Fanfiction World of Warcraft

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Histoire de Shlomite - Tome 1

Par shlomite#255
Les autres histoires de l'auteur

Chapitre 1

Chapitre2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6 : Obi

Chapitre 7 : Un personnage pour le moins bizzare

Chapitre 8 : Le Professeur

Chapitre 9 : Le voyage continue

Chapitre 10 : La Croisière

Chapitre 11 : Le Zeppelin

Chapitre 12 : De nouveaux prisonniers

Chapitre 13 : L'Evasion

Chapitre 14 : Le Tribunal

Chapitre 15 : Le Jugement

Chapitre 16 : L'ultime Combat

Chapitre 17 : L'enterrement

Chapitre 18 : Reflet-de-Lune

Chapitre 19 : L'Archidruide

Chapitre 20 : La Cérémonie

Je me réveillais comme tous les matins au chant du coq dans ma petite maison à Brill. Une journée comme tant d'autre à priori... Je me lève, m'étire, et vais préparer les petits déjeuners pour mes deux enfants Kilyo et Elenith. Kilyo a 10 ans, soit 1 ans de moins que son frère. Leur père est mort en héro lors de la seconde guerre. Il était Lieutenant-Chef dans l'armée humaine de Lordaeron. Je l'ai pleuré... mais la vie continue, il me reste à m'occuper de mes deux enfants. Moi, Shlomite, prêtresse diplômée de Lordaeron. Classe que j'ai choisi non pas par amour de la profession, mais par amour pour mes enfants, pour pouvoir mieux les soigner lorsqu'ils sont malades, ou lorsqu'ils ne vont pas bien. Mais malheureusement, il m'arrive assez souvent d'être convoqué à la capitale pour mission secrète ou pas; souvent pour soigner des groupes, je suis plus (+) là en accompagnateur, et c'est souvent moi que l'on doit protéger... ce qui fait que je m'éloigne parfois, à mon grand regret de ma petite famille, mais, heureusement, ma belle-soeur, la soeur de mon défunt mari les garde lorsque je pars en mission.

Aujourd'hui, je suis convoquée à la capitale par la grande Prêtresse de Lordaeron. C'est assez rare et exceptionnel que cette dame me convoque, elle passe habituellement par d'autres personnes. Ca semble sérieux. Je rentre dans l'immense Cathédrale Blanche, où la grande prêtresse travaille. Elle est habillée en robe blanche comme à son habitude, et elle a l'art de vous rendre plus radieux lorsqu'elle parle. Elle avait cet air grave des mauvaises nouvelles. Dés que j'arrive devant elle, je m'agenouille, puis elle me demande de me relevait, elle commence à m'expliquer ce qu'il en était: "Shlomite, vous ne pouvez savoir à quel point je suis heureuse de vous voir. J'ai eu vent de vos hauts faits, et c'est pour cela que je vous adresse cette mission de toute première importance.

Comme vous le savez sans doute, à la fin de la seconde guerre, les orcs ont été capturés et enfermés dans des réserves. Mais un chef s'est levé parmi eux, un chef répondant au nom de Thrall, c'est un chaman, il s'est mis en tête de libérer son peuple, et pour cela, son clan attaque les villages fortifiés humains aux alentours d'Elwynn. Ce que je vous demande est une mission d'un an extrêmement importante, il s'agit d'aller au front, de défendre les villes à notre méthode, c'est à dire, se soigner nos braves soldats contre la menace barbare des Orcs. Acceptez-vous ce rôle Shlomite ?"

J'étais mal... allais-je laisser mes enfants seuls avec ma belle-soeur ? Devais-je refuser le rôle que la Grande Prêtresse vient de me proposer ? Je répondis: "je suppose que je n'ai pas le choix... ", effectivement, me répondit-elle, vous ne l'avez pas, maintenant, bonne route Shlomite, et que la lumière vous protège". J'aurais préféré que cette fameuse lumière protège mes enfants...

Après avoir préparée les préparatifs du voyage, avoir donné de très nombreuses instructions à la belle-soeur, avoir chaudement enlacée puis embrassée mes enfants, je m'en allais vers ces contrés lointaines au sud. Je pris le gryphon qui m'emmenais à la grande cité de Stormwind via le port puant le poisson de Ménéthil et la puissante cité des nains: Ironforge. Enfin Stormwind; j'aime habituellement cette ville, j'y vais assez souvent en vacances avec mes enfants, mais là, voir tous ces enfants gambader dans la ville accompagnés par cette dame qui un soir a gardé mes petits anges alors que je sortais avec mon défunt maris me brise le coeur, car mon mari est mort, et mes enfants sont bien loin...

A peine à l'entrée de Stormwind, je sens le danger: un grand nombre de gardes sont à l'entrée, vif, et tendant l'oreille... mais c'est assez inutile car on entend les cris Orcs dans le foret d'Elwynn... Déjà j'aperçois un endroit ou des gardes blessés sont allongés, auprès d'eux, des médecins. J'accoure à mon devoir, j'opère avec succès, j'ai l'habitude, mais viens et viens encore de nouveaux blessés, toujours des nouveaux blessés, toujours ces cris dans la foret... Le soir quand je m'endormais, je rêvais d'Orcs tranchant les corps mutilés des humains, je me réveillais en sursaut, ce n'était qu'un cauchemar, mais cauchemar ou pas, impossible de se rendormir... Le manque de sommeil, le travail intense, les peurs quotidiennes, j'en ai toujours eu l'habitude lors de mes missions, mais ces missions n'ont jamais duré autant. 1 an... D'autant plus que vers le milieu de l'année, des nouvelles du Nord sont arrivées, dévoilant des agitations chez les animaux, comme s'ils pressentaient un danger... Je commençais réellement à m'inquiéter pour mes enfants... mais on me rassurait :"des cris d'animaux, c'est rien...". De toutes les manières je n'avais pas beaucoup de temps pour penser à tout ça. Mais le temps paraissait quand même bien long...

6 mois ont passé depuis les nouvelles du Nord, mon devoir ici est fini, on m'a remplacé, un prêtre nain parait t'il, la légende raconte qu'ils ne craignent pas la peur... ça va leurs être nécessaire; il est temps pour moi de rentrer, mes enfants m'attendent. Et c'est parti pour un voyage inverse, je vais à la cité naine, puis à Menethil, mais là, on me dit que les transports vers Lordaeron ont été interrompus. Je commence à avoir des sueurs froides, mes peurs reviennent...

J'imaginais des scénarios catastrophiques bien loin malheureusement de la véritable catastrophe qui se produisait actuellement dans mon pays... Je pris le gryphon vers Southshore pour ensuite continuer à cheval jusqu'a Brill. Le voyage en gryphon dura 11 heures durant lesquelles ma pensée n'allait que vers mes enfants que j'espérais être en vie. Une fois arrivée à Southshore, on m'informa que les voyage en gryphon vers la capitale avait été interrompu, car plus de gryphons ne parvenaient de Lordaeron et ceux que l'on avait envoyé n'étais jamais revenu. J'étais toute pale, mon coeur battait extrêmement vite... Je soufflai, respirai, et me mis en route, ma fidèle jument été rapide, et je parvenais assez rapidement a Brill, en route, j'apercevais des maisons brûlées, des cendres par terre, une odeur nauséabonde envahissait mes narines, mais je continuais encore plus, je n'osais plus pensait, de larmes sur mes joues coulaient... Mais que s'était t'il passait? Arrivé à Brill, je cour vers ma maison sans m'occuper des cris inhumain et menaçant qu'il y a aux alentours. Ma maison est... vide... je hurle au désespoir et appelle à l'aide, je suis en larme... autour de moi, tout brûle... La ferme des voisins, le moulin a coté, mon toit. C'est une véritable catastrophe. Ici et la, des planches de bois arraché et brûlant encore, des corps mutilés inertes. Mes yeux se posent sur un morceau de bois bougeant un petit peu, je vais voir, j'enlève cette planche de bois, en dessous, le vieillard du village respirait à grande peine, sa jambe avait été arrachée comme mordu... Je lui demandais où sont mes enfants? Que s'était t'il passé? Des milliers de questions sortaient de ma bouche, il ne répondit pas tout de suite, attendant patiemment que je me calme. Enfin, il me raconta le fléau mort-vivant, que les céréales apportées étaient contaminées par la peste, que Arthas avait tout brûlé pour pouvoir éviter d'augmenter les rangs des mort-vivant, qu'après son départ des goules avaient commencé à roder... que mes enfants avaient échappé aux flammes d'Arthas, mais il y avait quelques heures, des goules avaient pénétrées la maison, les enfants avaient poussés des cris et s'étaient mis à courir hors de la maison; le petit Kilyo a été vite rattrapé puis dévoré, mais Elenith courait encore, les goules semblaient porté en lui en lui une attention particulière, car il l'attrapèrent mais ne le dévorèrent pas, ils l'enfermèrent, peut être pour en faire un des leurs... S'en était trop pour moi, j'étais effondrée, je pleurais de toutes les larmes de mon corps...

"Mes enfants" criai-je, "Mes enfants! Kilyo! Elenith!... Mes enfants..." je pleurais et criais au désespoir sans faire attention à ce qui m'entourait... car des choses rodaient aux alentours attiré par l'odeur de la chair humaine et par mes cris appétissants... Je les sentais, car mes sens étaient constamment en éveil c'était une habitude chez moi, ma Perception humaine est constamment activé lorsque je me sens en danger, mais je m'en fichais...j'étais anéantie.
Cinq ans ont passés.

La troisième guerre est finie. Je me suis enfuie de Brill, et suis devenu aide-ménagère à Goldshire dans la vaste et verdoyante forêt d'Elwynn, gagne péniblement les quelques pièces de cuivres nécessaires à ma survie.

De nouveau convoquée à Stormwind par la Grande Prêtresse, je m'y rends, rentre dans l'impérieuse Cathédrale Blanche, je m'avance vers le fond de la salle et m'annonce à la dame. Elle me salue, et me présente ma mission. Il s'agit d'accompagner un groupe en mission sur les terres du Nord. Pour cela, il faut que je me rende à la puissante cité des nains, car je suis convoqué par le roi Magni Bronzebeard.

Je prends congé de la dame et me rends dans le Quartier des Nains pour emprunter le fameux Tram des profondeurs construit par les ingénieux gnomes. Ce tram me fait toujours là même impression, celle que tout est possible, que la technologie permet des miracles, qui eut crut qu'un jour les gyrocoptères existeraient... dommage qu'ils ne soient plus si utilisés...
Arrivée à la Ville des Artisans gnome, je me rends à la salle royale. Devant moi le roi entouré de part et d'autres par ses gardes est au fond de la vaste salle, au milieu un groupe de quatre personnes se disputait joyeusement sur l'existence de Tortues dites Géniales... Mon arrivée les interrompis car le roi les interrompit de sa vaste voix: " Bien, vous voila au complet, je vous présente Shlomite, prêtresse émérite. Shlomite, je vous présente Ronith, chasseur venu tout droit de Teldrassil, ses flèches sont parfois critiques pour ses ennemis; Valmont, paladin vaillant de Stormwind, sa présence impose le respect autant par ses ennemis que par ses amis; voici Jalia, guerrier humain à la lame tranchante, elle vous sera d'un grand secours; et enfin, dit-il d'un air amusé, ce petit teigneux de gnome qui n'arrête pas de se chamailler avec les autres depuis son arrivée, il n'a pas encore dit son nom, mais les autres semble le connaître, et, à mon grand étonnement, l'apprécier, ils l'appellent Gnominou, c'est un mage assez puissant, il pourra vous être d'une certaine utilité. La mission que je vous donne est assez périlleuse, et, pour être honnête, je ne crois pas à sa réussite, et cela est du à la cruelle d'absence de nains dans votre entreprise, mais bon, vous avez été tous chaudement recommandé. Donc, voilé notre affaire: vous irez vers Tirisfal afin de délivrer nos frères d'armes nains prisonniers pour leurs immondes expérience dans ces clairières maudites. Nous avons en effet entendu parler d'une nouvelle peste développée par ces infâmes Réprouvés et les pauvres gardes Stormpike vont servir de cobayes. Votre mission est donc de les sauver. Sur-ce, je vous laisse en vous souhaitant bonne chance. Ah j'oubliai, vous serez grassement remercié. Bon courage, vous en aurez besoin!".

Au fur et à mesure du discours, je sentait mon ventre se tordre, c'était un retour au passé que j'avais tenté d'oublier mais qui ressortait presque toute les nuits... ce passé où mes enfants sont partis vers les enfers... Mais Valmont qui semblait avoir l'étoffe du chef interromps mes pensées: "Allez, il est temps de partir, ou ces petits nains vont mourir". Le roi Bronzebeard n'avait pas l'air d'apprécier la plaisanterie si on retient l'oeil noir qu'il adressait à Valmont. Donc nous partons de Ironforge vers Southshore grâce aux majestueux gryphons. C'était gryphons royaux, les gryphon voyageaient en groupe et s'amusaient à faire des figures tantôt des lignes tantôt des cercles, parfois des angles plus ou moins aigus. Arrivés à Southshore, nous montons sur nos montures rapides et respectives et partons vers les montagnes d'Alterac, puis traversons le lac de Lordamere. Plus on avançait, plus le ciel semblait s'assombrir, tout devenait sombre, la nature même semblait mourir en ces lieux maudits.

Puis on atteint enfin la clairière de Tirisfal. On fit alors une pause de quelques minutes, le temps de s'organiser, d'analyser le danger, et de se nourrir du pain et de l'eau invoqués par Gnominou. Lorsque vint le moment du départ, chacun connaissait presque instinctivement la place qu'il devait prendre; on devait avancer en file indienne: d'abord Ronith qui devait en tant que chasseur elfe de la nuit averti détecter les mouvements et les bruits grâce à son Camouflage Elfique, ensuite suivait Jalia qui devait s'assurer de la contre-attaque possible si attaque grâce à sa capacité guerrière de Charger, je suis en troisième, car je devais, au centre, m'assurer de la santé du groupe et ainsi soigner le plus vite possible si le danger se présente, de plus j'ai le moins de défense du groupe, ensuite, Gnominou arrive en avant-dernier, suivi de valmont qui s'occupe de la défense de l'arrière. Plus on avançait plus je me se sentais mal, je fermais les yeux, me rappelais avec douleur les souvenirs du passé, me revinrent les cris de joies de mes enfants jouant dans cette même clairière il y a 6 ans de cela, des larmes me venaient, que je ne cherchais à dissimuler. On approchait de Brill. Il devait être minuit, le ciel était sombre et nuageux, sans lune.

Aucun bruit ne venait troubler cette sombre nuit. Je commençait à penser que les gardes devaient être inattentifs car on était, jusque là, passé inaperçu, c'est à ce moment de ma pensée que Ronith s'immobilise et nous fait signe d'approcher. Il nous montre de son bras un buisson, plus loin, un pont s'élevait. Le buisson bougeait en effet. Mais, on entend des voix derrière nous, il n'y a aucun doute, Valmont s'avance vers le groupe qui commence à former un cercle avec au milieu: Gnominou et moi. Ronith appelle Tidorg son fidèle Tigre-aux-de-sabres qui semble tout excité et en même temps effrayé par ces Réprouvés qui avancent. Ils doivent être 5 ou 6, arrivant de tous cotés. Tidorg grogne, je sent Gnominou fou de rage, sa puissance n'allait pas tarder à éclater, Ronith avait l'arc dressé et prêt à tirer, Valmont et Jalia semblaient prêt tel des fauves à rugir, quant à moi, j'allais faire jaillir la vie de moi, mes sorts allaient fuser: ce retour au passé me rendait folle de rage. La bataille allait bientôt éclater...
Les Réprouvés avançent lentement, ves nous, puis nous encerclent de tout cotés, La fuite bien qu'inenvisagée est inenvisageable. Face à de tel pression, le groupe se resserre. On peut alors voir le visages de nos agresseurs, ceux-ci ont perdu toutes leurs humanités, certains n'ont plus de lèvres, d'autres, plus de joues; ils sont tous courbés et avançent sombrement, à pas saccadés et lent, vers leurs proies. Lorsqu'ils sont à moins d'un mètre et demi, Valmont hurle son fameux cri d'attaque: "AAAAAAAAAAHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!", et cours vers l'attaquant venant de recevoir la Marque du Chasseur de Ronith, ce Réprouvé reçoit les ribambelles de flèches du chasseur Elfe, et est tout de suite à terre; Ronith enchaîne alors les Flèches Multiples. Pendant ce temps Jalia avait chargée le réprouvé diamétralement opposé au précédent. Gnominou, après avoir Métamorphose un Réprouvé, effectuait des sorts de zones enchaînant Explosion des Arcanes, Choc de Flamme et Nova de Glace. Tidorg rugissait, mordait et arrachait les membres des ennemis qui avaient le malheur de l'approcher d'un peu trop prés.

