dughan soupira avant de poursuivre.
-Tant que les routes ne sont pas éventré et que les guérites de mes hommes n'ont rien, je ne vais pas protester...mais vous ferez bien d'être un petit peu plus discret la prochaine fois ou je risque d'envoyer une troupe de cavalier voir ce qu'il se passe, vu leurs humeurs en ce moment ces une chose que je vous recommande fortement d'évité. Le maréchal réfléchit quelque secondes sur ce que venait de lui apprendre les deux amis en se frottant pensivement le menton. Il finit par s'assoir sur un des bancs à leurs coté dans un grincement de plate et héla l'un de ces homme. Celui-ci abandonna ces camarades d'exercices et accourut immédiatement pour se figer dans un impeccable garde à vous, en attente des ordres de son supérieur. -Soldats, ordonna le maréchal, dite à cinquante de nos chevaliers de se réunir. Ils doivent être prêt à partir dans moins de trente minutes ! Si l'on vous pose des questions, dites leurs que nous partons en chasse ! Ordonna l'officier. Une expression joyeuse traversa les traits de l'homme qui salua et s'en fut en courant, presque en sautillant, transmettre ces ordres.

Dimzad et Earundril tiquèrent avant de se concerter du regard, un peu étonnés.

-Vous allez envoyer cinquante de vos cavaliers juste sur la base de nos maigres informations ? L'interrogea le jeune kaldorei d'un air intrigué, tandis que l'homme retournait aux baraquements aux pas de course, ce serais nous accordé beaucoup de crédit je trouve ? Non ? -Vous n'êtes pas les premiers à me rapporter ce genre d'information jeune homme, répondit tranquillement Dughan en se levant, la semaine dernière déjà, un petit groupe de voyageur a quasiment été décimé par une attaque de gnoll, il s'agissait d'une famille... Les deux survivants nous ont prévenue que les bêtes étaient en marche pour Compté de l'Or. Malheureusement la plupart d'entre elles avaient déjà levé le camp aux moments ou mes hommes sont arrivée sur les lieux. Et il y'a maintenant deux jours un paladin de la main d'argent est tombé à son tour dans une embuscade tendue par cette vermine. Sur cette attaque-ci, les gnolls n'ont pas eu beaucoup de chances. Les rôles ce sont comme qui dirait, inversé. La meute responsable de l'assaut ses cassé les dents contre leur "victime". Nous avons retrouvé environ une trentaine de cadavre désarticuler un peu partout dans la forêt et le paladin n'avait pas une seul égratignure poursuivie le maréchale en souriant. Messieurs, vos informations nous auront été d'une grand utilité, voir même d'un grand secours. J'espère vous revoir demain matin devant la forge, je risque d'avoir de nouveau besoin de vos services. Prenez ceci pour ce que vous avez accompli aujourd'hui, vous m'excuserez si je ne prends pas la peine de compter !

Le maréchale sortie une bourse de l'une des pochettes de son ceinturon, il fouilla dedans quelque secondes, avant de ressortir une pleine poigné de pièce aux reflets d'argent et d'or, qu'il reversa directement dans les mains d'un nain stupéfait. Après quoi il salua les deux amis, puis tourna les talons et se dirigea vers les écuries d'un pas rapide, une main sur le pommeau de sa masse d'arme. Sa large silhouette ne tarda pas à s'effacer dans l'obscurité, laissant Earundril et Dimzad assis seul sur le banc. Le nain, comme à son habitude avec tous ce qui avait un tant soit peu de valeur, entreprit immédiatement de compter les pièces, les séparant en trois petites piles. Pendant ce temps Earundril observait la jeune recrue, toujours étendue sur le sol de l'arène d'exercices, inconsciente...ou pas. Le kaldorei jeta un coup d'oeil furtif aux alentours, vérifiant que tous les gardes présent étaient occupés à autre chose. Satisfait, il entreprit de se dirigé discrètement ver le jeune homme. L'elfe avait un doute sur un petit détail qu'il avait entraperçu et tenait à vérifier la chose par lui même. Le nain leva les yeux de ces calculs, comprit ce que son ami avait en tête en apercevant le jeune homme étalé au sol. Il reprit sa besogne, un grand sourire au travers de sa barbe. Le jeune voleur arriva à coté du corps sans incidents, tous les soldats semblaient avoir autres chose à faire ce soir...

Il se mit à palper le cou du jeune homme, comme pour vérifier qu'il allait bien. En réalité ces longs doigts agile étaient également à la recherche d'un collier ou d'une bourse et de tout autre objet de valeurs retenue par un cordon. De loin, à cause du manque de visibilité du a l'obscurité, un observateur extérieur aurait pus croire qu'il était juste en train de vérifier le pouls de la recrue. Aussi Earundril fut totalement surpris lorsqu'un garde lui posa une main ganté de maille huilé sur l'épaule et l'écarta fermement de sa victime. Il s'agissait de l'un des parieurs qui se trouvait présent au moment du duel.

- Laisse tombé petit gars, grogna le garde tout en éloignant l'elfe du novice. Au vue de son visage marquer par les ans et les cicatrices, l'homme était un vétéran. Celui-là il vaut rien à par des ennuies à n'en plus finir... Ces une petite crevure de nobliaux qui pensent pouvoir tout acheter, y compris le grade et le talent... Par la lumière ça devait bien faire dix ans qu'on n'avait pas vue un abruti pareil à la garnison. Toujours à répondre aux supérieurs et à exigé qu'on lui obéissent au doigt et à l'oeil... mon père ceci, mon père cela...moi je te dis, il ne t'apportera rien d'autre que des problèmes, alors laisse tomber l'affaire! En temps normale je t'aurais laissé faire mais la... crois en un vieux renard qui en a vue des verte et des pas mure...
- Mon père pourrait exiger ta tête pour ce que tu viens de dire vieil homme ! Ce redressant avec difficulté sur ces coudes, le jeune homme lança un regard condescendant au jeune voleur :
-Toi la, la figure de mode! Aide moi à me relevez ! Earundril observa le jeune homme à demi allongé au sol avec autant de considération pour lui qu'il n'en aurait eu pour un résidu gluant et nauséabond de limons. -Est! Tu es sourd l'elfe ? Ce serait pour le moins étonnant vu la taille de tes oreilles. -Non, je ne suis pas sourd, c'est juste que je m'interroge sur les motivations de l'abruti qui a été chargé de ton éducation. Répondit Earundril, sidéré de la manière dont le jeune homme s'adressait à lui.
- Je suis un noble de Hurlevent, promit à un avenir dont tu n'ose même pas imaginer l'existence! J'ai sans doute reçus plus d'éducation dans mon enfance que tu ne pourras en recevoir au cour de ta minable existence de tire laine ! Oui! C'est bien ce que tu faisais hein, tu essayais de me dérober mes biens!

Earundril éclata de rire devant le jeune noble qui ne comprit pas la réaction de l'elfe.
-Ce n'est pas précisément à cela que je pensais... je me demandais juste avec qui ta maman avait fauté et cocufier ton pauvre père par la même occasion, pour obtenir un immonde scélérat comme toi...d'ordinaire j'attends de me faire une opinion des gens, même de ceux que je vole, mais la ces tout cuit pour toi! Alors? Un gnoll ou un kobold pour ta maman? Vue ton comportement et ta manière d'interagir avec ton entourage, je dirais plutôt un gnoll. Dommage pour elle, mais ta maman à du beaucoup souffrir ou alors elle était sacrément dérangé !
Earundril n'était pas sur que sa diatribe tiennent vraiment la route, aussi, il préféra tourner le dos au jeune homme estomaquer, bien qu'en sont fort intérieur il songeait fortement a lui écraser le talon de sa botte en plein visage. Finalement après avoir réfléchis une poigné de seconde supplémentaire, il s'en alla comme si de rien était. En repartant vers Dimzad, l'elfe déposa quelque pièce d'argent dans la main du vétéran, murmurant au passage :

- Je te dois une tourné l'ancien !

Suite à quoi le jeune kaldorei retourna chercher son amis pour déguerpir de l'air d'entrainement, ou une ambiance malsaine commençait à poindre. Attentifs, Dimzad avait tout vue et tout entendue, et fit comme si de rien était devant la mine du voleur. Le nain était donc rayonnant quand l'elfe arriva à sa hauteur, et luis présenta immédiatement les piles de pièces qu'il venait de former. - L'maréchale a été plutôt généreux grande oreilles !
Earundril leva un sourcil interrogateur, attendant que Dimzad poursuive sa phrase.
- Y'a quasiment trois fois la somme qu'étais conv'nue par tête de pipe sur l'affiche, il s'est pas fichue d'nous l'vieux ! L'elfe acquiesça silencieusement tout en prenant silencieusement la route en direction de l'auberge, les paroles du vieux soldat et son attitude plutôt bizarre luis trottant toujours dans la tête. Les voleurs étaient généralement très mal vue par les gardes, presque classés comme des nuisibles. Pour ne pas dire autre chose... et pourtant celui-ci avait estimé que le jeune noble avait bien moins d'importance qu'un banal tire-laine...
Un autre détail chagrinait Earundril. Le jeune homme c'était belle et bien fait assommer au moment du duel, mais il avait remarqué en le palpant qu'il simulait l'inconscience...

Lorsque les mains de l'elfe étaient passées près de sa gorge, sa victime avait tressaillit involontairement avant de se crisper. Ce n'était sans doute pas la manière dont le jeune homme aurait voulue que l'on s'occupe de lui...

Haussant les épaules, Earundril accéléra légèrement l'allure, laissant le complexe militaire dans son dos. Dimzad le suivait à petit pas, recomptant les pièces aux creux de ses paumes calleuses, comme si il avait du mal à admettre leur présence. Ils se retrouvèrent rapidement dans l'allée centrale de compté de l'or. L'activité qui régnait plusieurs dizaines de minutes auparavant se trouvait maintenant réduite à peaux de chagrins. La pluparts des hommes et des femmes encore présent rentraient tranquillement chez eux en discutant, afin de se restaurer et se reposer. Seul les gardes patrouillaient encore, le maintien plus rigide que dans la journée, les mains reposant sur le ceinturon, prêt à dégainer leurs armes, et l'oeil alerte et aux aguets d'un éventuel danger.
-Tu m'feras penser à passer régler deux trois trucs à la forge d'main matin, dit le nain, désignant le bâtiment d'un geste négligent de la main au moment ou les deux compères passèrent devant, faut qu'j'aille y bricoler un truc. Earundril l'observa en souriant, puis demanda :
- Sa ne serais pas une petite modification sur ta fusée à tout hasards ? Dimzad éclata de rire, tritura les sangle de son sac avant d'en sortir plusieurs morceaux de métal fondue et de les présenter aux kaldorei. -J'veux bien qu'je sois doué, mais la faudrait p'tete pas abuser non plus ! dit le nain en ricanant, elle est tout juste bonne à être refondue ! Il reprit son chemin, puis s'arrêta brusquement de bouger, humant l'air frais du soir à plein poumon. Le guerrier barbe bronze se retourna d'un bloc vers le voleur, le dévisageant avec un larges sourire remplis de malice aux coins des lèvres. - Dit moi grande oreille, tu sens un peu s'magnifique fumet qu'envahit royalement l'atmosphère ? Retroussant les narines, Earundril flaira à son tour les environs. Il reconnut immédiatement l'odeur d'un sanglier à la broche, forte et puissante, suivie de celle d'une tarte au potiron d'Elwyn. Plus doux, l'arôme du dessert était partiellement masqué par celui du gibier. La viande de sanglier semblait avoir été généreusement arrosée de vin quelque instant auparavant, enfin c'était ce dont son nez l'informait. Le kaldorei fixa le nain qui lui rendit son regards... -Le dernier arrivé...commença Earundril,
-Paye la part du premier !

S'exclama Dimzad en s'élançant tel un boulet de canon en direction de l'auberge, talonné de près par l'elfe. Les deux amies sprintèrent comme des dératés sur les derniers mètres de chemins menant aux battants de la fierté du lion. Malgré sa petite taille, le nain devançait le jeune voleur de quelque mètres, comme d'habitude quand de la nourriture était en jeux...

A l'entrée ils tentèrent de passer simultanément le chambranle de la porte, et....se retrouvèrent coincé comme deux idiots, dans un grand choc qui ébranla violement tout le hall d'entré, surprenant au passage une serveuse qui faillit lâcher le contenu de son plateau par terre.

- Pousse-toi d'la grande oreille ! L'est hors d'question qu'je t'offre encore une fois une bière !
- J'aurai le temps d'aller jusqu'a Hurlevent que tu seras toujours coincés ici vieux grincheux ! Rétorqua l'elfe tout en retenant le guerrier nain par ça ceinture, tentant vainement d'accrocher celle-ci à l'angle d'une table basse qui ce trouvait a coté de l'entrer. Malheureusement pour le jeune elfe, Dimzad avait pris beaucoup de poids et surtout de muscle depuis la dernière fois qu'ils s'étaient chamaillés pour un défi aussi trivial. Dimzad se jeta en avant, se décoinçant au passage et déséquilibrant Earundril. Il traina l'elfe derrière luis comme si celui-ci n'avait rien pesé, se dirigeant en ligne droite dans la salle principale. Après avoir été tracté sur plusieurs mètres avec autant d'élégance qu'un sac de navet, le jeune voleur lâcha prise et se retrouva affalé sur le sol de bois, au beau milieu de l'auberge. Un peu plus loin, à une table ou une petite gnome aux cheveux verts trônait sur une pile de gros grimoires, Dimzad avait escaladé la chaise et commençait à entonné une chanson populaire naine. Chanson qui fut rapidement reprise en coeur depuis un coin de la pièce par un groupe de marteaux hardis installé à une autre tablée, quelque rang plus en avant. Earundril se releva en s'époussetant sous les hué amicales des hommes et des nains. Toute l'auberge raisonnant d'une ambiance bonne enfants, due en grande partie a la présence des nombreux nains qui y résidaient ce soir la. La bière coulait à flots, les visages étaient détendus et souriant, Dimzad entonnait une autre chanson, comique cette fois-ci. Perché dans un équilibre précaire sur le sommet de son crâne, le petit écureuil de Singwen mimait de ces petites pattes les grands gestes du guerrier nain tout en esquivant adroitement la queue de cheval de sa monture, pour la plus grande joie des quelques enfants présent dans l'auberge...