Quant à moi, je soignais par de Soins Rapides les membres du groupe qui nécessitaient mon aide, et fournissais un Bouclier aux plus faibles, surtout Gnominou car ses sorts attiraient particulièrement l'attention. Mais les cinq Réprouvés ne sont pas seuls, affluent des renforts: des gardes, mais aussi ces monstrueuses abominations qui avançent lentement, mais sûrement, un énorme gourdin à la main. L'alerte de Brill a visiblement était donnée. Le groupe est submergé, les corps des soldats Réprouvés commencent à former un tapis assez malodorant, plus on en tuait, plus il en venait. Cela dura plusieurs heures durant lesquelles j'effectuais nombre de sort de soin, et, lorsque j'étais blessée, Ronith me soignait, Jalia était meurtrière, attaquait avec rapidité et puissance, Valmont de même, mais beaucoup plus noblement, les sort de Gnominou fusaient, il ajoutait parfois de puissantes Explosions Pyrotechniques qui consumaient complètement l'ennemi, les abominations étaient plus résistantes, mais beaucoup moins rusé que les réprouvés, les tuaient demandait le peu de ruse dont ces monstruosités étaient incapables...

Aux premières lueurs de l'aube le combat prends fin. Le peu de Réprouvés qui restent s'enfuient. Aprés cette victoire, l'idée folle et mortelle d'attaquer la capitale des Réprouvés se dessine alors dans nos esprits... Mais valmont devine nos desseins et nous rapelle la triste mais inévitable réalité: Ce n'étaient que les gardes de Brill, attaquer le bastion du mal et de la mort Undercity serait été un vrai suicide, car qui sait ce qui se cache sous les ruines de la capitale de Lordaeron, de puissants guerriers de la Horde y ont élus domicile. Ce n'était pas notre mission, cet élan n'était pas un élan de courage, mais de pure folie.

Les gardes de Brill sont exterminés, mais demeurent ses habitants. La ville reste assez dangereuse, Jalia propose alors une attaque discrète et silencieuse, de quoi rendre jaloux les sournois voleurs, proposition immédiatement accepté de tous. Le groupe se met alors à avancer dans la même forme que précédemment, sur ses gardes comme jamais, il s'agit de ne pas éveiller l'attention. C'est effectué sans difficultés. Arrivé aux portes de Brill, on s'accroupit pour décider de la meilleure marche à suivre. Où commencer à chercher? Où peut-on cacher des Nains? Certainement dans des sous-sols, et les seuls bâtiments qui pourraient avoir un sous-sol sont les auberges, car ces auberges ont la même architecture que les nôtres, elles nous appartenaient jadis... L'auberge devient alors la cible principale. Il est alors décidé d'y pénétrer par l'arrière, donc de contourner Brill afin d'éviter d'être repéré. Arrivé devant l'arrière de l'auberge, on la pénètre par la porte de derrière. Un Réprouvé, de dos, occupe une salle éclairée par un feu, un escalier descend vers la cave, l'ennemi est occupé à cuire une espèce de ragoût malodorant aux couleurs verdâtres, Valmont fait un signe à Ronith, celui-ci comprend tout de suite envoie un Tir des Arcanes et qui a l'effet escompté: un Réprouvé au sol et sans bruit.

On entre dans la salle, puis empruntons l'escalier, on s'arrête au milieu. On entend des grognements puissants: il s'agit bien de Nains. Il y a sûrement des gardes en bas, peut être deux, voire trois. Jalia et Valmont précèdent alors Tidorg puis charge l'ennemi qui est aux nombres de deux, le reste du groupe descend, mais les Réprouvés gisent déjà aux sol. La salle est assez sombre, au fond, il y a des tonneaux de vins, sûrement plus utilisé depuis longtemps, depuis le temps de la puissance humaine à Lordaeron. Il y a aussi le but de notre mission: les Nains Stormpike, ligotés et bâillonnés, ils sont aux nombres de six. On s'empresse de les libérer, je les soigne, et Gnominou les nourris. Ils nous expliquent qu'ils étaient au départ douze mais qu'au fur et à mesure, ils servaient de cobaye pour les expériences diaboliques de ces maudits alchimistes Réprouvés. Puis, après une pause d'un quart d'heure, notre expédition de onze personnes se met en route pour le retour, nous remontons l'escalier, et sortons de l'auberge. C'est là que mes yeux s'attardent sur ce qui fut mon village, et lorsque j'aperçus ma maison, mes yeux se remplirent de larmes, elle n'a pas vraiment changée, l'architecture est restée la même, mais la texture s'est assombrie, de mauvaises herbes ont poussée.. Néanmoins elle ne semblait pas pour autant inhabitée.

Valmont nous presse d'avancer, je prend alors une décision en même temps que la parole: "Je suis vraiment désolée, mais vous continuerez sans moi... Je vais rester ici, comme en pèlerinage, auprès de la tombe de mes fils, et je vous rejoindrai. Ne m'attendez pas, et ne vous inquiétez pas, je sais me débrouiller seule". Valmont murmure "je comprends", puis décide que le moment est venu de se mettre en route, et, après m'avoir souhaité bonne chance et recommandé la prudence, le groupe part. Je ne tarderai sans doute pas à les rejoindre.

Je reste seule quelques instants puis me dirige vers ce qui fut ma maison. La porte est entrouverte, il y un feu dans la cheminée à l'intérieur, et il y a quelqu'un si on en croit l'ombre qui se déplace sous la porte. J'entrouvre, un Réprouvé est assis à une table, seul, de dos, comme perdu dans ses pensées. Il m'entend, et en un éclair se lève et se retourne, une dague à la main. Son visage est cireux, noirâtre et verdâtre en même temps, avec des fentes en guise de narine, mais bien qu'effrayant, il m'est familier, lui aussi semble me connaitre, car il ne fait aucun geste ni défensif ni offensif, puis, un éclair passe dans ses yeux, il va attaquer! Vite, je pose sur moi mon Bouclier. Mais il n'attaque pas, il ouvre peu à peu sa bouche comme ébahis, écarquille les yeux comme une personne qui ne crois ce que ses yeux voient, puis ferme la bouche avant de la rouvrir pour juste murmurer par un soupir, avec beaucoup d'hésitation et trés lentement: "maman?"...
"Maman" avait-il dit... "Maman"... mot que je n'avais pas entendu depuis si longtemps.. Qu'est ce que cela voulait dire? Etait-ce lui? Mon fils? Elenith? C'est incroyable.. comment est-ce possible?

Je met ma main devant ma bouche. Mon fils est là devant moi. J'ai peine à le reconnaitre, où est passé son visage? Qu'on me le rende! On ne peut me faire ça! Son beau visage tendre et innocents, où est-il? je le veux. Des larmes aparraissent sur mes pupilles, des larmes chaudes que je n'ai pas envie d'enlever, elles coulent doucement à travers mes joues tracant un sillage à travers mon visage.

Je n'ose le croire, mon rêve devient réalité, mon fils est devant moi.

On se regarde dans les yeux sans oser faire le moindre geste, ni dire le moindre mot, ou gémissement. Une minute longue passe sans que rien ne trouble ce blanc désagréable. Son visage est indifférent, sans expression, il ne dégage aucune chaleur. Une pensée me vint alors: que vaut t'il mieux? un fils mort ou un fils réprouvé? Mais je repousse vite cette pensée avec honte, comment ai-je pu penser à ça ne serai-ce qu'une seconde. Puis, n'y tenant plus, je me précipite vers lui, et je l'enlace. Son corps est froid, cette sensation est étrange, comme enlacer un être sans vie. Il m'enlaçe à son tour. Je ferme les yeux, les rivières continuent à couler de mes yeux, rivière calme et douce, salé. Je ne pense plus. Je ne réfléchissis plus. On est là, Elenith et moi, dans notre maison d'autrefois. Qu'est ce qui a changé finalement? Un changement matériel.. Un changement corporel, l'esprit était resté, je l'aime toujours, sinon plus. Puis je repense à Kilyo, et j'enlaçe d'autant plus Elenith.

Nous sommes longtemps resté là, peut être une demi-heure. Puis, je lui demande comment il va, ce qu'il ressent, ce qui lui est arrivé, ses déboires, sa vie durant ses cinq années. Je lui pose toutes ces questions sans lui laisser y répondre, et lorsque je finis, il ne répond pas pendant deux minutes, cherchant sans doutes les meilleurs mots, le meilleur moyen d'exprimer sa pensée. Enfin, respirant profondément, il répond: "Maman, comment te dire? Je ne ressens plus rien, ni amour, ni peine, ni haine, ni rien, j'ai perdu toutes sensations, je suis mort, mais vivant à la fois...

Comment j'en suis arrivé là? Tu nous as laissée avec Bellatrix, durant un an. Et le fléau a envoyé la peste, Arthas a répondu par le feu et a tout détruit, nous nous sommes cachés dans la maison et avons pu par miracle éviter le feu, mais pas les mort-vivants. Lorsque les goules sont arrivées, elles se sont jeté sur tante Bellatrix et l'ont tuées, l'ont dévorées, nous, nous étions cachés sous le lit, nous avons tout vu, après leur festin, une goule nous a sentie en reniflant bruyamment tel une hyène qui repère un cadavre, on s'en est aperçu, et alors nous sommes sortis de notre cachette et avons courus hors de la maison, je courais plus vite, j'ai laissé Kilyo en arrière, j'ai entendu alors un cri affreux, je savais ce qui se passait, je savais que Kilyo était tombé, mais je ne me suis pas retourné et ai continué à courir, des larmes me sont venus aux yeux, et le temps qu'elles arrivent à mes lèvres, les goules m'avaient attrapés, je n'ai pas tout de suite compris pourquoi elles ne m'ont pas dévorés là. On m'a emmené devant un petit être, de la taille d'un gnome, avec une barbe blanche qui touchaient le sol, son visage était indescriptible et vert, il m'expliqua que j'avais été sauvé par mon agilité et mon endurance, je ferai un parfait esclave du fléau, j'allais être esclave, j'obéirai avec soumission au roi du fléau, le roi Liche, mon esprit n'y pourrait rien, mon corps ne m'appartiendrait plus, il appartiendrait au roi Liche... C'est ainsi que, devenu mort-vivant au nom du roi Liche, j'ai chassé, traqué, tué les humains et plus généralement les vivants.

Après un longue période, quatre ans je crois, j'ai repris possession de mon corps, l'emprise du roi Liche avait diminuée, le fléau devait sans doute avoir été défé, ou du moins bien affaiblis. J'ai tenté de revenir à la civilisation, peine perdue, car ceux qui étaient vivant me fuyaient, ma seule vue les faisaient fuire, émettant des cris... Je suis resté seul et ai érré. Je me suis dirigé vers le seul endroit ou je pouvais me sentir chez moi, c'est-à-dire: chez moi, à Brill, c'est la que j'ai vu ceux qui me ressemblaient et qui ne prenaient pas peur à ma vue, on m'a expliqué ce qui s'était passé, la défaite du fléau lors de la bataille du mont Hyjal, la prise de la capitale de Lordaeron par la ranger Sylvanas qui s'élue reine des Réprouvés, que je faisais partis du peuple appelé Réprouvé, ce qui me convenait puisque j'étais sans identité, c'est ainsi que j'ai repris mon habitation et de par mon agilité, je devins Voleur dans la spécialité de l'Assassinat...

Maman... je te croyais morte. Je ne ressens plus rien mais te revoir faire ressurgir en moi des souvenir d'outre-tombe, des souvenirs que j'avais tentée d'oublier...

Je n'ai pas parlée durant son discours, mais mes yeux se mouillent encore... Pourquoi tant de souffrance.. A son age, il n'avait que 12 ans quand c'est arrivé... il en a 17 maintenant. Comment un enfant peut t'il faire face à tant de difficultés? Son discours était clair, il est devenu un "homme", ou du moins, il est devenu adulte, il a été forcé de l'être, il a connu des choses et des abominations qu'ils n'auraient jamais du connaître.

Son discours finis, je l'enlace encore, je suis heureuse de retrouver mon fils.
Je lui raconte mon histoire depuis le moment ou je l'ai quitté jusqu'a aujourd'hui.
Nous restons ensemble dans la maison, à parler au coin du feu, j'ai l'impression de redécouvrir mon fils.

Mais, dans la journée, des gardes d'Undercity se rendent à Brill pour se rendre compte de l'état des choses, car la rumeur de la bataille de cette nuit a sans doute eut des échos dans la capitale. Elenith qui épiait à la fenêtre, s'en rend compte. Les gardes sont au nombre de trois et sont pour l'instant dans l'auberge où avait eut lieu le sauvetage des otages. Que fallait t-il faire? Se cacher? Combattre? Les gardes pourraient me repérer, et attaquer... Le mieux était dans sans doute de se cacher dans la maison, et si danger il y a, de montrer que l'on sait se battre.

Les gardes viennent de sortir de l'auberge est inspectent maintenant la place principale. Cela est inutile, notre mission s'était déroulée sans encombres et pas dans cette place. Ils semblent s'en rendre compte car ils commencent à pénétrer les maisons et à questionner ses habitants.

Enfin, ils arrivent devant notre porte. Je me cache. Ils frappent à la porte, Elenith ouvre, et les gardes pénètrent sans dire un mot dans la maison, ils jettent un regard inquisiteur sur notre mobilier et le reste de la maison, puis parlent avec Elenith dans une langue que je reconnais être celle des Orcs, langue que je ne connais pas. Il est normal qu'il parle Orc, c'est vrai que les Réprouvés sont alliés à la Horde composée des Orcs, des Trolls, et des Taurens.

Lorsque les gardes ont finis de questionner Elenith, ils se dirigent vers la porte, font un signe de la main à Elenith, franchissent la porte, puis la ferment derrière eux. Je respire enfin, ils sont partis, mais en me levant, je fais tomber un tabouret... grave imprudence, mon coeur bat, car de nouveau des coups frappent à la porte...
Mon coeur bat fort, j'essaye de me et de le calmer. Ma cachette est bonne, mais les gardes ont sans nul doute entendu du bruit...

Elenith, tremblant, ouvre. Les trois gardes s'avancent avec ce même air inquisiteur. Et l'un d'eux, qui devait être le chef parle à Elenith dans cette langue que je ne connait pas, puis Elenith lui répond, c'est là que les gardes à mon grand soulagement et étonnement se dirigent vers la porte, la franchissent et font un signe d'au revoir à Elenith, puis s'en vont vers d'autres occupations et habitations...
Le danger semble être parti. Mais que s'est t'il passé?

Voyant mon regard exprimant l'incompréhension, Elenith m'éclaire en m'expliquant qu'ils sont revenus pour lui dire de les prévenir s'il voit quelque chose d'étrange, chose qu'ils avaient oublié de préciser la première fois.

On peut enfin respirer, les gardes sont partis, je sors de ma cachette.