Singwen compulsait tranquillement un gros grimoire à l'aspect anciens et aux pages recouvertes de symboles étranges lorsque l'elfe vint s'asseoir à la table. La jeune gnome lui tira la langue, puis d'un petit claquement de doigt et d'une gerbe d'étincelle violette, elle fit léviter deux des assiettes qui reposaient aux chaud sur le linteaux de la cheminé, parmi une dizaine d'autre, en direction de leur table. Une petite trainée de fumé mauve suivait en s'estompant tranquillement dans le sillage des récipients. L'invocation en cours, les yeux de la gnome, paraissaient légèrement plus lumineux que d'habitude. Dimzad de son coté, ayant enfin terminé son troisième chant, fit une horrible grimace en direction d'Earundril, puis attrapa en un éclair ces deux couverts et se mit à suivre patiemment du regard son repas qui flottait dans sa direction, une lueur carnassière dans le regard...
La gnome soupira: Dimzad ne changerait jamais! S'autorisant un mince sourire, elle fit le tour de la salle de son regard violet. Devant elle s'étendait la pièce commune de l'auberge, véritablement bondé comparé aux quelques autres soirée qu'elle y avait passé en compagnie de d'Earundril et de Dimzad. Le couvre feu instauré quelque heures plus tôt par le maréchale Dughan était en très grande partit responsable de cette furieuse abondance. L'annonce placardée sur le panneau d'appel interdisait aux voyageurs incapables d'assurer leur défense de quitter l'enceinte du village tant que le jour ne serait pas levé. De nombreuses personnes avaient donc été obligés de réserver en urgence une chambre pour la nuit. Les causes de cette mesure de sécurité drastique étaient bien évidement les suites des multiples attaques des gnolls le long des chemins...

Attaques qui se révéleraient sans aucun doute bien plus meurtrière si elles avaient lieux dans le noir. Malgré le nombre important de personne présente, l'auberge conservait un coté accueillant et douillet: une douce musique planait dans les airs, les notes s'élevait d'une partition joué par un petit groupe de musiciens, spécialement recruté pour l'occasion, en renforts du troubadour attitré de l'auberge. Derrière Singwen et sur sa droite, le foyer de deux gigantesques cheminées étaient illuminé par les flammes aux dessus desquels cuisaient lentement deux cochons de lait. Les plats étaient surveillés par un groupe de nain, heureux de faire profiter le cuisinier de l'auberge d'un petit coup de pouce. Des centaines de petites chandelles avaient été disposé un peu partout sur les tables, aux angles des murs et sur les meubles, pour que tous puissent voir correctement. Plusieurs groupes de serveurs et serveuses arpentaient les espaces vides entre les tables. De petit ou de grands plateaux, généreusement garnie de mets et de boissons, étaient habilement disposé sur leurs avants bras, pendant que leur porteur disposait des chopes et des assiettes chargé de victuailles devant les clients. Assis au coin d'une des deux cheminé, non loin des nains, un homme portant un magnifique tabard était confortablement adossé aux pierres de l'âtre. Il contait une histoire ou il était question d'ogres et de mages à un groupe d'une dizaine d'enfant de bas âges. Les marmots, et un bon nombre d'adultes à proximité, étaient suspendues à ces lèvres. Ils attendaient avec impatience, parfois en retenant leur souffle que le contes arrivent à son terme...

L'homme surpris Singwen par sa présence: une impression de sérénité profonde émanait de lui. Si puissante et présente qu'elle en était presque palpable et saturait l'air autour de lui...

Singwen arracha son regard du conteur, s'apercevant avec un sourire qu'elle aussi avait commencé à suivre le fil de l'histoire, et jeta un oeil du coté du comptoir. Le tavernier, un certain Dobbins, discutait avec Farleyl, le dirigeant de l'auberge, tout en essuyant lentement des couverts d'argent. Détendue, la gnome reporta son attention sur sa table. Petite, ronde, tout juste suffisante pour trois humains, elle était aux bonnes mesures pour leur étrange trio. Dimzad y engloutissait sa nourriture avec son entrain habituels, à coté Earundril picorait distraitement des morceaux à droite et à gauche, perdue dans ces pensées. L'elfe séparait sa viande de ces légumes pour les déguster séparément. La mage savait d'une histoire raconté par Dimzad, que les encadrantes de l'orphelinat ou le nain et l'elfe avaient grandit, avaient en horreur les repas du jeune kaldorei. Earundril, à cette époque, prenait un malin plaisirs à manger tout ce qu'on lui donnait petit morceaux par petit morceaux...
Elle avait découvert que le jeune elfe reçut un jour l'interdiction totale et définitive de mangé des petits pois et toute sorte de repas à base de graine tant qu'il se trouverait à l'orphelinat...

Elle observa ces deux amis encore quelque seconde, puis se replongea au coeur de son livre, cherchant à comprendre et à démêler la nature complexe des sortilèges qui y étaient enfouie.

Une autre soirée comme tant d'autre...