On ne peut continuer comme ça. On ne peut continuellement se cacher, il faut un monde qui nous accepte tout les deux. Mais il y a cette maudite guerre officieuse, il n'y a pas vraiment de guerre, mais il y a des ennemis presque jurés... Quelle est la solution?... Transformer le monde? Rapprocher diplomatiquement l'Alliance et la Horde? Ce pari semble impossible, utopique... vivre dans la paix.. Cela fait longtemps que ces illusions, ces rêves ont été chassés de mon esprit; les plus grands ennemis de la paix, ce sont les préjugés, car jamais les fiers et dignes Humains ne reconnaîtrons ni ne feront confiances aux Réprouvés... Il y a forcement un moyen.. Peut être vivre en exilé seul avec Elenith, mais ce serait vivre en ermite, fuir la civilisation, le retour à l'état sauvage, et ça, je le refuse; ce serait le dernier recours, il faut trouver autre chose... Mais si ce n'est pas une bonne solution à long terme, elle peut peut-être l'être à cour terme. Vivre caché sous une cagoule noire tel ces sombres seigneurs noirs qui, selon la légende racontée par les livres, convoitaient un certain anneau... Oui... C'est peut être une solution pour l'instant.. Mais vivre ou? Pas ici en tout cas... loin de cette puanteur, loin de cette noirceur, loin de ces prairies maudites. Pourquoi pas sur les Collines de Raven dans les Bois de la Pénombre, prés de Darkshire, dans ces lieux, nous passerons inaperçus.. Personne n'y passe, personne n'y vit à part quelques pauvres fous. C'est peut être un peu dangereux, c'est vrai, mais ça devrait aller Ce serait toujours mieux qu'içi.

J'en parle à Elenith, mais celui-ci ne semble pas très convaincu: "Pourquoi veux tu que je quitte le seul peuple qui m'accepte tel que je suis, et que je parcours le monde pour que tu me "sauves", alors que je ne demande rien, je ne demande pas à être sauvé. Ca me fait plaisir de te voir, mais le mieux est que tu t'en ailles, nous ne pouvons vivre ensemble dans ce monde". Il marque un point. J'essayais de le convaincre, mais c'était assez dur: "Elenith, vient. Tu seras heureux, tu verras, je veux ton bien. Je ne te demande pas de quitter ton peuple, car tu ne peux le faire, ni ne peux en pénétrer un autre. Tout ce que je te demande c'est de venir, pour essayer là-bas, au calme, d'essayer de trouver la meilleur des solutions".

La discussion continua, s'enflamma par moments, et enfin après de longues hésitations et réflexions, il accepta, un peu à contre coeur; et aussi un peu pour voir autre chose, pour oublier.

On doit partir le plus tôt possible, il n'a pas beaucoup d'affaire, juste ses armes, il prend un peu de nourriture, met ses hautes bottes de cuir souples, son manteau noir de voyage, s'enveloppa d'un sombre capuchon qui couvrai d'ombre sa figure, seul la lueur de ses yeux est visible, il a l'air d'un veritable et parfait inconnu auquel il ne vaut mieux pas se fier, ni même approcher...

Il doit être une heure du matin lorsque nous sortons de la maison, il fait froid, un froid glacial. J'appelle ma jument, lui, sa monture, son cheval squelette: grâce à un subtil mélange de connaissances des arcanes, d'alchimie et de nécromancie, la Société royale des apothicaires a rappelée d'entre les morts un grand nombre de cadavres de chevaux, ces destriers morts-vivants sont d'après Elenith aussi forts que lorsqu'ils appartenaient au monde des vivants et bien plus résistants. Mais ils sont obstinés comme s'ils avaient encore la volonté farouche qui les animaient de leur vivant. Mais celui-ci semble docile, Elenith semble le maîtriser parfaitement.

On se met en route en évitant soigneusement les habitations, les rencontres en tout genre, que ce soit du coté de l'Alliance comme de la Horde et nous dirigeons vers les Bois de la Pénombre. On voyage de nuit et dormons dans des grottes, nombreuses car Azeroth est un monde très montagneux. Nous n'avons donc pas de mal à les trouver, puis, nous en chassons ses habitants Ogres, Wendigo, Trogg ou autres sans trop de difficultés. Nous mangeons la viande des animaux chassé, Elenith est assez doué pour la chasse, il est discret, et les animaux ne le remarque pas, puis il leur tranche la gorge, et notre diner est assuré. Mais je ne pense pas qu'il soit capable de combattre un véritable ennemi, il semble trop irréfléchi, il manque inévitablement d'experience. On mange froid pour ne pas attirer l'attention. Ainsi nous avons traversé, durant des jours, en montures, les Montagnes d'Alterac, les Contreforts d'Hillsbrad, les Hautes terres d'Arathi, les Paluns, et pénétrons dans les contrée du roi Bronzebeard à travers le Loch Modan. Puis, nous sommes arrivés devant la porte de la Gorge des Vents Brûlants qui garde l'entrée Sud du royaume des Nains, celle ci est évidement fermée, deux nains en gardaient l'entrée, mais j'en ai la clé. Elenith se camoufle, et nous nous rendons devant la porte, je salus les nains, et nous passons sans encombre. Ils referment la porte derrière nous.

Je suis devant, on marche ainsi environ dix mètres, au cas ou, on ne sait jamais, et la, j'entends derrière moi un cri de douleur, je me retourne, et vois Elenith enveloppé dans un piège de glace, comme emprisonné à l'interieur d'un énorme glaçon... Je me prépare à effectuer un sort de Dissipation de magie pour le libérer quand je vois un ours énorme se diriger vers moi en grognant de manière féroce... Je mets immédiatement mon Bouclier sur moi. Rapidement, mes pensées se précipitent, se bousculent: Qu'est ce que cela veut dire? Qui peut bien nous vouloir du mal? J'entends un coup de fusil, et sens que mon Bouclier me protége, mais que les dégâts sont importants. Le bruit des coups de fusils me permet d'en apercevoir la source, celui qui se cache derrière cette embuscade, celui qui a découvert Elenith camouflé, celui qui a vite déposé son piège, celui qui a envoyé son animal vers moi, son visage est presque entierement caché par une longue crinière de cheveux roux emmêlés et par une barbe broussailleuse, ses deux yeux brillent comme deux scarabées marrons au milieu de ce foisonnement, c'est un chasseur Nain...
Pourquoi cette attaque? Je suis pourtant de la même faction que lui... Après une seconde de réflexion, j'y suis, c'est assez évident, il a vu Elenith et m'a vu, il dû penser que j'étais de mèche avec lui, ce qui n'est pas faux... et il nous a attaqué.. être avec un Réprouvé, les préjugés veulent que cela ne présage rien de bon...

Que faire maintenant? contre-attaquer et tuer un innocent? Comment lui faire comprendre que l'on ne lui veut rien de mal et qu'il est dans l'erreur... quoique.. c'est vrai qu'on complote... plus ou moins... mais pas contre l'Alliance, mais pour notre survie...

Mais je n'ai pas trop le temps de penser aux tournants et aux aboutissants de notre entreprise car je subis les attaques de ce brave chasseur. Je libère Elenith de son Piège de Glace, celui-ci se rue sur le chasseur, lui effectue quelques combos accumulant ainsi de l'énergie, qui libère ensuite en une attaque puissante... Le brave Nain tente tant bien que mal que se défendre, mais en tant que chasseur, il est faible au corps à corps et préfère la distance. Pour se libérer de l'emprise d'Elenith il fait appel à son ours domestiqué qui d'un puissant coup de griffe étourdit Elenith, puis, il commence à le mordre de tout les cotés. Vite, mon sang ne fait qu'un tour, je mets le Bouclier sur Elenith puis cours vers l'ours, une fois à ses cotés, j'effectue un Cri Psychique, l'effet est immédiat, l'ours et le nain fuient comme s'ils avaient vu le diable en personne; l'effet ne dure que quelques dix secondes, mais cela me laisse le temps de lui assener quelques Châtiments, l'une de mes plus puissantes attaques à distance. Le Nain, une fois libéré du sort de Cri Psychique, d'une flèche Trait de Choc, m'étourdit, puis m'enchaîne avec plusieurs flèches Tir des Arcanes. Au même moment, Elenith combattait vaillamment et autant qu'il put l'ours.

Ce que je vois confirme ce que je m'étais dit durant le voyage: les capacités de Voleurs d'Elenith ne sont efectivement pas encore au point, il manque d'entraînement et de technique... C'est normal, à dix-sept ans, on ne peut pas être "professionnel", on est encore "étudiant"...

Le combat continut. Moi contre le Chasseur, et Elenith contre l'ours. Le Nain est loin d'être mauvais, il est rusé, brave, ses yeux marron brillent et pétillent d'intelligence. Mais il est seul, et nous sommes deux, il ne fait pas le poids... Au bout d'une bataille acharnée, de plus d'une demi-heure, l'ours est hors d'état de nuire et Elenith combat un Nain épuisé, si le combat continue, le Nain risque de mourir, ce que je ne veux pas, je demande alors à Elenith d'arrêter le combat, mais celui-ci ne semble pas m'écouter, il continue le combat et le Nain va de plus en plus mal, je demande avec insistance, = mais sans plus de succès.. Elenith doit avoir garder quelques séquelles du temps oû il était un mort-vivant soumis à la volonté du roi Liche, il doit avoir garder un peu de cette cruauté gratuite, un peu de cette inhumanité qui lui a volé son enfance... Son visage traduit en effet la cruauté, une certaine joie de tuer, un goût du sang, un certain sadisme... Je cours alors vers lui, l'enlace et lui murmure dans l'oreille doucement d'arrêter, son coeur qui battait fort se calme peu à peu, ainsi que lui... son visage s'apaise au fur et à mesure que ma voix lui murmure doucement les chants qui avaient bercées son enfance. La haine qui semblait l'animer s'est estompée. Cependant, comment est-ce qu'un être dénué de sentiment peut sentir la haine? Peut être était-ce le contact avec d'autre personne vivante qui lui rendait un peu d'humanité...

Quoi qu'il en soit, le Nain est allongé au sol à peine respirant. Je m'agenouille prés de lui et lui applique un sort de Rénovation qui lui restaure peu à peu sa vie et soigne se blessures, le temps pour moi de lui expliquer simplement et clairement la situation, l'histoire tragique d'Elenith, notre retrouvaille, et notre fuite de Brill... Notre histoire l'émeut car j'ai l'impréssion qu'une larme légèrement bleue semble mouiller son oeuil droit, larme qu'il s'empresse d'essuyer pour garder sa virilité. Il semble comprendre. Il se présente alors; il s'appelle Obi, il est chasseur chevalier-champion de l'armée Naine d'Ironforge.

Notre histoire, et nos problèmes semblent l'intéresser car il propose son aide, en échange de la nôtre. Il doit trouver un certain objet, objet familial, objet se transmettant de père en fils, objet décrivant l'histoire de sa famille depuis son ancêtre Darkath, c'est un rouleau qu'il appelle avec nostalgie le Rouleau de Darkath... cet objet a été perdu par son grand-père lorsque celui-ci effectuait un voyage de la Vallée de Strangleronce vers la glorieuse Srormwind, plus précisément lors de la traversée du cimetière juste au nord de la Colline de Raven dans les Bois de la Pénombre. Cette mission n'était pas incompatible avec la nôtre, d'autant plus que cette expérience nous a montré que le danger est partout.. mieux vaut être accompagné...

La décision est alors prise, nous voyagerons ensemble jusqu'au Bois de la Pénombre, et de là on verra ce qu'il s'agit de faire pour Elenith, car on ne peut le laisser dans cet état là quoiqu'il en dise... Car que vaut une vie dénuée de tout sentiments? Que vaut une vie de mort-vivant? Que vaut une vie ou l'on est hais de tous?

Ce combat nous a fatigué, nous décidons de faire une pause. Obi partage ses vivres avec nous. Le repas se met en place, un repas froid, car il ne s'agit pas d'attirer l'attention, car cet endroit est dangereux, et peuplés de puissants dragons.

Après la courte pause, on se met en route, nous montons sur nos chevaux, quant à Obi, lui monte un majestueux bélier blanc. Puis le voyage continue. Bientôt les Montagnes Blackrock apparaissent et sont franchies sans trop de difficultés, suivi des Steppes Ardentes, puis viennent les terres Humaines, les Carmines, et enfin, les Bois de la Pénombre. Ces Bois ressemblent un peu aux prairies de Tirisfal, c'est une terre sombre, et le fléau y est présent, mais il est faible.

On se rend vers le village des Collines de Raven en évitant soigneusement la ville de Darkshire. Nous commençons à entrevoir les premières habitations du village. Nous descendons de nos montures respectives. Et on avance lentement vers la première maison. Celle-ci semble vide, inhabité depuis longtemps, tout est sombre ici, le vent souffle fort et émet un buit strident, le puits au milieux respire les ténebres, les chauves souris hurlent tout autour de nous, des grincements gémissent des plaintes que l'on croirait venir de chez les morts.. Le fléau a en effet investit le cimetière juste au Nord, mais cela ne me fait pas peur, c'est pas ça qui va nous arrêter.

J'avance devant, les deux autres me suivent lentement, Elenith est en dernier.

Soudain, tout s'arrête, plus de bruit, on dirait que le temps s'est arrêté, je me retourne, et vois devant moi Elenith à terre, Obi a disparu... Cela semble irréel. un millième de seconde plus tard, une dague sanglante est sur mon cou et menace de le trancher si je fais le moindre geste...
Que se passe-t-il ? Comment et pourquoi Elenith est au sol que lui est-il arrivé ? Est-t-il mort ? Je sens que non. Il est encore vivant, mais juste assommé. Où est Obi ? Que lui est-il arrivé ? Et qui tente de m'attaquer ? C'est sans doute un Voleur, un puissant Voleur au vu de la vitesse des opérations qu'il a effectué... J'entends le battement de son coeur à mon oreille. Il est calme, non précipité. Il semble confiant, il est serein, alors qu'il fait face à trois ennemis en même temps. Je sens son haleine chaude à mon oreille. Il est collé tout contre moi, sa dague tranchante touche ma joue, son autre main sur mon ventre, il suffit d'un mouvement de sa part pour...

Inutile de dire que je ne tente rien, et au contraire tente de calmer mon coeur qui joue un valse effrénée, je respire profondément.

Soudain, d'une voie calme et haute, ne dénotant aucune faiblesse, il prend la parole:"Dévoile-toi, je sais que tu es là, montre-toi, ou sinon j'égorge ta copine, la prêtresse". Quelques secondes plus tard, Obi apparaît, son fusil pointé sur l'ennemi, il répond: "Si tu touches à un cheveu, je jure que par la barbe de Bronzebeard, tu ne fais plus partie de ce monde".

A ce moment précis, Obi me fait un signe de l'oeil, et en moins de temps qu'il en faut pour le dire, mon Bouclier est sur moi, et l'ours d'Obi, venant par derrière est sur le voleur. Je me libère alors de l'emprise de ce dernier, et vais réveiller Elenith. Obi dit alors au voleur: "Tu vois, tu n'as aucune chance, rends toi, nous ne te voulons rien de mal". Mais le voleur venait de disparaître, c'était un véritable maître du camouflage, mais ça n'avait pas l'air d'être suffisant... car, une seconde plus tard, il est pris par un Piège de Glace d'Obi. Je profite de ce répit pour le contempler et lui raconter notre histoire, c'est un Humain, il est habillé d'un ensemble en cuir noir, ses dagues brillent d'une lueur blanche, sa tête est ébouriffé aux cheveux bruns mouchetés de gris et, dans son visage pâle et sévère, calme et reposé, brillent une paire d'yeux pénétrant, il ne semble par être homme à agir pas précipitation, ni jamais poussé par la haine, il paraît être un homme qui a connu de nombreuses pertes, il a dû choisir la fuite de la civilisation pour apaiser son chagrin...

Mon histoire racontée, je le libère du Piège de Glace.

Il ne répond rien. Reste impassible pendant dix secondes, dix longues secondes qu'il utilise pour nous contempler, pour contempler ce groupe hétéroclite composé d'Humains, Nains et Réprouvés qui, poussé par l'amour tente par tout les moyens de survivre. Il sourit de manière nostalgique et évasive... Puis s'en va sans dire un mot vers sa maison, en ouvre la porte, entre, et la ferme.

l'évènement de la journée passé, il nous faut bien trente seconde pour se remettre des émotions.

Il y a d'autre maison autour de nous. Nous en pénétrons une. Elle est vide, et semble inhabitée depuis plusieurs années. Le sol est plein de bout de bois, de poussières. Il y a au milieu une table en bois qui semble rongée par les termites, noircie par endroit, il y a également deux chaises, dont l'une a un pied cassé. Les fenêtres sont barricadées par des planches de bois si bien que la lumière a du mal à pénétrer l'unique pièce.
Cette maison va devenir nôtre.

Je repense à ce voleur, à ce qu'il a dut endurer pour sembler, si seul si fuyant la vie.

La journée avait été intense autant en événements qu'en émotion.. J'avais faillit mourir quand même !

Il est temps de se reposer; malgré la couleur sombre du ciel, on est en pleine après-midi. On mangera ce soir, auprès du feu, à la belle étoile, la spécialité d'Obi: de bons morceaux de Viandes de Loups épicés, loups qu'Elenith et Obi chasseront pendant que je ferais le feu. L'endroit étant très peu fréquenté, on peut se le permettre.

Pour le moment reposons-nous.. Nous faisons un peu de place sur le sol, puis nous nous allongeons sur celui-ci, et nous nous endormons un sourire aux lèvres en pensant au bon repas chaud qui nous attend...

Lorsque je me réveille, il fait déjà nuit, il doit être vingt et une heure. Je me lève, et quelle surprise de découvrir une maison propre, plus de poussières par terre, plus de morceau de bois gisants, plus de fenêtres barricadées, on ne se sent plus oppressé par la saleté, par la noirceur. La maison semblait revivre...

Lorsque je sors, Obi est en pleine discussion avec Elenith au sujet de ce qu'on sent en tant que Réprouvé, il ne peut admettre qu'un Réprouvé ne ressente rien, alors que pour lui, le sens même de la vie, c'est ce que l'on ressent, l'amour, la haine, le fait de se sentir bien après une bonne bière de Dun Morogh, après une nuit avec une belle femme, comment vivre sans ça, c'est invraisemblable..

Ils m'expliquèrent alors qu'ils s'étaient réveillé avant moi, et avaient ensemble rangé la maison.. Je me pris alors à penser que Obi ferait un bon père...

Leurs explications passées, je les remercie et leur fait comprendre d'un coup d'oeil qu'il était temps de se mettre au travail: eux doivent chasser et moi faire le feu.

Le repas est enfin prêt, on commence à déguster la Viande de Loups épicés. C'est réellement bon, on se sent plus endurant, on voit plus clair dans ses pensées, la magie émane plus vite de nous...

Vers le milieu du repas, le Voleur sort de chez lui, et s'assied prés de nous, prés du feu. Un étonnement général s'opère et se montre très clair chez Obi qui s'arrête de bouger net, bouche bée, sa main lui servant à manger comme arrêtée en plein mouvement, il est comique ainsi, mais personne ne rit. L'"invité" ne semble pas mal à l'aise, mais sûr de lui. C'en est presque désagréable. personne ne dit mot, mais je sens qu'en lui, un combat s'opère, et cela bien que son visage reste impassible.

Deux minutes passent sans que personne ne disent quoique ce soit. Puis sans aucun geste qui eut put le prévoir, il prend la parole et d'un lentement, et cherchant visiblement les meilleurs mots pour exprimer sa pensée, il dit: "Si vous voulez survivre, votre voleur aura besoin d'entraînement, car il est faible"....
Je n'en revenais pas ! Comme ça, tout de go, il nous parle comme ça ? Décidément cette personne est bizarre !

Il me fallut bien cinq secondes pour commencer à émettre un son: "mais, balbutiais-je, pourquoi ? Qui êtes-vous ? Pourquoi cette aide alors que vous sembliez peu bavard et peu enclin à accorder de l'aide ou un regard à qui que ce soit il y a à peine quelques heures ?!".

Pendant que je pose des questions, il me regarde avec un air étrange, comme s'il m'en voulait d'avoir parler, d'avoir troubler le blanc qu'il avait installé. Puis, son visage se détend, et il sourit faiblement, et reprend la parole "je vais tenter de répondre à tes questions Shlomite, car, je souhaite réparer mes erreurs, et car ta cause me plaît. Je m'appelle Hexiatröhm, et je vis ici depuis que ma famille a été décimé par le fléau. Mes enfants sont entérés dans le cimetière au nord... donc le fléau les a relevé et ils errent sans esprit la-haut. Ils sont morts par ma faute. J'aurai du être la lorsque c'est arrivé, m'occuper de ma famille".

Il fait une courte pause. Des larmes commencent doucement à couler de ses joues, c'est la première fois qu'il laissait transparaître des sentiments. Puis il reprend lentement, d'une voix ininterrompue: "Lorsque le fléau a commencé à s'étendre au-delà de notre continent, égoïste comme j'étais, je voulais de la gloire et suis parti avec la flotte de Lady Proudmore, sur le continent de Kalimdor pour défendre fièrement notre monde face à l'invasion mort-vivante. Et c'est ainsi que, laissée sans défense, ma famille périt". Bizarrement, son visage reprit son calme habituel, plus rien ne laissait transparaître le court moment d'émotion qui l'avait traversé. Il est inutile de lui remonter le morale. Lui dire quoi ! que ce n'était pas sa faute ! qu'il est courageux, qu'il n'est pas égoïste car il a risqué sa vie pour sauvé le monde ! C'est inutile.... Il le sait déjà et je sens qu'il n'a pas vraiment envie d'entendre de sermon et surtout pas d'une étrangère comme moi. Je me tais donc. Et c'est Obi qui prend la parole: "Allons mon gars ? Tu as prouvé ton courage et ta fierté d'une part en défendant Hyjal et d'autre part en acceptant de nous aider. Nous t'en remercions !".

Il adresse un faible sourire à Obi, puis annonce dix secondes plus tard, sans plus de cérémonie: "l'entraînement commencera dès demain matin", puis il rentre chez lui sans se retourner, comme ayant clos toute discussion. Je le regarde partir et dis à Obi: "Puisque tout semble ainsi décidé, demain, dés le début de l'entraînement d'Elenith, nous irons chercher ta relique, ton fameux rouleau". "Par la barbe de Bronzebeard, me répondit-il, tu as raison ! Qu'il en soit ainsi, nous partirons demain, et maintenant, allons nous reposer, un longue journée nous attend !".

Nous allons donc nous coucher et, quelques heures plus tard, il doit être cinq heure du matin, je m'éveille par le bruit de coups sur la porte. Ballante, les membres engourdies, je me lève en grognant pour moi-même "qui ose ainsi troublait mon repos ?" et ouvre la porte. Devant moi se tient Hexiatröhm, converti en professeur, en habit de combat, deux dagues à la ceinture, et sans me dire un mot ni m'adresser le moindre regard, il va chercher Elenith. Je ne lui en veux pas, il est comme ça: un sombre personnage à l'apparence étrange et peu recommandable. L'entraînement risque d'être ardu, je plains Elenith...

Il est temps pour nous de partir, je réveille un Obi ronchonnant, puis, quelque minutes, plus tard, nous nous mettons en route vers le Nord.
Ce n'est pas très loin, vingt minutes à cheval suffisent.

Nous pénétrons dans le cimetière. On sent bien dans cet endroit les dégâts du fléau: des squelettes animés hantent l'endroit. Plus nous montons vers le nord, plus le ciel s'assombrit en prenant une teinte verdâtre et visiblement pas très saine. Une maison délabrée sur une colline apparaît alors, et plus on s'en approche, plus un brouillard vert et putride s'épaissit. Le rouleau doit sûrement être à l'intérieur comme je le fais remarquer à Obi qui acquiesce. Des gardes squelettes sont à l'entrée, à l'aide de sort d'Entrave, destinée à emprisonné temporairement un mort-vivant, et autres, nous surmontons l'obstacle sans problème. D'autres esclaves du fléau rôdent à l'intérieur, tous subissent le même sort: le retour à la tombe. La maison est sur deux étages; nous montons les escaliers. Arrivé en haut, nous trouvons une salle avec une porte menant à une autre salle. Nous ouvrons la porte et pénétrons à l'intérieur un Humain courbé, à l'apparence verdâtre et squelettique, des yeux rouges flamboyants visiblement plus si humain que ça et soumis à la volonté du roi Liche. A notre vue, il se redresse, se place face à nous, et d'une voix glaciale annonce: "misérables vivants, comment osez vous troublez mon travail. Vous n'êtes pas ici chez vous, mais rassurez vous, vous le serez bientôt. Ce cimetière sera votre cimetière....". Puis rapidement, il émet des paroles inaudibles, j'appelle alors mon Bouclier, mais aucun son ne sort de ma bouche, il m'a réduit au silence, c'est un Démoniste. Obi le prend en visée, c'est alors que son fusil crache de puissants coups sur l'ennemi, qui recule, tout en disant des paroles magiques incompréhensible, mais qui ont pour effet cinq secondes plus tard, de l'invocation d'un Marcheur Ethéré, cet être brumeux bleu s'avance lentement vers moi, mais un Ours surgit et attaque le marcheur. Obi assomme avec ses coups de fusils et pendant un court instant le démoniste, ce qui permet à la malédiction qu'il m'avait envoyé de disparaître, je peux enfin parler, et pour montrer ma belle voix, envoie un Châtiment qui envoie et renvoie le Marcheur bleue d'où il vient, puis m'attaque au démoniste. Le combat fut rude, long et impressionnant de techniques magiques.

Enfin, à peine respirant, le démoniste tomba et dans son dernier souffle, je crois voir un sourire, un sourire humain; il est enfin mort, libéré de la volonté du fléau, délivré de son esclavage.

Dans la salle se trouve une table avec de nombreux documents, d'essais et une bibliothèque remplis de vieux livres poussiéreux. Obi se jette sur la bibliothèque, et cherche avec ardeur son rouleau, quant à moi, j'écume le bureau. Au bout de quelque minutes de recherche, j'entend un cri d'Obi: "C'est bon ! Par Bronzebeard ! je l'ai enfin ! Le rouleau de mes ancêtres, je vais enfin pouvoir perpétrer la Mémoire de Darkath !". Je vais vers lui, quand soudain j'entend des pas venant du bas de l'escalier, trois gardes arrivent, ils ont sûrement été alertés par le cri d'Obi. L'ennemi s'avance lentement, l'ours d'Obi grogne férocement, son maître recharge son fusil, quant à moi je me met en position derrière Obi, le combat va bientôt commencer.
L'ennemi avance, puis le combat s'opère, mais celui-ci est fade, ces gardes sont à peine des amuses-gueules face au démoniste qu'on vient de terrasser. La bataille est de courte durée.

Il est temps de partir. Obi prend le rouleau et nous sortons de la maison, l'air est moins pesant, moins maudit qu'à l'arrivée, il semble revivre, c'est sûrement dû à la mort du démoniste. Mais nous ne nous attardons pas. Nous prenons alors la route du retour.

Lorsque nous arrivons au village, nous trouvons Elenith et Hexiatröhm en train de jouer à cache-cache: Elenith doit trouver Hexiatröhm sachant que celui-ci bouge. Le maître voleur maîtrise l'art du camouflage, car l'aire de jeu se limite à la place du village, et Elenith a du mal à le trouver.
Obi et moi décidons alors de préparer le repas, ce sera encore la Viande de Loups épicée, la spécialité d'Obi.

Quelques heures plus tard, le repas est prêt. Elenith commence à manger comme s'il n'avait pas mangé depuis trois jours, mais l'oeil sévère d'Hexiatröhm le surprend et lui fait comprendre qu'il doit se limiter et l'imiter: un quart de viande suffira.

Le repas fini, Elenith va se coucher immédiatement, mort de fatigue, nous laissant Hexiatröhm, Obi et moi manger en silence. Hexiatröhm le rompt en annonçant qu'Elenith n'est pas vraiment au point. Il demande un mois pour le rendre digne du nom de Voleur, en parlant d'une voix monocorde, puis rentre chez lui sans attendre de réponse, et sans accorder de regard à qui que ce soit.

Un autre blanc s'installe, rythmé des bruits qu'Obi émet en mangeant, puis, tout en continuant de déchiqueter son morceau de viande, il me dit qu'il a peut être une solution pour Elenith: il a entendu dire que les Druide de Teldrassil s'étaient intéressés aux changements vivants-réprouvés et avaient étudié la peste, surtout ses effets sur la faune et la flore. Il va essayer de contacter un ami Druide en lui envoyant un message postale via la ville de Darkshire. Il en fut décidé ainsi. Je ne dis rien à Elenith, pour ne pas déranger son entraînement, et surtout pour éviter avec lui une longue discussion et peut être même une dispute.

Ainsi, chaque jour, Obi passait en ville pour acheter des marchandises: balles de fusils, bougies, sel et autres, et récupérer ses messages. Hexiatröhm entraînait Elenith de manière je trouve assez dure, notamment dans la technique du crochetage, il devait ouvrir des coffres, des cadenas, sans clé, je n'ai jamais compris le principe et sans le moindre sourire, Hexiatröhm m'a dit que je n'était pas apte à comprendre les merveilleux principes des techniques des Voleurs.

Elenith s'entraînait aussi dans le combat, sa rapidité était mise en jeu, il devait tourner autour de sa cible et la lacérait de coup de dagues, lorsqu'il faisait cette exercice, il m'impressionnait, je ne voyais pas ses mouvements, il allait trop vite, enchaînant des attaques spéciales, emmagasinant de l'énergie pour après le déverser sur l'ennemi à travers des attaques sournoises et puissantes. Je déteste les Voleurs, en combat, il ne me laisse pas le temps de faire quoi que ce soit, ils sont trop rapides, mais là, j'étais bluffé, c'était un festival de techniques spéciales et rares. Je devenais de plus en plus fière de mon fils, je le regardais avec fierté. J'avais en effet le temps de le regarder bien souvent, car, il faut dire que je ne faisais pas grand chose à part m'occuper des repas et du ménage, une vraie aide-ménagère comme je l'étais à Goldshire, et lorsque je finissais, je sortais pour voir Elenith s'entraîner à devenir meilleu. Je redevenais mère, je redonnais mon attention à mon fils, attention qu'il avait perdu pendant six longues années. Il semblait apprécier qu'on s'occupe de lui, toutes ces années, seul, à l'abandon... le simple fait qu'on s'intéresse à lui semblait le faire rayonner de plaisir.

Deux semaines plus tard, à la fin du dîner éternellement composé de Viande de Loups épicée, Elenith et Hexiatröhm parti, je reste seul avec Obi à discuter de notre situation et de la suite des évènements, son correspondant druide du nom de Elvior connaît par Obi la situation est se propose de nous aider, plus pour mieux connaître les réprouvés que parc qu'il trouve notre cause juste. Elvior était un compagnon d'arme de Obi lors de la bataille du mont Hyjal. Il nous donne rendez-vous à Booty Bay dans vingt jours; là il nous expliquera clairement et de vive voix la situation, et ce qu'il pense être un solution à notre problème.

Il s'agit de convaincre Elenith de partir. Que lui dire ? la vérité ? la voudrait-il ? Accepterait t-il de redevenir Humain ? Cela reviendrait à renier son état, à renier son peuple. Et même s'il acceptait, que serait-il ? Pourrait-on faire confiance à une personne qui a renier son peuple, qui a renié le peuple qui l'acceptait tel qu'il était ?