La porte de l'auberge s'ouvrit avec fracas, violement repoussé depuis l'extérieur. Le linteau de bois s'écrasa contre le mur, laissant l'empreinte de la poignée incruster dans le bois plus tendre des parois. Earundril et Dimzad relevèrent brusquement la tête en même temps que plusieurs autres personnes présentent dans l'auberge. La gnome, enfermé dans sa lecture, ne broncha pas et poursuivie ce qu'elle était en trains de faire comme si de rien était. Franchissant le seuil de l'auberge d'un pas lourd, un nain gris couvert de vêtement de cuir et de fourrure noir, s'avança dans le hall de l'auberge. Son fusil encore a la main. Derrière lui venait un énorme loup noir, aux poils hirsutes, presque aussi grand qu'un cheval. L'animal portait un collier de chaine, retenue par une laisse de cuir à la ceinture de son maitre. Le nain releva la tête et tous ceux qui l'observèrent pur constater les prunelles rougeoyantes qui luisaient au fond de ces orbites, ça peau couleur cendre et les épais poils noirs qui lui recouvraient le visage et la tête. Un sombrefer. Tous les autres nains présents dans l'auberge sombrèrent dans un profond mutisme. Les hommes continuaient leur conversation, inconscients de ce qui ce qui se déroulait à quelque pas d'eux. Le chasseur sombrefer posa ostensiblement la crosse de son arme au sol, de manière à ce que tous les autres représentants des clans nains puissent avoir un bon aperçu de l'arme. Lourde, conçue dans un métal sombre et recouverte de rune rougeoyante. Elle était « équipée » de nombreux trophée de chasse, et armé d'une lourde et redoutable baïonnette aux bouts du canon. Le fusil véhiculait un message simple et brutal, destiné à tous ceux qui aurait le malheur de se retrouver dans sa ligne de mire...
Earundril senti presque la température de la pièce chuter au fur et à mesure que les autres convives étaient touchés par la présence du nain. Les souvenirs du coup d'état raté de Moira Thaurrissan étaient encore frais dans les esprits. Et si le conseil des trois marteaux avait désormais de l'influence à Forgefer et à Dun Morogh, il n'en allait pas de même dans le reste d'Azeroth...

Le nain sombrefer commença à s'avancer, se dirigeant droit vers l'une des rares tables isolées à l'écart des autres. Tout en marchant sous les regards hostile des nombreux marchand marteaux hardie et barbe bronze présent, il sortit de sous les replis de ces fourrures une pipe taillé dans une pierre sombre. Pipe qu'il alluma d'un coup de briquet à silex. L'ustensile ne tarda pas à dégager une lourde et épaisse fumé, d'une couleur variant du verdâtre au brunâtre, nauséabonde aux possible qui éclipsa les effluves des plats. Il s'assit sur la chaise, raclant sciemment le sol de ces godillots métallique au passage et frappa lourdement le plateau de la table du poing pour appeler une serveuse.

Earundril, voyant la scène qui se déroulait sous ces yeux, fit exactement comme tout le monde. Il dévisagea le nain sombrefer. Ce qu'il ne fit pas comme tout le monde fut qu'il le dévisagea en quittant discrètement ça place pour se placer hors de vu du chasseur et de son animal de compagnie, se dissimulant pour cela derrière la masse de Dimzad. Le jeune guerrier nain ouvrait des yeux ronds comme une paire de soucoupes. Présenter ainsi son arme dans un lieu public bondé de la sorte, était inadmissible. La provocation du nain sombrefer était on ne peut plus explicite.
Dimzad prit le défi presque à titre personnel. Comme beaucoup d'autre, le jeune guerrier nain avait grandit aux bruit des sombres rumeurs qui courraient sur les sombrefers quand ceux si occupaient encore le mont rochenoir avec leurs allié draconique...

Earundril soupçonnais déjà ce qui devait ce produire dans la tête de son ami, aussi il lui tapota l'arrière du crane deux fois de suite, jusqu'a ce que le nain lève le pouce en l'air pour lui montrer qu'il avait compris. Le jeune elfe repris son examen du visiteur. Il était un peu rassuré par le fait que Dimzad ne déclencherait pas de rixe. Pas tout de suite en tous cas...

Le nain sombrefer était comme tous ces congénères, petit, râblé et terriblement musclé. Sa peau grise lui donnait un aspect inquiétant, et l'animosité dont il faisait preuve a l'égard des autres n'arrangeait en rien les choses. Le plus marquant chez le chasseur restait toutefois son visage. Un crane chauve, mis à part une petite mèche qui dépassait sur l'arrière du cuir chevelus. Une moustache plus large que les épaules de son propriétaire, dépassait de chaque coté de ça face ridée et buriné par la vie au grand air. Le côté droit de sa moustache n'était pas noir comme le reste de ces poils, mais roussi par la fumée de sa pipe, qui devait toujours s'écouler au même endroit pour obtenir ce genre de résultats...

Une serveuse arriva près du nouveau venu, lui tendant une bière. Le sombrefer la fixa un moment, tant et si bien qu'Earundril crue qu'il allait refuser la boisson, quand finalement il hocha brusquement la tête, marmonna quelque chose d'inintelligible et sortit une poigné de pièce qu'il fit tomber dans le plateau de la jeune femme. Celle-ci fila aussitôt en direction des cuisines sans demandé son reste...

Après de longue seconde d'un silence gênant, la musique reprit timidement vie, l'aubergiste ayant visiblement décidé que l'arrivé inattendu du sombrefer n'importunerait pas d'avantage ces clients.

La reprise de la mélodie relança la plupart des conversations qui c'étaient interrompue. Seule les quelque nain barbe bronze disséminés autour des tables et le groupe de marteaux hardie gardaient la bouche hermétiquement close. Pris de mutisme, tous les nains braquaient leurs regards avec intensité sur le sombrefer. Le trappeur se comportait comme s'il était seul au monde, empuantissant consciencieusement l'air à l'aide de sa pipe d'ou jaillissait désormais une fumée d'une couleur boue.

- Quel sinistre personnage, marmonna Dimzad, en jetant un bref coup d'oeil à son congénère gris, avant de fixer son regard au fond de sa choppe. Manquerait plus qu'il vienne gâcher not'e soirée...

- Mais tu sais qu'il s'agit de l'un de tes cousins tout de même ! Déclara discrètement l'elfe sur un ton moqueur. Vous partagez tous les mêmes ancêtres si ce que me racontait ce vieux fou de la ligue des explorateurs est à moitié vrai !

- L'vieux fou en question c'était un peu Brann Barbe Bronze, et les seuls cousins nain qu'j'ai, ces ceux dont la barbe est teinté de délicate nuances rousse ou bronze ! Les aut'e et bas j'les em...
- Dimzad ! Gronda Singwen en le fixant subitement, tu n'es pas seul ! Le nain se renfrogna pendant que la gnome luis faisait les gros yeux. Il avait espéré qu'étant absorbé par son ouvrage elle ne ferait pas attention à ce qu'il pourrait dire....peine perdue songea le jeune guerrier nain.
- Les seul parents des sombrefers reste et resterons les troggs.....marmonna rageusement Dimzad pour lui-même.
Profitant que la mage c'était de nouveau plongé dans sa lecture, Earundril se pencha vers l'oreille de son ami tout en surveillant Singwen du regard : - Ne t'inquiète pas. Je pense qu'il est encore possible de faire de ce soir une soirée réussi... A condition de donner un petit coup de pouce au hasard...si tu vois ou je veux en venir...

Un léger clin d'oeil fut la seul réponse du nain pendant que celui si avalait le contenue de sa chope. Tête penché en arrière, un filet de mousse dégoulinait sur sa barbe...