Mais je l'aime, et ne peux considérer qu'une vie sans - ou presque sans - sentiments est une vie digne d'être vécue. Et je dois lui faire comprendre, le laisser comme ça serait le perdre alors que je viens de le retrouver, le perdre encore une fois. Il faut que je le convainque, il faut qu'il vienne. Mais quand lui dire ? L'argumentation risque d'être rude. Suis-je obligé de lui dire la vérité ? Ou dois-je lui inventer une raison ? Laquelle ? Lui prétendre un voyage de tourisme ? Pour visiter le monde, pour lui changer les idées ? Je suis sceptique... non... Il vaut mieux lui dire la vérité. Si je lui mens, je sens que çe se retournera contre moi, et je n'ai pas envie que la décision la plus importante de sa vie sois basée sur un mensonge, il faut que je lui dise.

Une semaine plus tard, je me décide enfin à la lui dire: après le dîner, je rentre avec Elenith à la maison, j'hésite. Quant à lui, il baille, sa journée a été comme à l'habitude, c'est-à-dire épuisante. Enfin, je me lance: "Elenith, pour toi, pour te rendre ce que tu as perdu, ta peau, tes sentiments, l'amour que je t'avais donné mais que ce maudit fléau t'a pris, tout ça, c'est pour ça que nous sommes partis de Brill, c'est pour ça que nous allons continuer dans ce sens, je mettrai tous les moyens que j'ai en ma possession, tous, mais je jure que je te sauverai, mais..." je prends ma respiration avant de reprendre: "veux tu être sauvé ?".

Ce n'est qu'au bout de dix interminables secondes qu'il répond enfin: "Maman, j'ai beaucoup apprécié ces derniers mois, j'ai retrouvé des sensations que je croyais perdu à jamais, j'ai senti que j'étais quelqu'un, et non pas un simple soldat dans une armée, je suis devenu quelqu'un de particulier, on s'intéresse enfin à moi, je ne suis plus une bête d'un troupeau. C'est pour ça que je décide de te suivre, je veux retrouver ce que le fléau m'a volé." Sur ce, il partit se coucher.

J'en restai bouche bée ! Je ne m'attendais pas du tout à cette réponse, mais il semble avoir compris. Mais la manière dont il a parlé, la manière dont il est partit ensuite, tout ça me fait pense à Hexiatröhm, il lui a sans doute appris à clarifier son esprit, à ne pas laisser ses sentiments intervertir dans ses pensées. Par ce travail sur lui, il devient capable de réfléchir plus vite, il est en train de ressembler de plus en plus à son maître. Est-ce une bonne chose ? Je ne crois pas, sur le plan sentimental ni sur le plan humain, Hexiatröhm ne semble pas être un bon exemple. Dès que l'entraînement d'Elenith sera terminé, nous partirons.

Et il fut terminé à temps, soit une semaine après. Il nous prouva sa force en disparaissant en pleine discussion et en apparaissant une demi-seconde plus tard chevauchant l'ours d'Obi, oui... il était enfin prêt.

Pour éviter les au-revoir et autres remerciements qu'il ne semblait pas apprécier, Hexiatröhm nous fit un bref hochement de la tête qui signifiait trés certainement: "j'ai été ravi de vous connaître et au revoir", et, comme à son habitude, s'engouffra dans sa maison en prenant soin de fermer la porte derrière lui.

Il est temps de partir vers le Sud en direction de Booty Bay.
Le voyage vers le Sud dura cinq jours, il se déroula sans encombres majeurs, et on arriva à temps à Booty Bay pour le rendez-vous nocturne fixé par Elvior.

Booty Bay, cette ville m'a toujours étonnée, et aujourd'hui, depuis la récente "paix" entre l'Alliance et la Horde, plus que n'importe quand. Dirigée par les gobelins, ces petits êtres verts au nez crochu, aux grandes oreilles en pointes, aux yeux pétillants de malice, la ville proclame sa neutralité et c'est donc assez inhabituelle de croiser sans aucune hostilité des membres de la faction opposée. Je ne crains plus non plus d'être attaquée car j'ai appris que les entrepreneurs d'hostilité étaient renvoyés de la ville à grands coups de haches par les Cogneurs gobelins. Car si les gobelins sont neutres, ils ne s'occupent pas non plus des affaires des autres, et donc nombres d'affaires parfois douteuses se déroulent à Booty Bay. Ce port haut en couleurs semble plein de vie avec ses toits jaunes, ses morceaux de bateaux utilisés pour construire les bâtiments, ses fils marins partout et surtout sa fameuse statue de la neutralité représentant un fier gobelin de plus de dix mètres de haut accueillant les navires marchands et les voyageurs.

Le rendez vous est dans la taverne principale à l'autre bout de la ville. On s'y rend. La salle est éclairée à renfort de bougies, on sent l'odeur de la bière à plein nez, et le barman gobelin essuie un verre à l'aide d'un torchon sale. C'est assez vide avec quelques vagabonds et voyageurs, surtout des Trolls, la plupart enveloppés du cagoule bleu marine très foncée. Obi me désigne du doigt un Elfe de la nuit, de dos, au fond de la salle. On l'approche puis occupons les places libres à sa table. Il était grand et robuste, au teint violet et aux cheveux épais et bleus, il avait le visage des gens qui ont vu, des rides traduisant un certain âge tout en gardant une certaine fraîcheur.

Obi, qui ne perd pas le nord s'écrie: "Ah! mon bon vieux Elvior! ça me fait plaisir de te revoir! Je te présente Shlomite et son rejeton Elenith". Elvior nous adresse un sourire et un geste de bienvenue, puis nous explique la situation et ce qu'il convient de faire: il ne connaît pas les moyens de rendre à Elenith son état initial mais il a étudié le problème auprès de son maître à Teldrassil. Je lui demande alors si la présence de vivants peut le transformer, ou du moins l'aider, il me répond par l'affirmative, me disant que ça pouvait lui rendre certains sentiments enfouis, mais que ça ne pouvait en aucun cas lui rendre son apparence ni la totalité des sensations qu'il a perdu. Néanmoins, selon lui, son maître connaîtrait le secret qui permet la transformation.

Il faudrait donc se rendre en Kalimdor, à Teldrassil pour rencontrer ce fameux Druide. C'est pour ça qu'il nous a donné rendez-vous à Booty Bay, un port neutre, car on ne pouvait voyager par les navires de l'Alliance, et il était impensable d'utiliser les zeppelins de la Horde. Il fut donc décidé ainsi, on irait par bateau jusqu'au port gobelin de Ratchet puis nous voyagerons en monture jusqu'à Teldrassil.

Le prochain bateau part dans une demi-heure, on s'y rend.

C'est la première fois que je voyage en bateau, car je ne suis jamais encore allé en Kalimdor, ce continent n'ayant été découvert qu'il y a peine quelques années. La terre des Orcs suivie de l'immense forêt d'Ashenvale nous attendent!

Le bateau part, naviguant paisiblement sur l'eau, il doit être trois heures du matin, et, bizarrement, je ne suis pas fatiguée. L'air marin me monte au visage, je respire, je suis heureuse: je suis sur un navire paisible avec Elenith en route vers Kalimdor, pour le rendre humain, tout va bien, aucun problème à l'horizon, j'en vient presque à penser que la vie est belle. C'est presque un départ en vacance, c'est assez grisant de voyager vers l'inconnu, c'est peut être l'air marin qui me donne cette impression de quiétude, et de repos.

Le bateau est parti il y a peine une demi-heure, et déjà, je ne voit plus la terre, de tous cotés, la mer s'étend avec ce calme, cette sérénité et cette infinité, là, je m'imagine des sages philosophes à longue barbe blanche, sourcils broussailleux et affublés de lunettes commenter dans leurs petit carnet que l'homme n'est qu'un microbe dans l'immensité u monde. Je les laisse à leurs théories, ils ont sans doute raison, mais moi, à cet instant, je me fiche d'être un microbe, ou une vermine, je suis heureuse, et c'est tout ce qui compte.

Le voyage est de deux mois, deux mois de repos, de vacances, une vraie croisière, je me réjouis d'avance rien que d'y penser.

Les semaines passent, repos, repas, sieste et pêche se multiplient, Elenith s'avère être un redoutable pêcheur, mais il ne fait pas le poids face à Obi et Elvior.. Les poissons pêchés rythment tout nos petits-déjeuners, repas, et dîners, je m'étonne que ce ne soit pas à en vomir, car visiblement ce n'est pas le cas, c'est sûrement dû à la cuisine d'Elvior, il les cuisine de telle sorte que le repas se digère sans problème.

Un mois passe, c'est la nuit, je traîne sur le pont. Elenith, Obi et Elvior dorment à points fermés dans des hamacs. Je pense que je vais aller me reposer, m'étendre, mais je ne pense pas dormir, pas fatiguée, je vois pas comment je pourrait l'être, je me suis réveillée à midi aujourd'hui par l'odeur du poisson grillé. Je m'allonge, le bateau tangue un petit peu, et il y a ce calme, mais quel calme!

Dans cette position, je suis bien, et je me mets à penser à la rencontre avec ce Druide, le maître d'Elvior, comment allons nous le rencontrer, devrons nous traverser Darnassus la capitale des Elfes de la nuits? Ca risque d'être dur, je pense même irréalisable.

Je me mets alors à réfléchir pendant dix minutes à des situations pour atteindre notre objectif et donc ce druide, quand quelque chose capte mon attention: je crois entendre des cris lointains, des cris assez saccadés, comme un écho.

Je me redresse, qu'est ce que c'est? je n'entends plus rien, le calme plat, le même calme marin qui semble caractériser notre navire. Je dois me surprendre à rêver... je me recouche.

Deux minutes plus tard, la même chose, le même cri, mais il semble s'être rapproché, je ne suis pourtant pas en train de rêver, je me redresse, et tends l'oreille, un nouveau cri me revient, la source semble très proche, je sors du hamac, et monte sur le pont, je scrute la mer de tout cotés, rien, ce n'est pas possible...

La lune est clair ce soir, et je vois son reflet briller sur les eaux sombres de la grande Mer. Soudain, la clarté de la lune semble diminuer, un cri me parvient, ce n'est pas possible, il provient de plus haut, je lève la tête vers la lune, et, à moins de cent mètres, un immense navire volant vogue au-dessus du bateau, il est porté par un immense ballon. je reste bouche bée, bien que je n'ai jamais quelque chose de semblable, je sais ce que c'est, du moins je le devine, je sens mon ventre se serrer, c'est un zeppelin, et les seuls à en posséder, c'est la Horde...
Le zeppelin s'avance lentement vers le bateau, je reste immobile, impossible de faire le faire mouvement, mes yeux ébahis scotchés sur cet immense bateau volant qui vient inexorablement à notre rencontre.

Qu'est ce que ça veut dire ? Les zeppelins ne passent jamais par là. Que se passe t'il ? Que veulent t-ils ? Paisible ? Hostile ? Nous sommes sur un bateau gobelin, ils ne peuvent attaquer un tel bateau ! Les Gobelins sont neutres ! Et pourquoi nous attaquerai t-ils ?

Ils en veulent sans doute à Elenith, mais pourquoi ? comment ? La seul pensée de voir Mon fils en danger fait vibrer tout mon corps, mon sang ne fait qu'un tour: Je hurle, et cours chercher Obi, Elvior et Elenith; je les trouve bien évidement en train de roupiller copieusement. Mon cri ne les a pas réveiller... Je ne suis pas étonnée, la sieste est leurs passe temps favoris... Mais je n'ai pas le temps de les réveiller en douceur, je les secoue chacun violemment par les épaules. Ils se réveillent en ronchonnant des paroles inaudibles, et en se massant la joues frappées par mes soin. Je leurs hurle la situation: "Horde droit devant !". Un éclair passe dans les yeux d'Obi, il se lève d'une traite, siffle son ours, soulève Elenith d'une main et le met debout, s'habille en vitesse, prend son fusil, et sort dehors, je l'accompagne suivi d'Elenith et d'un Elvior métamorphosé en une puissante panthère violette et sombre aux yeux jaunes brillants.

A quelque dizaine de mètres au dessus du pont, le zeppelin vogue tel un sombre nuage au dessus des flots. Un cri orc surgit, et une dizaine de personnes sautent du zeppelin et atterrissent sur le pont plus ou moins vite, certains en planant véritablement, ce sont des représentants de toutes les classe de la Horde, et de tout ses peuples, certain ont le Bouclier prêtre, D'autre, la protections des Mages. Obi commence à tirer, je lui un met un Bouclier, Elenith disparaît et réapparaît, valsant comme une ombre au milieu des ennemis, sa dague se baladant férocement et habilement sur tout les corps ennemis, distribuant généreusement des blessures en évitant le favoritisme, Elvior quant à lui, griffe, et égorge avec rapidité et précision, saute d'ennemis en ennemis tel un véritable félin. Le combat est rude. Mais, malgré notre bravoure irréprochable et notre férocité inébranlable, nous sommes dépassés, il en arrive toujours, et ce ne sont pas de simples guerriers, ils sont résistants, rusés et malins, maîtrisant véritablement et visiblement les arts de la guerre et du combat.

Le ciel qui tout à l'heure était si calme, est maintenant déchaîné, de sombres nuages noirs et épais sont apparus, la pluie tombe à torrent, c'est une tempête, la mer semble en colère, de puissantes vagues hautes comme des cathédrales jaillissent et font tanguer le navire. Je lève les yeux vers le zeppelin et comprend ce qui se passe: des chaman et des druides exécutent des sorts, hurlent des paroles incompréhensibles, invoquent leurs démon et leurs croyances, et le ciel semble répondre à leurs demande.

Je soigne tant que je peux Elentith, Elvior, Obi et son ours, mais je suis dépassé, il y en a trop, et les prêtres ennemis soignent leurs alliés.

Quand soudain, j'entend un cri derrière moi, je n'ai pas le temps de me retourner, je reçois un puissant coup de masse en peine tête, puis je ressens une douleur intense, je vacille et tout deviens blanc, j'entend encore le bruit de la bataille, les bruits de la mer en pleine tempête, et le hurlement au désespoir d'Elenith: "Non ! Maman !...", puis, plus rien, un silence de mort...

J'ouvre les yeux, un mal de tête m'insupporte, un plafond sale et noirâtre me fait face, je me redresse difficilement en gémissant un mal à la tête et regarde autour de moi, nous sommes emprisonnés dans une geôle. Mon réveil a attiré l'attention du groupe car Obi et Elvior me regardent avec des yeux ronds, j'interromps visiblement une partie de carte, vu le paquet qu'ils avaient en main.

Obi se lève et s'approche de moi, s'agenouille, "Bien dormi ? Et dire qu'on me reproche de dormir longtemps ! Par la barbe de Bronzebeard, tu a dormis trois jours d'affilés ! Le coup que tu as reçu était puissant mais quand même ! Ah si ce maudit guerrier Tauren ne t'avais pas assommé, tu aurais peut-être.. non, ça aurait servi à rien... ils étaient trop nombreux.... Par Bronzebeard, un nain ! Se faire emprisonner par ces sauvages ! On aura tout vu ! Enfin, Shomite, viens te joindre à nous, on essaie en vain de plumer Elvior, mais, c'est le contraire !". En effet, toutes les épluchures de cacahuètes étaient du coté d'Elvior, le coté d'Elenith et d'Obi restant désespérément vide.

Le regard d'Elenith me questionne sur ma santé, je lui répond par un sourire et vais les rejoindre à la table de jeux, c'est un poker: le Ratchet, un mode de poker où chacun a deux cartes qui lui sont personnel, cinq cartes sont sur la table, et l'ont doit, avec ces cartes, faire les combinaisons classiques du poker. Je ne suis pas très chanceuse, et me fait plumer par Elvior au bout de cinq jeux.