Un étrange pressentiment sortit Singwen de sa lecture. Ce n'était décidément pas son jour...

Apercevant le large rictus de sadique qu'arborait le visage d'Earundril, la mage su qu'un mauvais tour se préparait, un mauvais tour dont le kaldorei et le nain avait le secret. Et qui se finirait probablement mal pour leur cible. Elle su également, juste en apercevant le visage de ces deux camarades qu'elle ne pouvait déjà plus rien faire pour les en empêcher. Pas cette fois si en tout cas...les dés étaient jetés.

- Et que comptes-tu faire exactement ? Demanda la gnome, les sourcils froncés. Elle luttait pour reprendre le contrôle du coin de ces lèvres, déjà à moitié souriante. Elle commençait à bien les connaitre et savait à peu près à quoi s'en tenir avec ces deux amis.
-La même tactique que nous avons utilisé pour récupérer le tonnelet de la cuvé 217 du vieux Aedis Brom. Un vieux guerrier nain à Hurlevent, ajouta l'elfe devant le sourcil haussé de la gnome. -La cuvé 217?
- D'la bière. Une brune ! Une des meilleurs qu'j'ai put gouter à ce jour, répondit Dimzad, les yeux emplies d'étoiles à l'évocation du souvenir, une pure merveille!
- Mais pourquoi prendre le tonnelet à Aedis Brom en particulier, il devait y avoir un tas d'autre possesseur de cette bière les garçons!
- Pour l'boire bien sur ! Continua Dimzad en ricanant, l'vieux nous narguais avec depuis plusieurs s'maine, alors on est allé l'aider à l'finir ! Et puis faut dire qu'il y en avait pas tant que ça, les seuls autres tonneaux qui étaient à Hurlevent à ce moment la, ils s'trouvaient dans les caves du palais royal. Le reste était entreposé à Forgefer dans les tavernes.
- Madame Shellene avait dit que l'ont étaient trop jeune pour boire le jour ou nous sommes passé à la taverne du cochon siffleur, enchaina Earundril, et le vieux bougon nous a entendue et a gentiment décidé de se moquer de nous en achetant un pleins tonnelet de 217 sous nos yeux... -Qu'est ce que vous fichier au cochon siffleur avec la gouvernante de l'orphelinat ? Les interrogea la gnome, de plus en plus intrigué par leur histoire. - S'jour la ont visitaient la vielle ville, et la gouvernante nous donnais un p'tit cour d'histoire, répondit Dimzad, et la, d'vant cette afflue de connaissance, j'me suis senti mal.
- Alors on c'est esquivé en douce jusqu'à la taverne pendant qu'elle discutait avec une connaissance poursuivie l'elfe. Mais bon...après elle nous a retrouvé....
- On a été quitte d'une sacré punition fini Dimzad, et Aedis Brom en rajoutait par dessus l'marché, histoire de nous achever, alors on r'tourné volé l'tonneau du vieux un peu plus tard.
- Et ? demanda Singwen qui pressentait venir la suite.
- Et on s'les finit en entier braya joyeusement le nain.
- Après quoi on eu droit à l'une des plus grosses corrections que l'on aient jamais vus à l'orphelinat. Bon. En même temps, Dimzad ne marchait plus vraiment droit en revenant ! Tu te rends compte ?

Singwen soupira avec effarement, blasé de la quantité pharamineuse de bêtise qu'avaient commis ces deux amis. Pendant que le voleur parlait, Dimzad avait tiré de son sac une petite boite qui contenait une des ses réserve de poudre à canon. Boite qu'il déposa ensuite sur la table, avant de retirer d'une de ces poches une petite bourse vide qu'il se mi à remplir précautionneusement de poudre explosive. Une fois pleins il tendit le sachet à l'elfe, gloussant méchamment dans ça barbe. -Pour en r'venir à s'que tu nous disais tout à l'heure sur l'chemin, nous aussi, quand ont étaient plus jeune et plus... innocent, oui me r'garde pas comme sa, on l'a été! Enfin moi en tout cas, grande oreille j'suis pas sur. Enfin bref, on a un peu joué avec des feux d'artifice ...

- Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai du mal à croire que l'un comme l'autre vous ayez put être innocent juste un jour dans votre vie! Déclara la mage en levant ces prunelles violettes au plafond...

Laissant Dimzad finir ces explication auprès de la jeune gnome, Earundril se mit en mouvement et quitta la table en direction de la porte d'entré de l'auberge, qui béait encore sur ces gonds, suite à l'entrer fracassante du nain sombrefer. Le jeune voleur pris un soin particulier à ne pas se faire remarquer lors de sa sortie, marchant le plus normalement possible pour ne pas éveiller de soupçons. Seul le conteur au coin du feu releva imperceptiblement la tête.

Le kaldorei l'ignora...

L'homme suivi Earundril d'un regard plus dur que l'acier pendant quelques secondes, jusqu'à ce que le voleur ait atteint la porte, avant de reprendre la narration de son histoire comme si de rien était. L'elfe franchi le seuil, se retrouvant brusquement à l'extérieur du bâtiment, seul dans la fraicheur nocturne. Au loin, les gardes patrouillaient aux limites de Compté de l'Or, par groupe de cinq ou six au vue du nombre de lanterne qu'ils portaient à bout de bras. Une légère bruine tombait doucement sur le village, humidifiant l'atmosphère et les environs. L'elfe inspira plusieurs grandes goulées d'air, se préparant mentalement. Puis, une fois prêt, il patienta plusieurs minutes sur le pas de la porte, afin que nulle ne se doute de quoi que ce soit en le voyant revenir trop rapidement dans la salle commune. Il sortit son foulard de cuir souple de l'intérieur de sa veste, et le noua autour de sa nuque. Il vérifia une énième fois la présence de la petite bourse de poudre que lui avait remise Dimzad. Elle était toujours serré bien au chaud dans le creux de sa main. Après avoir jeté un oeil au cordon, s'assurant que celui-ci était correctement fermé, il remit le sachet au fond d'une de ses poches. Ces préparatif achevé, il souffla un coup, et entrebâillant à peine la porte qu'il avait tiré en sortant, il ce faufila dans l'auberge sur la pointe des pieds...
Dans la salle principale de la fierté du lion, Dimzad et Singwen attendaient patiemment le retour de l'elfe. La gnome, prévoyante et enthousiaste suite à l'histoire conté par le nain, avait décidé d'ajouter son grain de sel à la farce. Elle invoqua donc son petit familier magique qui partit en trottinant sous les tables suite à l'injonction mentale de sa maitresse. Zigzaguant entre les pieds et les bottes, le familier finit par s'arrêter quelques mètres plus loin devant une lourde paire de godillots métalliques. La jeune mage possédais la capacité rare de forcer le familier à reproduire ces gestes, pour peu qu'elle se concentre un petit peu.