Durant le jeu, ils m'expliquent le déroulement de la bataille après mon évanouissement: des dizaines de guerriers sautaient du zeppelin sur bateau, ils ne pouvaient humainement faire face, Obi analysa alors la situation: ils étaient dépassés par le nombre et, moi évanoui, il valait mieux se rendre, il jeta un coup d'oeil à Elenith qui comprit de suite. Ils se rendirent. Une échelle en fil descendit du zeppelin et vint de mettre à hauteur du pont, invités par leurs ennemis, ils montèrent, un Tauren m'a porté, on nous enferma sans nous dire le moindre mot malgré les protestations d'Obi.

Les repas se faisait deux fois par jour, le repas était tout à fait correct, ce n'était pas un repas de prisonnier, des Ragouts de langoustes ou de homards.

Notre prison était composé de quatre lit fait de peau d'ours et d'un trou pour les besoins corporelles, ce trou était très petit et le sol était en fer, impossible de s'enfuir, surtout qu'on survolait la mer, au dessus des nuages. La salle était gardé par deux guerriers Orcs qui ne semblaient pas faire attention à nous et jouer également aux cartes, mais je suis sure que toutes tentatives de fuites seraient tout de suite repérée et avortées.

Les journées passent, les langoustes et homards se digèrent, et le stock d'épluchures de cacahuètes d'Elvior augmente.

Je le réalise alors: la direction de ce zeppelin ne peut être autre qu'Orgrimmar, le puissante cité et nouvelle capitale des Orcs. Je n'ai jamais vu de cas de ce genre, mais il ne me semble pas me souvenir qu'un membre de l'Alliance soit sortit vivant de l'antre d'Orgrimmar... Il ne faut pas se leurrer, notre sort est la mort... Mais pourquoi nous ont-ils fait prisonnier ? pourquoi ne nous ont-ils pas tués ? Que veulent-ils, pourquoi nous nourrissent-ils de langoustes et d'homards ?

Une semaine plus tard, l'engin volant entame une descente. Le capitaine du zeppelin, un Troll, viens nous ouvrir la porte, nous sortons sur le pont, surveillés de prés par presque tout l'équipage..

Peu après, le zeppelin débarque, des gardes nous attendent sur la plate-forme d'arrivée, ce sont cinq guerriers Orcs. Ils nous escortent jusqu'à Orgrimmar sans nous accorder le moindre regard. Toutes résistance est évidement à éviter.

Dés notre en ville, nous faisons l'objet d'une excitation et d'un attroupement, surtout des enfants Orcs. On nous montre du doigt, certain vieillards crachent avec dédain à notre vue.

On nous emprisonne prés du Drag, un quartier de la puissante Orgrimmar.

Je ne peux m'empêcher de penser que nos ennuis ne font que commencer...
Ca fait une dizaine de jours que nous sommes arrivés à Orgrimmar et personne n'est encore venus nous rendre visite, j'ignore ce qu'ils nous réserve... Que va-t-il se passer ? La mort est-elle au rendez-vous ? Sûrement... Je suis très angoissée.

Nous sommes seul dans la prison. Ca ne nous change pas trop du zeppelin... C'est une salle carrée assez sombre, des bancs en briques adossés aux murs, des araignées partout. Mais bon, comme dans le zeppelin, on ne peut pas dire que nous soyons mal traités, nous sommes assez bien nourris: de la Viande de Kodo roti. Quatre gardes sont relayés pour nous surveiller en permanence.

Cette ville est une véritable métropole ! A travers les barreaux de la prison, on aperçoit des personnes de tout les horizons: Trolls, Taurens, Réprouvés et évidement Orcs. Des cris de partout, jamais de calme, la ville est incroyablement vivante et bavarde.

Le peu de ciel que l'ont impercoit est invariablement jaunâtre avec des teintes rouges, l'air est chaud et lourd, le contraire m'aurait étonnée: Orgrimmar a été construit dans Durotar, une terre désertique et rude qui dit-on "crache ses habitants". Le nom de cette terre est en hommage au père de Thrall.

J'ai l'impression d'être la seule du groupe à être angoissée: Elvior, Obi et Elenith sont désespérément calme, c'est à croire qu'il ne voient pas le danger, à moins qu'ils ne montrent pas leurs angoisse, c'est possible... En tout cas, ils le font bien...

Deux semaines après notre arrivée, la puissante Orgrimmar nous réserve une petite surprise. Ce jour là, il devait être dix heures du matin, des hurlements et des clameurs se font entendre dans la ville; nous ignorons de quoi il s'agit. Elenith croit entendre des cris de joies. Les clameurs se rapprochent, bientôt une foule s'amasse devant la prison, et des gardes crient des paroles orcs qu'Elenith traduit: "Poussez-vous ! Ecartez-vous ! Laissez passer les prisonniers !".

Immédiatement, je me lève et me précipite vers les barreaux pour mieux voir. Que va t-il se passer ? Vont t-ils nous sortir de là ? Vont t-ils nous poser des questions ? Vont t-ils nous juger ? Vont t-ils nous tuer ? Mon coeur bat trés vite. Mais, quelques instants plus tard, je me rend compte qu'il n'en ai rien.

La foule s'écarte et quatre guerriers Taurens s'avancent, escortant, au centre, deux personnes que je reconnais être des Humaines. Ce sont visiblement des guerrières. Elvior, un sourire aux lèvres: "Mais je les connais, ce sont Yucie et Radasse, je les reconnais à leurs forme particulières, Radasse est celle de droite. Ne leurs voyez-vous pas des attributs naturels particuliers ?". "Ah oui, s'exclame Obi, elles ont des formes appétissantes là où je les aime ! Par Bronzebeard, je les aimerais bien dans mon lit !". Effectivement, ces deux Humaines étaient facilement reconnaissables: Radasse avait de grosse cuisses, quant à Yucie, sa poitrine était volumineuse.

Je jette rapidement un regard à Elenith: il est, comme à son habitude, sans expression...
Croisant mon regard, Obi, prend Elenith par la hanche: "Et, dis moi, qu'est ce que tu en pense ?". Elenith ouvre la bouche pour répondre, mais il est interrompu par l'arrivé des gardes: le plus grand Tauren (il devait mesurait plus de deux mètres trente) se place devant la porte de la prison, cherche dans sa grosse poche des clés ridiculement petites pour ses mains, et, sans un mot, ouvre la porte. Instinctivement, nous nous plaçons au mur diamétralement opposé à l'entrée. Deux des gardes se mettent alors devant la porte, presque au garde à vous et les prisonniers entrent.

Radasse et Yucie sont visiblement énervées, elles ont ces yeux caractéristiques d'une tempête psychique intérieure. Elle doivent certainement être furieuse de s'être faites avoir ainsi.

Devinant ma pensée, Elvior, alors que les gardes ferment la porte et que la vie reprend son cour à Orgrimmar, m'explique sur le ton de la plaisanterie que Radasse et Yucie se chamaillent continuellement et se moquent l'une de l'autre concernant leurs formes abondantes respectives. Les deux femmes jettent alors des regards meurtriers sur un Elvior qui ne se sent pas le moins du monde gêné.

C'est bien ce que je pensais: Je suis la seule à m'inquiéter d'être dans le ventre même de l'ennemi, et je n'osais pas, au risque de paraître pour une vieille peau, angoissée de nature et stressée leurs ouvrir les yeux, j'ai alors la triste impression qu'ils ne se rendent pas compte du danger.. J'espère avoir tort.

Les parties de Ratchet reprennent et Elvior trouve alors un nouveau maître en la personne de Radasse qui commence déjà à entasser ses épluchures de cacahuètes. Les Kodos se digèrent au fils des jours qui passent sans que personne ne vienne les troubler. Elenith commence alors à devenir pensif, et lorsque je lui demande ce qu'il pense, il me ment: "rien, je suis juste fatigué" où "c'est que j'ai trop mangé".

Il jette parfois un oeil sur Yucie. Serais-t-il attirée par elle ? Me fais-je des idées ? Comment est-ce possible ? Comment peut t-il éprouver des sentiments ?

J'en parle à Elvior, celui-ci me répond :" C'est possible qu'il ressente quelques attirances, mais ce ne sont pas des sentiments fort et poignant, je pense, c'est comme aimer être auprés du feu, ou aimer les lents et émouvants remous de l'écume dans la mer, être émerveillé par la beauté de la nature, mais je ne pense pas qu'il puisse éprouver de vrai sentiments, comme un homme aime une femme. Nous ne faisons pas ce voyage pour rien".

Le soir même, je me rend compte que ce n'est pas Yucie qui tourmentait l'esprit d'Elenith, mais un projet: Aprés le repas composé éternellement de Viande de Kodo rôtie, Elenith nous demande à voix basse de ne pas partir et nous explique étonnement calmement et posément son projet: "Nous allons, ce soir, nous échapper d'Orgrimmar". Voyant nos tête exprimants un profond étonnement et presque de la pitié, il continue: "Comme vous l'avez sans doute remarqué, nous sommes gardés par quatre gardes en permanence. A un moment, j'ai remarqué que deux des gardes s'en vont faire un pause, c'est là que nous allons agir....".
Vers deux heures et quart du matin, alors que le groupe semble dormir à points fermés, les gardes se disent quelques mots et deux d'entre eux se lèvent et sortent. Une fois les deux gardes sortis, Elvior et moi nous levons, Elvior exécute un Sarment enracinant un des gardes dans des hautes et puissantes racines invoqués et émergeant véritablement du sol, tandis que je prends Mentalement le contrôle du second qui, ainsi, et contre sa volonté, égorge, de sa hache, et de manière silencieuse, son ami emprisonné dans les Sarments. Elenith a eu le temps d'ouvrir la porte grâce à la technique du Crochetage. Je fais venir le garde mentalement contrôlé dans la prison, nous sortons, et fermons à clé la porte de la prison et emprisonnons ainsi le garde dans sa propre prison.

C'est alors qu'Obi nous préviens en fronçant les sourcil de l'arrivée des deux autres gardes. Nous nous mettons alors face aux murs, de telle sorte que l'ennemi ne nous voit pas.

Les deux Orcs entrent, Yucie et Radasse Chargent les deux ennemis qui n'ont pas le temps de dire un mot et se retrouvent assommés. Elvior grâce à sa puissante masse corporelle soulève un Orc, Radasse et Yucie soulèvent le second, et emmènent les deux Orcs à la prison, ou l'Orc qui y était emprisonnée a été préalablement enraciné par le Sarment d'Elvior. Elenith réouvre la porte et on y entasse les corps temporairement inanimés avant de refermer la porte et de partir. Nous prenons alors nos armes qui étaient restées jusque là posées sur une table de la prison.

L'opération et a été exécutée en silence et avec succès. Le meurtre de l'Orc était nécessaire au plan. Les autres ont été épargnés afin de limiter la casse au cas où la mission serait avortée.

Orgrimmar, tout comme Ironforge, n'est pas calme, même la nuit, et des gens sont dehors, les tavernes sont ouvertes et les ventes aux enchères battent leurs plein.

Nous nous faufilons en silence derrière les maisons, avançant tout doucement, nous cachant à chaque instant. Obi nous chuchote à tout moment la prochaine direction: "à droite", "à gauche", "derrière la maison", "derrière les tonneaux" ou "en arrière toute ! danger !"...

Nous nous dirigeons vers la sortie de secours et non l'entrée principale, trop dangereux. Nous passons ainsi la Vallée de la Sagesse et celle de l'Esprit, enfin on arrive à la sortie.

C'est là qu'on entend derrière nous une voix forte, puissante presque tonitruante: "Hun, hun... Alors ? On essaie de s'échapper de ma cité ? Très bien tentée, mais votre entreprise a échouée, et vous n'allez pas tarder à regagner votre cellule !".
Le groupe s'arrête, plus personne n'ose bouger ni même respirer.

Je sens mon ventre se serrer. Est-ce lui ? Est-ce celui auquel je pense ? est-ce le puissant et redouté chef d'Orgrimmar et de la Horde ?

Je me retourne, je ne m'étais pas trompée, se tient devant nous Thrall, un rictus aux lèvres et monté sur son loup royale et accompagné par cinq grand Orcs.

Obi chuchote: "Par Bronzebeard, ca sent le roussi, je pense qu'il vaudrait mieux FUIR !".

En l'espace d'une seconde nous nous retournons et courons.

Thrall derrière, toujours un sourire au lèvres, ne tentent rien, que se passe t-il ?

Je comprend avec horreur tout de suite: devant nous se dresse, entourée de sa garde rapprochée composée de Réprouvés, la puissante Dame Noir, Sylvannas Windrunner, la Reine des Réprouvés, avançant tranquillement, comme si nous n'étions pas là. Inutile de dire que les gardes Réprouvés nous ont déjà encerclés et privés de toute chance de contre-attaque ou de fuite.

"Vous vous demandez sans doute ce que nous faisons là Reine Sylvannas et moi devant la sortie de secours à trois heurs du matin, demanda Thrall. Vous avez surpris une réunion secrète. Vous allez regagner votre prison, vous serez convoqués demain, je tiens à vous voir", puis, plus courtoisement et s'adressant à Sylvannas en langue Orc: "Venez ma chère, nous serions mieux à l'intérieur pour discuter, Cairne Bloodhoof nous attend".

Des gardes Orcs nous escortent alors jusqu'à notre prison, libérant les gardes que nous avions emprisonnés, nous mettes à leurs places, puis jettent un oeil à l'Orc assassiné, et, sans nous accorder un regard, sortent. A leurs place entrent huit Taurens, qui semblent être de toutes les classes possible, ils paraissent tous puissant et font, au vu de leurs allures et de leurs armes, partis de troupes d'élite. Ce n'est donc évidement pas possible de tenter une évasion...

Il n'y a plus qu'à attendre demain...

Après avoir longuement discuter sur les pronostiques de scénarios possible sur la suite des événements, et vu que selon Obi, "il n'y a rien d'autre à faire", les parties de Ratchet reprennent de plus belle.

Ainsi Thrall veux nous voir... C'était donc lui qui a orchestré l'attaque du bateau Gobelin, reste à savoir pourquoi. Est-ce que ça a un lien avec la réunion secrète entre les trois chef de la Hordes ? Je ne crois pas.

Pendant que nous jouons aux cartes, deux femmes Trolls, l'air blasé, respirant en soupirant, et, tout en discutant, selon Elenith, des derniers potins, arrivent et enlèvent le corps mort de l'Orc assassiné, puis nettoient le sol enlevant le sang, et enfin partent, ne nous adressant aucun regard, comme si nous n'existions pas, ou comme si nous étions pour elle aussi important qu'un lapin dans la foret d'Ashenvale.

Les Taurens ne font pas attention à nous et discutent bruyamment. Mais je sens bien que chacun d'entre eux, à tour de rôle tient un oeuil sur nous.
Vers quatre heures et demi du matin, enfin, nous allons nous coucher. Peine perdu, je n'arrive à dormir qu'à partir de cinq heures, j'ai l'esprit trop tourmenté par la tournure des événement de cette petite soirée, je les repasse en boucle, et je n'arrive pas à en imaginer la suite.

Vers onze heures du matin, je suis réveillée par le bruit de la porte qui s'ouvre, un des Taurens nous apportent le repas, évidement, du Kodo. Je commence à aimer la chaire tendre de cette espèce de rhinocéros géant.

Après le repas, et au grand désespoir d'Elvior, Radasse nous plume une fois de plus au Ratchet, et vers deux heures, deux guerrières Orcs arrivent dans la prison pour nous amener dans la Vallée de l'Honneur.

Après avoir été libérés, nous sommes donc escortés par les huit Taurens et les deux femmes Orcs dans l'antre du puissant chef de la Horde: Thrall...
Nous pénétrons dans l'antre de Thrall. Notre arrivée provoque un silence dans la salle, toutes discussions s'éteint.

La salle est assez vaste, au fond se tient Thrall, à sa droite la Reine Sylvannas Windrunner, à sa gauche le puissant Tauren Cairne Bloodhoof regnant sur la cité de Thunder Bluff, capitale des Taurens.

Thrall nous demande d'approcher, nous opérons, puis, à moins de trois metres de lui, nous nous agenouillons.

"Bien, dit Thrall, veuillez à présent vous lever", et, aprés que nous nous sommes relevés, il continut: "Vous vous demandez sans doute ce que vous faites içi, vous vous demandez pourquoi mes troupes ont attaquées le bateau Gobelin, alors que c'est un bateau neutre, sachez déjà que j'ai réglé le probleme du bateau, je me suis moi-meme excusé aprés des Gobelins, que vous ne croyez pas que la Horde est une alliance de barbares; mais là n'est pas le sujet. Vous devez-vous posez plein de questions, ce n'est pas à tout le monde que l'on sert du Kodo! vous avez été bien nourri et on vous a laissé tranquille.

Sachez que vous devriez être plus discret... Oui, vous avez a été surpris a discuter de vos affaires". Trall désigne un Troll à longues défenses, habillé d'une longue Robe de Sorcier: "oui, mon fidèle conseiller Angelwing , alors qu'il espionnait en sirotant tranquilement son Lait de Poule, a surprit votre conversation.. En effet, ce n'est pas trés malin de discuter en pleine auberge de Booty Bay... Immediatement, aprés votre départ, Angelwing s'est téléporté à Orgrimmar pour me prévenir. Et la suite vous la connaissez".

Il fait une pause, puis reprend: "Mais pourquoi vous ai-je tendu cette 'embuscade'? Avouez que cette question vous harcele... La raison est simple, mais, en même temps, elle montre votre tendre naiveté. Vous avez oublié que la puissant Horde contient dans son alliance les Réprouvés dont voici la représentante et la Reine". Il désigne Syvannas de sa main droite.

Celle-ci prend alors la parole, des yeux noir rivés sur Elenith: "Jamais je n'admettrai que mon peuple se disloque, comment oses-tu frèle créature fuir et rejeter le peuple qui t'a receuilli lorsque tu étais seul et que le monde te rejetait, comment pourra-tu demain te regarder devant une glace? Qui accepterai comme membre d'un peuple ou comme fils un traître qui renie ceux qui l'ont accueillit? Nous sommes des damnés et nous le resterons. C'est gràce à moi que tu n'es plus aujourd'hui sous l'emprise d'Arthas, tu m'appartiens, Réprouvé, et par la peste, je te maudis!". Pour clore la discussion, elle nous fusille du regard d'un air imperialement, et magnifiquement dédaigneux.

Thrall reprend "Jusqu'à ce matin, vous étiez nos 'hôtes contraints', mais maintenant, vous êtes nos prisonnier". Toute le peu de sympathie que le cef Orc semblait nous manifester n'était plus, il nous observait à présent d'un air sévere et hargneux. "Comment, alors que vous étiez bien traités, comment avez-vous put nous et me défier en tentant une évasion au départ témeraire mais qui s'est révelé minable? Et pire encore, vous avez assassiné un des notres, et ça, je ne le permetrerai pas.

J'ai bien envie de tous vous tuer à mon tour, d'ailleurs je ne sais pas ce qui me retient d'ailleurs de..."

Mais bien heureusement pour nous, il est interrompu par la puissante voix rugueuse de Bloodhoof: "Thrall, je te rapelle que nous avons des lois, et même le meurtre mérite un jugement, ils seront jugés. Quant à vous, il nous regardait à présent, ne vous croyez pas sortis d'affaire, ce que j'ai fait n'est pas pour vous aidez, mais, dit-il à l'intenion de Thrall, si même les chefs ne respectent pas l'ordre, qui le fera?".

Cinq longues et pesantes secondes passerent, enfin, Thrall reprend: "Tu as raison Cairne, je me suis emporté. Qu'il en soit ainsi. Que le chef d'entre-vous s'avance et me plaide votre défense".

Les cinq autres reculent, je ne peux empecher un rictus de se former sur mes lèvres: il semble que je soit désignée d'office. Je m'avance.

J'ouvre la bouche pour commencer à parler, mais aucun sons ne parvient à en sortir. Enfin, je prend ma respiration, mon courage à deux mains, et me lance: "Les faits semblent jouer contre nous, mais laisser moi vous conter mon histoire: Tout commenca à Brill, il y a cinq ans, où, comme tous les matins, au chant du coq, dans ma petite maison, je me levais...."

J'evite, durant ma plaidoirie, de regarder Sylvannas, car je sens son regard me fusiller, je sens ses yeux sombres me menacer, mais je continue.

Je leurs raconte ma longue histoire: comment j'ai convaincue Elenith de nous rejoindre, pourquoi j'ai fait tout ça, au nom de quoi j'ai encourue mille dangers, que l'on pensait que notre seul fin dans les prisons d'Orgrimmar était la mort, que le seul moyen de l'évasion était le meurtre d'un des gardes, que notre but n'était pas de tuer mais de survivre, que toute cette histoire était une lutte pour vivre, car une vie de Réprouvé, un vie sans sentiments n'est pas une vie, que je voulais que mon fils découvre les merveilles de la vie, merveilles qui sont refusés aux Réprouvés. Je ne veux pas qu'Elenith vive d'une vie de damnés, d'etre une personne dont les membres sont déchiquetés, dont le visage même traduit la souffrance et les malheurs.

Je termine ma défense par "Je veux lui faire oublier ce que le fléau lui a fait subir et son existence même, je veux lui permettre de retrouver ce que le fléau lui a enlevé, ce que le plus grand ennemi de l'humanité et du monde lui a retiré dans son jeune age".

"Voila qui est parlé" répond Thrall. Il n'avait plus de hargne dans son visage, mais il n'y avait pas non plus de sympathie. "Je comprend à présent ce que vous vouliez. Mais vous comprendrez également que je ne peux pas laisser le meurte que vous avez lachement commis impunis. Une sentence sera délivré demain. En attendant, vous allez être reconduit à votre prison. Et bien évidement, si vous retenter une fuite, il n'y aura pas de jugements".

Des gardes nous entourent alors et nous escortent en prison, mais nous sommes aussi escortés par l'habituelle foule, ainsi, j'ai alors la pathétique impression d'etre une star qu'on envoie en prison.

Une fois arrivée personne ne dit mot, chacun s'affale sur son lit.

Une heure plus tard, les Kodos arrivent. Chacun mangent, et à la fin du repas, Elvior sort machinalement les cartes. Et comme d'habitude, Radasse empoche tout. Les discussions reprennent, le sujet est le résultat du jury. Est-ce la prison à vie? je ne crois pas, la prison à peine determiné? probable, des travaux forcés? pourquoi pas? Les théories durent jusqu'à deux heures du matin, où, épuisé, le groupe sombre dans le sommeil.

Le lendemain, il doit être onze du matin: "levez-vous, grogne un garde, le chef vous attend"...
C'est le même déroulement qu'hier: notre arrivée chez Thrall, les trois Chef de la Horde aux memes endroits et enfin, les conventions de présentation.

Une fois ces détails accomplis, le puissant chef des Orcs prend la parole: "Nous avons longtemps discutés sur votre cas. Et la discussion était animée, dit-il en jetant un oeuil à Sylvannas qui ne se sentait pas concernée, votre groupe semble soudée, bien que les deux guerrieres ne semblaient pas à leurs arrivée au courant de l'affaire. Aussi, mon verdict s'appliquera à chacun de vous. Nous avons décidés de vous soumettre un choix. Le premier: six ans dans nos geoles, j'avoue que ce n'est pas trés agréable, et c'est pour ça que je vous propose une autre alternative".

Sans nous regarder, les yeux perdus dans le vide et d'une voix monotone, Sylvannas prend la parole: "notre plus grand ennemi, le Fléau, est de retour. Arthas a envoyé la nécropole dite de Naxxramas au dessus des Maleterres, elle est le siège de l'un de ses plus puissants officiers : la terrible liche Kel'Thuzad. Prés de mon royaume, l'aube s'avere menacante. Mais, bien que Naxxramas soit la plus puissante des Nécropoles, plusieurs autres, mineurs, ont été percus un peu partout dans le monde. La situation est grave. C'est pour cela que je me suis déplacée.". Elle se tait.

Thrall reprend: "L'autre alternative est de nous aider à défendre Orgrimmar contre cette menace, la plupart des puissants guerriers de la Horde ayant été envoyés aux Maletterres afin d'aider l'organisation principale contre le fléau: l'Aube d'Argent, donc la défense de la ville reste quelque peu défaillante, votre aide serait un plus. De ces deux alternatives, laquelle choisissez-vous? Veuillez débattre entre vous, je veux la réponse dans deux minutes.".

Je regarde autour de moi, tout le groupe m'observe, certains ont un rictus traduisant l'évidence de la réponse. C'est bien ce que je pensais. Je m'avance et dis: "Au nom du groupe, je prend la seconde alternative.". Je me recule.

Thrall souris: "J'en étais sûre. Trés bien, Vous partirez cet aprés-midi accompagné d'Angelwing et d'Hellena, mes conseillers. Vous vous rendrez au Drag cette apré-midi où nous vous rendrons vos arme, d'içi là, vous êtes libre de circuler dans Orgrimmar.". Puis, le visage menacant et hargneux, et en haussant progressivement la voix, il ajouta: "Mais, si, par malheur, j'apprend que vous avez tenter de vous échapper, je peux vous dire, au nom de la Horde, que vous serez traqués, puis assassinés.". Puis, d'une vois plus calme, presque sereine, et souriant, il conclut: "vous pouvez disposer.".

Les gardes s'approche de nous et nous escortent dehors.

Incroyable! Nous sommes libres dans Orgrimmar! Inconcevable, tout le groupe en reste bouche bée: "Par la barbe de Bronzebeard, s'écria Obi, qui aurait crù qu'un fils d'Ironforge puisse circuler librement à Orgrimmar!". "Bon, dit Radasse en dévisageant un Troll endormis sur un hamac, et si nous visitions cette endroit si étrange.". Et c'est ainsi que nous avaons passé le début de l'aprés midi à flaner dans les rues animées de la capitale, avant de s'arreter pour manger dans une auberge. Nous commandons, par le biais d'Elenith, et à la grande surprise du tavernier Tauren les mains posés sur la table, une serviette dans sa main droite, de la Viande de Kodos grillée à point. Traditionnellement, comme à toute fin de repas, le Ratchet reprend son cour. Au cour de la partie, Elvior suit Radasse, croyant ce dernier bluffait, mais il n'en était rien...

La partie est interrompue: "oh, oh, oh..., fait une voix féminine, le Ratchet... J'ignorais que l'Alliance connaissait ce jeu... Mais je remarque qu'elle est composée de minable débutants!".

Le groupe se redresse et cherche l'auteur de ce défi. Il finit par le trouver, il s'agit d'une Orcque installée au comptoir, le teint vert, deux incisives sortant de sa bouche, mise à part une unique et épaisse queue de cheval noir de jais, l'Orque est chauve, elle tient un verre de téquila à la main. Elle est habillée d'une Robe de Pestecoeur jaune et sombre à la fois. C'est une démoniste.

Radasse prend la parole et dit d'une voix assez forte pour qu'elle entende, mais sans la regarder: "Peut-être pourrais-tu nous montrer les pouvoirs de la Horde aux Ratchet, car au combat, l'Alliance ne perd jamais à Ratchet!".

La démoniste s'avance, un rictus aux lèvres: "Hun hun... Quel manque de finesse... Quel jeux de mots minables... Je vais quand même vous faire l'honneur de vous preter de l'attention et vais relever ce défi.". Et elle s'approche de la table, s'assied. La partie commence. Je suis vite écartée par l'empleur que prennent les choses. Peu à peu, puis rapidement, le montant des gains s'éleve. Tour à tour, Elenith, Obi et Yucie se couchent.
La tension monte. C'est alors que la démoniste prend de cour les survivants Elvior et Radasse en mettant de ses deux mains, un rictus aux lèvres, tout son tapis, et l'annonce: "Tapis!". Radasse regarde avec des yeux rond, tour à tour, le total des gains, le sourire sadique que l'Orque lui adresse, Elvior absorbé par son jeu, et son propre jeu. Il avait bluffé. Il n'a que deux pairs. Il se couche d'un air las.

L'orque acquiesce, puis renvoie son sourire sadique en direction d'Elvior. Celui-ci ne semble pas du tout géné, et ne semble même pas s'en apercevoir. Il reste concentré, sa main gauche manipulant distraitement ses épluchures. Une longue minute passe. L'orque n'a pas bougée. Toujours ce sourire. Elvior commence à triturer ses épluchures de cacahuètes de plus en plus vite, puis regarde la démoniste droit dans les yeux, celle-ci accentue son sourire démoniaque. Je sens Elvior bouillir interieurement. Puis, enfin, il jette ses cartes sur la table: "Et puis merde!".
L'orque, sans s'arreter de sourire, prend le paquet ce cartes et y met les siennes et en prenant soin de bien les mélanger, prend toutes les épluchures, se léve, son sourire se tranforme en rictus, elle se retourne, puis s'en va.

-Oh la garce, dit Yucie, elle nous as tous bluffée, j'en suis sure... Mais quelle tension!

-Ouaip, répond Elvior, elle sait y faire. Il est peut-être temps, à présent d'aller prendre nos armes.", en effet, l'heure est venus.
Nous nous dirigeons vers le Drag. Quelle surprise d'y voir à l'interieur l'Orque qui nous a alléger de nos épluchures!. Celle-ci semble visiblement nous attendre, son même sourire scotchée sur ses lèvres: "Tiens, tiens, mais c'est ce fier groupe du dimanche! Je me présente, je suis Hellena, conseillere de Thrall, j'ai, avec Angelwing que vous connaissez certainement, la même mission que vous. Voici vos armes, prenez-les et dépechez-vous de vous préparez, Angelwing nous attend à l'entrée d'Orgrimmar.".

Nous préparons, et accompagnons Hellena. Enfin, à l'entrée se trouve la dénommée Angelwing, la Troll qui nous a dénoncée auprés de Thrall. Celle-ci nous adresse un sourire de bienvenue que seul Hellena lui renvoie.

"Sympa", marmonna t-elle, puis, d'une vois plus forte: "venez, cest par là", elle monta sur son Raptor Bleu Rapide. Les sauvages raptors de Kalimdor ont été domestiqués par les trolls Darkspear dès leur arrivée sur le continent. Les trolls considèrent les raptors comme la monture la plus appropriée pour la chasse. Un raptor apprivoisé est une bête effroyable, car un troll doué peut canaliser la sauvagerie reptilienne de sa monture selon sa volonté.

L'ensemble du groupe prend sa monture. Radasse et Yucie ont des Chevaux Palefrois Rapide, Elvior monte un Sabre-tempête rapide, et Hellena, un Nightmare.

Il était une fois, dans les plaines lointaines de Desolace, une race unique de chevaux trop fiers pour supporter des cavaliers. C'est principalement cette fierté exacerbée qui amena les anciens du Conseil des Ombres à lier ces destriers majestueux à leur service par des rituels ténébreux si abominables que seuls les plus dépravés des Démoniste pouvaient les concevoir. Bien qu'ils aient conservé leur imposante stature, ces destriers recréés ont été corrompus par les énergies infernales, exsudant et soufflant le feu. Alors que leurs yeux brillaient auparavant d'une vie exubérante, ils ne brûlent plus que d'une haine inextinguible pour les Démonistes qui les ont corrompus et parfois d'une étrange langueur quand ils se rappellent leur vie passée, ils portent le nom de Nightmare.