A une dizaine de mètre d'elle, sous une table, les grandes bottes poussiéreuses du chasseur se tenaient en équilibre sur les talons. Couverte de plaque d'acier oxydé, gravant de profonds sillons dans le bois et couvrant le sol de petit morceau de terre séché, les bottes se trouvaient fermement attaché aux pieds de leur propriétaire grâce à un ingénieux système de liens et de boucles en cuir.

Un air innocent peint sur son visage poupin, ces yeux mauves scintillants de magie, Singwen chuchota une série d'instruction à son familier magique qui se mit immédiatement au travail...

De son coté, Dimzad s'était levé. Le nain c'était étiré de tout son long, pour ensuite partir prendre place à la tablé des marteaux hardis. Une fois installé, sous le regard interrogateur de ces congénères, Dimzad fit un petit signe à l'aubergiste. Quand celui-ci arriva, le jeune barbe bronze lui remis une poigné de pièce dans le creux de la main et lui demanda une nouvelle tourné. Une fois la table servie, et tous les marteaux hardis souriant jusqu'aux oreilles, il leur demanda avec un air de conspirateur de se rapprocher un peu de lui...

Une trentaine de nains se mirent à chuchoter tous ensemble, une tête hirsute se levant régulièrement pour vérifier que personne n'écoutait en douce. Après quelque minute de conciliabule, ils hochèrent tous simultanément la tête, un air satisfait et entendu se dessinant sur leurs visages barbus...
Quelque seconde après que deux nains se soit détaché de la tablé pour aller prévenir les barbes bronzes qui s'occupaient de la broche, deux tablées complète de nain fixaient leur cousin sombrefer sans ciller, le défiant silencieusement dans un bête et idiot duel de regards. Certain buvaient leurs bière, d'autres fumaient ou battaient des cartes, sans qu'un seul d'entre eux ne détourne les yeux de leur cousin, arrosant généreusement leurs barbes et le sol de liquide mousseux.

Au coin du feu, le conteur qui avait terminé son histoire une poignée de minutes plus tôt, surveillait très attentivement l'étrange manège auquel se livraient la troupe de nains. L'homme se releva très légèrement, prêt à tout type d'éventualité en cas d'incident...

Earundril réapparut discrètement...

Seul ces deux amies se rendirent vraiment compte de sa présence tant celle-ci se révélait discrète. L'elfe suivait tranquillement une des serveuses, partiellement masqué par le gigantesque plateau chargé de victuaille que la jeune femme portait sur les bras. Il put traverser les trois quarts de la salle ainsi dissimulé, avant de se détacher de derrière la jeune femme pour longer une table et faire mine d'y reprendre sa place.

Le jeune elfe se trouvait désormais un rang derrière le nain sombrefer. Celui n'avait rien remarqué, occupé qu'il était à fixer du regard le groupe d'insolents qui lui faisait face. Le chasseur, constata Earundril, était complètement absorbé par son petit jeu de volonté.

Le jeune voleur l'observa, souriant sous cape : le nain risquait de ne guère poser de problème... le loup qui se reposait, couché au sol à coter de lui en revanche...il aviserait.

Il se rapprocha d'avantage de sa cible, s'accroupissant à l'angle d'un banc, renouant un lacet qui était déjà parfaitement lacé. Il réfléchie durant plusieurs secondes. Finalement, il fouilla le fond de sa sacoche, une idée saugrenue germant dans un coin de son esprit. Earundril trouva rapidement ce qu'il cherchait. Au creux de sa main apparue un petit sac de soie, très légèrement rebondie, réalisé dans une tissue rouge vif. Sur l'étoffe, une étiquette blanche indiquait en grosse lettre enfantine à demi effacé « Poil à gratter ». Il l'avait acheté plusieurs années auparavant en compagnie de Dimzad auprès d'un marchand de farce et attrape gobelin très peu scrupuleux....

La foire de Sombrelune... que de souvenirs songea le jeune elfe....

Il défi rapidement le cordon qui verrouillait le sachet avant de l'expédier d'un petit geste, sec et précis, sous le nez du loup. Ce déversant hors du sac, des volutes de poudre urticante première catégorie se propagèrent partout autour du point d'impact du sachet, formant un petit nuage grisâtre. Earundril n'avait jamais sus de quoi était exactement composée la poudre vendue par le gobelin. Il savait en revanche que celui si avait été arrêté quelque années plus tôt par les gardes de Hurlevent pour trafic de substance dangereuse ayant entrainé la mort de plusieurs personnes...

La plupart des clients de l'auberge étaient revêtue de solide tenue de travail, les particules de poils à gratter ne firent que se déposer sans grand effet sur le tissu de leurs vêtements. Le loup, ne possédait aucune sorte de barrière, naturel ou non, capable de bloquer ce genre d'attaque. L'animal commença doucement à se gratter l'encolure, puis il se mit à se frotter de plus en plus frénétiquement à l'aide de ces pattes arrière, pour finir par se racler le pelage contre le sol en gémissant pitoyablement, tentant désespérément d'apaiser les horribles démangeaisons qui parcouraient sa peau. Il se mit à couiner et à chouiner, avant que son maitre ne le frappe brutalement de la crosse de son arme pour le faire taire.

Earundril pouffa en silence, puis s'avança. La voie était enfin libre jusqu'au nain. Celui-ci était toujours fermement concentré. Son regard brulant verrouillé sur ceux des marteaux hardis.

Le kaldorei abusa honteusement de sa chance avant que celle-ci ne tourne. Ce relevant sans plus de précaution, il saupoudra la poudre à canon contenue dans sa bourse sur les longs poils de moustache du nain sombrefer, uniquement du coté qui avait été roussi par la chaleur. Prenant garde à bien rester en dehors du champ de vision du chasseur, Earundril vida le contenue de son sac. Son forfait accompli, le jeune voleur s'éclipsa vers le fond de la salle, tout en dénouant nonchalamment son foulard. Il repartit ensuite d'une démarche détendue vers sa table. Ces deux amis s'y trouvaient toujours (Dimzad l'ayant rejoint quelque seconde auparavant), mais il était clairement visible qu'ils attendaient quelque chose. Le jeune guerrier n'avait pas encore touché sa part de tarte au potiron et Singwen faisait semblant de lire une des pages de son grimoire, son petit écureuil perché sur ces genoux. Une fois l'elfe installé, les trois amies se mirent en attente, se jetant des regards pétillant et bavassant de tout et de rien en feignant l'innocence...

Le conteur quitta sa place, et s'étira. Il se mit ensuite en marche et s'approcha de la table ou se tenaient les trois chenapans qu'il surveillait depuis une bonne dizaine de minute. Le trio venait de faire du sombrefer la victime d'une de leurs facéties...

Il tenait juste à s'assurer que cela n'irait pas trop loin. Il prit souplement place à droite de gnome aux cheveux verts, s'installant la aussi naturellement que si la place lui avait été attribuée. Les trois aventuriers, un peu surpris par sa brusque arrivé, le dévisagèrent, un air d'interrogation et d'incompréhension peint sur le visage. L'elfe et le nain l'observaient avec méfiance, prêt à réagir si les choses dégénéraient...

La gnome quand à elle, louchait de ces yeux ébahie sur les couleurs de son tabard...

Ce fut ce moment que choisi le nain sombrefer pour recharger les herbes de sa pipe, qui avait fini de se consumer plusieurs minutes auparavant, pendant que son porteur défiait les autres nain du regard. Il rechargea le récipient de tabac, puis leva lentement son briquet. Il actionna la pierre à feu, sans détourner les yeux, toujours fixés dans ceux des autres nains...

Les étincelles qui s'échappèrent du silex sautèrent dans l'embouchure de la pipe et... sur sa moustache...transformant instantanément les vieux poils secs recouverts de poudre en une magnifique flammèche bleuâtre, plus haute que la tête de son propriétaire!

Le feu consuma la moitié de sa barbe, toute sa moustache et une bonne partie des quelques cheveux qui luis restaient, recouvrant d'une suie noirâtre et collante la moitié de son visage.

Le chasseur, surpris, s'élança en arrière. Jaillissant avec fracas de son banc tel un saumon quittant les flots, il s'écrasa violement au sol, agitant bêtement ces pieds et ces mains en l'air. Ces deux bottes, liée dans un incroyable entremêlement de lanière de cuir lui bloquaient les deux jambes. Pour la deuxième fois de la soirée, un silence complet s'installa dans l'auberge. Les convives fixant avec étonnement le nain sombrefer du regard. Puis, comme une seule personne, tous les clients présents dans la pièce principale éclatèrent de rire. Rouge de honte et de fureur, la barbe fumante et les jambes immobilisées, le sombrefer partit en sautillant à pied joint comme il le pût en direction des étages. Son loup le suivait, les oreilles aplaties sur le crâne, trainaient précautionneusement en retrait de son maitre. Le nain lançait des imprécations rageuses dans une langue qu'il était le seul à connaitre pendant qu'il montait les marches de l'escalier, essayant tant bien que mal d'emporter le peu de dignité qui lui restait au passage...
Dimzad et Earundril, les larmes aux yeux et le souffle court à force de se tenir les cotes, se virent offrir une rasade de bières par les marteaux hardie et les barbe bronze. Les nains, d'humeur festive, étaient tout simplement ravis de ce qui venait de se dérouler. Singwen resta assises aux cotés de l'inconnue, reprenant sa lecture entre deux hoquets de rire. Elle surveillait toutefois leur nouveau compagnon de tablé du coin de l'oeil. Le conteur était encore plus large d'épaule que le maréchal Dughan. Solidement charpenté et de grande stature, il était vêtue d'une tenue simple mais cousue d'une belle étoffe aux reflets argenté, inconnue aux yeux de la gnome. Il possédait une mâchoire large et prononcé, des cheveux mis long de couleur brune, une barbe qui lui courait des favoris jusqu'au menton et d'une petite moustache, le tout masquant la majeur partie de ces traits. Ces vêtements étaient recouverts par un magnifique tabard blanc, brodé d'un cercle doré au centre, recouvert sur les bords d'une sorte d'étoile noire. Singwen reconnut avec un temps de retard le symbole des vétérans de la croisade d'argent, signe qu'elle avait déjà vue quelque part dans les pages d'un livre. Il était ici rehaussé de la marque des paladins d'Hurlevent. Bouche-bé, elle observa longuement l'homme, qui lui rendit son regard, l'étudiant tranquillement de ses yeux inquisiteur

-Y aurait-il un problème jeune fille ? Finit il par luis demander d'une voix grave.
-Non messire, pas du tout, balbutia la gnome, c'est... c'est juste qu'en dehors des livres, je n'avais encore jamais vue quelqu'un portant ce tabard ! -Oh ! Cela ? dit l'homme en montrant l'étoffe richement brodée du doigt, disons que ce n'est qu'un....souvenir. -Mais si je me souviens correctement de ce que j'aie appris, cela veut dire que vous vous êtes rendue aux norfrende à un moment ou un autre de votre vie? Comment était-ce la bas ! lui demanda-t-elle les yeux brillant, dans l'espoir d'apprendre quelque chose sur cette terre mythique. -Ah ! Les jeunes gnomes ! Toujours pareil répondit le conteur en souriant. Toujours à allez plus vite que la musique ! S'exclama il. Et si nous commencions plutôt par des présentations en bonne et due forme petite damoiselle ? Singwen devint toute rouge, confuse de son manque de politesse. Préférant fixer son livre, un air penaud peint sur le visage, elle finit par lui répondre en bafouillant maladroitement sa réponse. -Je me nomme Singwen, je suis une apprentie mage....j'apprend en... autodidacte...et vous messire ?
-Je me m'appelle Alaric Vral, je suis, enfin...j'étais un chevalier de la croisade d'argent, et un paladin de surcroit. Dite moi, si je puis me permettre qui étaient vos deux compagnons ?
-Earundril ! Pour vous servir, votre honneur ! s'exclama l'elfe tout en reprenant sa place d'un bond sur son tabouret. -Dimzad, pour faire la même chose qu'grande oreille, mais que si vous en valez la peine ! Rugit le nain partiellement éméché et légèrement titubant, à la suite de l'elfe.

Le paladin sourit de plus belle, dévoilant une rangé de dent blanche et bien aligné, puis il les observa plusieurs minutes sans dire un mot. Dimzad avait entreprit d'avaler sa tarte aux potirons le plus rapidement possible afin de pouvoir prendre une autre portions avant qu'elles ne disparaissent toute: la clientèle de la fierté du lion était plutôt friande de ce genre de plat...

Tandis qu'Earundril et Singwen réfléchissaient chacun de leur coté. L'elfe était un petit peu inquiet. Il n'avait rien fait de véritablement incorrecte, mais il y'avait un petit quelque chose dans le maintient et l'allure de cette homme qui le mettait singulièrement mal à l'aise et le faisait se sentir coupable. Le jeune kaldorei avait le pressentiment qu'avec cet individu, toute demi-vérité ou tentative de mensonge était d'avance, voué à l'échec. La gnome de son coté bouillonnait littéralement de question et avait vraiment du mal à tenir en place : qu'avait il fait, qu'avait il vue, ou était il allé, qu'avait il réalisé au cours de sa vie ? Les questions l'envahissaient par vague et exigeaient à grand cris d'être libérer et poser pour satisfaire sa soif de savoir et de connaissance. Mais de la même manière que le ressentait le jeune voleur, elle aussi percevait un petit quelque chose chez ce paladin, un petit quelque chose qui l'avait dissuadé de mener son interrogatoire. Alaric fini calmement l'inspection de ces jeunes compagnons de table, puis apparemment satisfait, il reprit la parole de sa voix profonde et puissante.

-Si je puis me permettre, pour quel motif avez-vous décidez de jouer un tour à ce pauvre chasseur? leur demanda le paladin ; Il parlait avec la voie de celui qui savait commander sans être remis en question, et dans sa bouche, la question ressemblait bien plus à un ordre sans équivoque plutôt qu'à une simple et banal demande...

-P'tete pasque ces gars la cherche les ennuie à peu près partout ou qu'il vont, et à peu près toujours à d'honnête citoyen qui d'mande rien... enfin en générale, dit Dimzad, la bouche et la barbe débordante de tarte.
-Peut être, qu'au vue de ce qui se déroule dans la forêt d'Elwyn en ce moment, ces gens ont besoin de rire, pas de subir la présence d'un vieux grincheux sombrefer, continua Singwen, surmontant sa timidité, et puis, au final, cela nous a probablement évité d'assister à une bagarre...
-Et vue que mon chère amis nain et moi-même, somme deux joyeux lurons toujours prêt à tout quand il s'agit de pourrir la soirée d'une personne dont la compagnie n'est pas forcement des plus agréable, dit à son tour le kaldorei, un air narquois peint sur le visage, nous avons décidez de faire les choses à fonds! J'ajouterais que l'ambiance de la soirée a été complètement préservée par nos bons soins et loyaux services! Ajouta t'il devant la mine perplexe du paladin, de la sorte, plutôt que de nous chercher des poux la il n'y en a pas, vous devriez nous félicitez chaudement par égard a nos actes civique!
-Tu ne fais pas de phrase aussi longue d'habitudes, espèce d'elfe à la noix! Dit la gnome.
-Pourquoi tu me casse tout mes effets... geignis le kaldorei
-Faut s'avoir qu'on sait s'montrer d'nature généreuse pour certaine chose, comme les tournées que l'on offre gratis ! Vive la bière! Acheva Dimzad, qui avait péniblement réussi à avalé son énorme bouché entre temps... et n'avait rien suivie de la conversation.
Le paladin les regarda tous trois avant de sourire, un air entendue sur le visage. Il se redressa légèrement sur sa chaise avant de poursuivre.
-Vous avez le mérite d'être franc et de dire la vérité, leur dit il en souriant, je désirais juste m'assuré de ne pas avoir à barricader ma porte cette nuit, de crainte que quelqu'un ne m'assomme durant mon sommeil ou ne me fasse discrètement les poches ! Peut être nous verront nous demain matin jeune gens, personnellement, je m'en vais voir notre amis sombrefer afin d'éviter une vendetta inutile de sa part. Ensuite je pense que j'irais prêter main forte aux maréchale et à ces hommes, histoire de finir ce que vous avez si brillamment commencé cette après midi ! Bonne nuit à vous !
-Hep ! Attendez une seconde! s'exclama Dimzad, si vous êtes paladin, ou s'trouve v'ote armure ?
-Ah ? répondit Alaric en riant, je l'enlève dans la plupart des lieux publics et dans les endroits ou je n'ai pas la nécessiter de la porter... ou plus exactement quand je désire me reposer. Sinon je passe la plupart de mon temps à bénir les bonne gens du peuple à tour de main... Dimzad acquiesça du chef, avant de regarder de nouveau du coté du comptoir de la taverne, ou de nouvelle tartes, encore fumante, venaient de faire leurs apparition...

Singwen voyant le nain prêt à se relever envoya sont familier tiraillez la manche de sa tunique de maille, tout en lui montrant les pare de tarte de son petit doigt avant de faire un signe négatif de la tête, agitant sa longue queue touffu au passage. Le nain releva les yeux vers la gnome, affichant une tête blasé.

-Tu sais t'aurais pu m'le dire toi-même, bougonna t'il.
-Tututute Dimzad, si on ne fait pas quelque chose pour te retenir, tu va encore grossir ! Et ne viens pas me dire que ces du muscles ou les proportions généreuse des nains qui veulent cela ! Tu deviens gros et gras!

Le guerrier nain soupira devant sa défaite pendant que la jeune mage luis tirais la langue. Il avait déjà essayé quelque temps auparavant de passer outre l'interdiction de la gnome. Il avait ensuite passer la moitié d'une journée à courir en tous sens, transformer en un petit mouton tout blanc, bêlant furieusement sur un elfe littéralement écroulé de rire et esquivant du mieux qu'il pouvait une gnome qui cherchait à tout prix à le prendre dans ces bras pour le câlinez....

Dimzad ce souvenait encore des trois semaines pendant lesquels Earundril n'avait cessé de lui rappelé l'épisode...Jusqu'à ce qu'il se fasse transformer à son tour. Malheureusement pour la revanche de Dimzad et pour Singwen, le jeune voleur possédait un talisman qui le protégeais de ce genre de désagrément... acquis au marché noir, comme l'appris le nain un peu plus tard.

Dimzad préféra donc se taire plutôt que de subir de nouveau ce genre de traitement...

Les trois amis commandèrent un léger digestif, peu avant qu'Earundril ne pousse un long bâillement sonore, et ne se mette en marche en direction de leur chambre. Singwen et Dimzad lui emboitèrent le pas, le nain remettant à la gnome sa part d'argent gagner grâce à la prime du maréchal pendant sa lente et chaotique ascension des escaliers. Arrivé devant leur lit, situé dans la mansarde de l'auberge, les trois amies firent chacun leur tour une toilette rapide dans le petit espace prévue à cette effet dans un des coins de la pièce. Puis Dimzad et Earundril s'écroulèrent sur leurs matelas de pailles comme deux chiffes molles. Lorsque Singwen eu éteint la dernière bougie, il y'eu quelque minutes de silence avant que le nain, qui avait une idée qu'il trainait dans un coin de son esprit depuis qu'il avait rencontré le paladin, ne décide de prendre la parole de sa voix rocailleuse. - Eh ! Grande oreille, l'paladin de tout à l'heure, sa s'rait pas celui qu'aurait dérouillé la bandes de gnoll dont parlait l'maréchale y a quelque heure ? - Très probablement pourquoi ? Lui répondit l'elfe d'une voie à demie endormie.
- Silence avant que je ne vous assomme tous les deux! S'exclama la voie fluté de Singwen dans le noir. Une brève lueur violette de mauvais augure émanant de ces yeux, illumina faiblement la chambre...
- Nous aussi on t'aime ! Luis répondirent en coeur le Kaldorei et le nain.

Le silence s'installa dans la chambre, peu avant que les songes ne s'emparent des trois amies.
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