Hellena prend la tête du groupe, Angelwing est le dernier.

On ne parcoure pas un long chemin, car rapidement se dessine au ciel une nécropole voguante, verte et grise, son sceau semble être un tête de mort, elle déverse un espèce de liquide verdàtre sur le sol. Non loin de là, un ensemble de morts vivants squellettes, de corps décharnés et d'esprits à la couleur bleue pàle erre...
Je mets des Boucliers à chacun et améliore leur état de vie, Angelwing quant à lui nous distribue à tous boissons et nourriture invoqués par ses soins. Hellena invoque un Diablotin, une sorte de petit gobelin aux yeux rouges, cruels et démoniaques qui, de par sa présence augmente la vitalité des membres du groupe.

Les créatures décharnées que nous devons combattre ne se sont pas encore rendu compte de notre présence. Elles errent de manière quelconque à l'intérieur d'un cercle d'environ six mètres de rayon. Au centre se trouve une sorte d'Ancre non reliée physiquement à la Nécropole voguant au dessus de nos têtes. Mais celle-ci envoie régulièrement des ondes néfastes représentant des têtes de mort vertes vers l'Ancre. Cela a pour effet l'ajout d'un nouvel arrivant et ennemi dans les rangs des mort-vivants.

Obi désigne de sa marque du chasseur une goule présente sur le périmètre du cercle, puis envoie sa décharge, son poison. Immédiatement, averti de notre présence, un tiers des ennemis s'avancent vers nous. Elenith, qui avait préalablement disparu à travers un talentueux camouflage commence à faire danser sa dague sur un rythme effréné et sur les gorges déployées des ennemis; on ne le voit pas, mais on entend les bruits des lacérations sur les corps mort-vivants au contact de sa lame meurtrière. Puissant et imposant, Elvior, devenu ours saccage tout sur son passage, envoie valser les mort-vivants d'un simple coup de griffe. Radasse et Yucie ne ratent pas une occasion de montrer leurs talents à l'épée. Un voyageur à plus de cinquante mètres aurait pu entendre les coups de fusil d'Obi et ses innombrables jurons: "Par Bronzebeard", "Allez au diable", "Bande de rapaces sans cervelle!", etc. Je soigne tant que je peux, car il faut le dire, les mort-vivants ne sont pas sans défense, ils attaquent aussi, mais leur grande force est leur nombre.

Bientôt, et sans s'en être rendu compte, le groupe s'est placé prés de l'Ancre, au centre du cercle. La Nécropole envoie toujours des ennemis.
Mais, au bout d'un moment, le rythme de la Nécropole commence à baisser, je soupçonne un mauvais coup. Les mort-vivants sont exterminés au fur et à mesure, et enfin il n'y a plus d'arrivée, mais, au bout de cinq minutes, alors qu'Obi s'écrie en se massant délicatement sa barbe rousse: "Ah! Enfin fini, j'en ai eu au moins quarante!", un long râle venant de la Nécropole se fait entendre, et une énorme tête de mort sort de celle-ci et se dirige vers l'Ancre. Une fois arrivée, une énorme abomination apparait, cet être humanoïde composé de corps morts mutilés mesure au moins dix mètres de haut, à sa main, un énorme gourdin.

Obi pousse alors un cri de rage et tire de son fusil des coups qui, à l'entente des cris de l'abomination sont puissants. L'ennemi envoie alors son gourdin vers Obi de manière si brusque que le brave chasseur, pris au dépourvu et ne s'y attendant pas le reçoit de plein fouet en un bruit sourd, il fait un vol plané puis vient s'écraser vingt mètres plus loin. J'ai juste eu le temps de lui appliquer un sort de Rénovation, il est hors de danger, mais j'ai bien peur qu'il ne puisse se relever avant une bonne heure.

L'abomination court alors vers un vieil arbre sans feuille tout en recevant sur son dos les boules de feu envoyées par Angelwing, et les lacérations puissantes d'Elenith qui tourne autour de lui de manière si rapide que je ne suis pas sûre que le géant mort-vivant se soit rendu compte de sa présence. D'ailleurs, il ne semble pas se rendre compte des dégats qui lui sont causé, ni des malédictions qui lui ont été apposées par Hellena. Il est très résistant.

Arrivé prés de l'arbre, il l'arrache avec facilité, et tente maladroitement de nous toucher de ses puissants coups, mais, il est lent, nous esquivons assez facilement, Radasse et Yucie fondent alors sur lui et le prennent au corps à corps. Lui assénant des coups d'épée, mais, au fur et à mesure, il les projette, de manière certes moins violente que l'attaque subie par Obi, et les Guerrières se relèvent et reprennent la charge.
Elvior, devenu panthère, le griffe, le mord, de tout cotés, avec vitesse, agilité et ruse.

Je soigne tant que je peux ce petit groupe, j'ai du travail car les coups de l'abomination sont puissants. Mais, enfin, après une longue heure de combat, l'abomination s'écroule.

Il semble qu'elle était reliée à la Nécropole car, tout de suite après, celle-ci chute sur le sol en un vacarme assourdissant, et prend feu, un feu de couleur et de fumée verdâtre et noirâtre, puis, cinq minutes plus tard, elle devient poussière et s'envole avec le vent puissant de la région aride de Durotar.

C'en est fini de la Nécropole et de la mission, nous pouvons rentrer. Mais, un cri de douleur d'Obi m'informe que celui-ci est mal en point. Que se passe t-il? Il devrait être en pleine forme avec le sort de Rénovation que je lui ai donné. Je ne comprends ce qui se passe. Je cours vers lui, il est à terre recroquevillé, le teint blême, les lèvres verdâtres. Je le sens tout de suite, il perd sa vitalité, je le soigne, je l'empêche de mourir, mais pas de souffrir, et il semble souffrir beaucoup, car c'est un Nain, et les Nains sont fiers, s'il montre qu'il souffre, c'est que ca doit être terrible. Que se passe t-il? Pourquoi souffre t-il?

Un bref coup d'oeil suffit à Angelwing pour comprendre la situation. Il m'en informe: "Le chasseur souffre d'une puissante malédiction, le gourdin du monstre devait être porteur de celle-ci, si elle n'est trop grande, en tant que mage, je peux la lui retirer". Puis il se met au travail et prononce quelques paroles que je ne comprends pas, tel un chant magique, dans une mélodie somptueuse dont je ne l'aurais jamais cru capable.

Pendant ce temps, tant bien que mal, je tente de soigner Obi, je le maintiens à la vie. Mise à part moi et Angelwing, le reste du groupe fait les cents pas, en silence.

Malgré la mélodie qui aurait pu calmer un ogre en saison des amours, je sens mon ventre se tordre, je suis très angoissée. Angelwing continue son chant, les yeux fermés, agenouillé face à Obi.

Une demi-heure plus tard, le chant s'arrête, le Mage me regarde, puis regarde Obi et dit ce que je redoutais, que la malédiction est trop puissante, et qu'il ne peut la retirer. Obi souffre trop pour entendre ou comprendre ce qui se passe. Les paroles d'Angelwing me transpercent le coeur tel un couteau. Je ne peux le croire. C'est tellement impossible... Pourtant je le soigne! Que dois-je faire?

Angelwing me regarde, et de la manière extrêmement solennelle m'annonce qu'il faut que je m'arrête, que je laisse Obi mourir en paix, que je cesse de le maintenir à la vie, que je ne le fais que souffrir, que c'est sans espoir; que son destin est scellé.
Je ne peux pas me résoudre à le laisser là. Je ne peux pas, c'est mon ami.

Elenith pose sa main sur mon épaule, et me murmure d'arrêter. Je m'arrête.

Cinq secondes passent durant lesquelles des larmes très salées me coulent sur les joues. Puis, par un dernier effort, Obi ouvre les yeux faiblement, ouvre la bouche est dit lentement, et de manière saccadée: "Shlomite ... Shlomite ...". Je le supplie de s'arrêter de parler, mais il continue: "Shlomite... Ne m'oublie pas... N'oublie pas qui je suis... Prend le rouleau de mes aieux... Le rouleau de Darkath... Ne m'oublie pas...". Puis, il ferme les yeux, son corpq subit une convulsion, son ventre se soulève, puis il hurle, hurle de douleur pendant dix secondes, dix secondes interminables, dix secondes pendant lesquelles je feme les yeux, et détourne le regard, les mains devant la bouche, le visage rempli de larmes. Enfin, le cri s'arrête, le corps d'Obi se pose lourdement sur le sol, laissant s'échapper son dernier souffle.

Deux seconde plus tard, une fumée légère et verdâtre s'échappe des narines du corps sans vie d'Obi le Chasseur.
Dans la sacoche en cuir usée par les voyages et odyssées d'Obi, je pren son précieux rouleau, le rouleau de Darkath, symbole de son existence et de sa famille, rempart indestructible de son souvenir contre l'oubli. Je réalise par la même occasion ses deux dernières volontés et j'en suis heureuse.

En silence, nous enveloppons son corps dans sa cape, le soulevons, et l'amenons solennellement à Orgrimmar.

Prévenu je ne sais comment, Thrall lui-même, habillé en noir, nous attend devant l'entrée de la cité. Il ne dit rien, et prend la tête du cortège. A notre vue, toutes discussions s'arrêtent, toute activités prennent fin et tous regards se baissent. Nous nous dirigeons vers la maison de Thrall. A peine arrivée, un groupe de quatre orcs arrivent, ils sont habillés également en habits de cérémonie, un costume noir assez conventionnel, c'est assez ridicule de voir des orcs accoutrés de cette manière, mais l'heure n'est pas trop à la plaisanterie. Personne ne prête attention au comique de la situation mise à part quelques enfants qui éclate franchement de rire, une main devant leurs bouches, avant que celle que je pense être leur mère, l'air outrée, les emmène de force en les tenant fermement par la main.

Les quatre orcs prennent le corps d'Obi et passent derrière la maison. Je me demande où ils vont ainsi. Mais mieux vaut ne pas trop brusquer les conventions - que je ne connais d'ailleurs pas - des hôtes. Quand j'y repense, Obi, sans hésiter, les aurait brusqués: "Par Bronzebeard, que diable faites vous avec mon corps, c'est du fragile! De la douceur! De l'élégance! C'est un Nain que vous transporter!". Mes yeux se mouillent d'avantage.

Thrall nous fait signe d'entrer. Deux Orcs aux parures royales gardent l'entrée. Sa maison, que je connaissais décorée de couleur rouge typique de la Horde, a été complètement changée. Drapée de noir de velours, parsemée ici et là de roses noires, la salle tient en son centre, telle la dernière demeure d'un roi, dans un bois de cèdre, coins en or, marqué du sceau d'Ironforge, le cercueil d'Obi.

Lances aiguisées, armures royales en or, air fier, les gardes d'Orgrimmar se tiennent devant le mur, face au cercueil.

Nous nous avançons, jusqu'au cerceuil, Thrall se met du coté de la largeur, et Angelwing nous fait signe de nous mettre dans la longueur. Enfin, solennellement, Thrall prend la parole: "Obi, votre ami, tel que je le connaissais, pour le peu de temps où je l'ai connu et ai put l'analyser, était un être courageux, téméraire, audacieux et loyal. Il maintenait en tout temps une certaine joie dans le groupe, je suis sûre que sa franchise et que sa bonne humeur manqueront à votre groupe que l'expérience a soudé. Je ne le connaissais pas assez pour en dire plus, mais je pense en avoir dit l'essentiel, il vous manquera.". Il prit une grande inspiration, et continua: "sa mort, bien que je ne la voulais pas, réduit votre condamnation. La vie d'un de mes soldat vaut mieux que la vie d'un géant mort-vivant aussi puissant soit-il. Et honnêtement, je pensais vous infliger une autre condamnation, des travaux forcés, ou de la prison, ou je ne sais quoi d'autre, je n'y ai pas réfléchi. La mort de votre ami vous a infligé suffisamment de peine et vous a libérée de vos obligations pénales. Vous avez payez votre dettes". Puis il conclut: "Que son âme repose en paix. Ironforge a perdu un fier combattant." Il recule de trois mètres.

Les quatre Orcs qui ont mis Le corp d'Obi dans le cercueil et l'ont amené eu centre de la salle entrent de nouveau, soulèvent le cercueil et sortent de la salle, nous suivons. Thrall reste. Le cortège avance lentement dans la ville, en silence, le chemin vers la sortie est dégagé, et sur les cotés, un nombre impressionnant de membres de la Horde, principalement Orcs se tiennent, je pense, surtout par curiosité. Il ne me semble pas avoir déjà entendu pareil événement: enterrement d'un Nain à Orgrimmar avec cérémonie et discours de Thrall, il est vrai que nos circonstances sont assez particulières. Nous avons une "mission" pacifiste assez originale, et bien qu'elle ait connu quelques deboires, dont la mort de l'Orc, elle reste de paix et de "survie", car au sens où je l'entend, Elenith ne vit pas, il subit.

Nous sortons de la ville et nous rendons prés de la plage à l'Est. Là, une fosse a été creusée. Les quatre Orcs y déposent le cercueil. Puis, se retire.

Un par un, les membres du groupe mettent de la terre dans le cercueil, avant que les Orcs finissent le travail. Pendant toute cette opération, personne ne dit mot, et tout se fait solennellement, peu de membres du groupe n'avaient pas les yeux mouillés, tous avaient le regard sombre et penché vers l'avant.

Une fois l'enterrement terminé, le groupe reste devant la tombe d'Obi, certainement, comme moi, remémorant les souvenirs concernant le défunt; pour ma part, toujours joyeux, il ne me semble pas l'avoir déjà vu triste. Toujours à pousser des jurons, aimant la vie, les plaisirs, qu'ils soient charnel ou gastronomiques, les plaisirs simplement Humains, enfin presque. Thrall a raison, il va nous manquer.

Une heure plus tard, nous rentrons à Orgrimmar où le garde d'entrée, via Elenith nous apprend que le chef souhaite nous voir. Nous nous y dirigeons et pénétrons dans la demeure de Thrall.

Des Orcs y changent la décoration, remettant les couleurs usuelles et caractéristiques de la Horde. Au fond de la salle, debout, Thrall se tient. Nous nous dirigeons vers lui, et après avoir accompli le rituel habituel de présentation, le chef Orc prend la parole: "Messieurs, vous êtes à présent libre de partir. Je connais le but de votre mission, vous désirez trouver l'Archidruide Fandral Staghelm de Darnassus. Je vais vous aider dans cette entreprise en souvenir de votre chasseur, je n'aurai alors plus aucune obligation à votre égard, si jamais j'en ai eu la moindre. L'Archidruide Tauren Hamuul Runetotem de Thunder Bluff l'a contacté, car vous n'êtes je l'espère, pas sans ignorer que la "confrérie" des druides n'a pas de frontière, et que des rencontres Alliance-Horde entre druides s'opèrent souvent. L'archi-druide de Darnassus vous rencontrera dans dix jour à Reflet-de-Lune. Vous partirez demain et voyagerez en wyverns, nos puissantes montures volantes. Vous serez également escortés par une équipe que je nommerai. L'horaire de votre départ vous sera communiqué ultérieurement. A présent, vous pouvez retirer, je ne vous retiendrai pas plus longtemps".

Je suis bouleversée par cette déclaration, je ne voyais pas la fin de notre aventure. je l'ai si souvent cru avortée, j'ai souvent cru la mort derrière les barreaux de notre prison, je n'arrive à réaliser que je peux enfin respirer, nous sommes libres! demain nous partons, et à priori, je l'espère, d'ailleurs, je ne vois pas ce qui pourrait l'en empêcher, il n'y a plus aucune barrière, fossé qui nous séparent de notre but.
Obi serait heureux.

Des larmes aux yeux, plein d'émotion, dans un unique souffle, je remercie Thrall d'un simple merci, et d'un sourire révélateur de mon émotion. Le chef Orc me répond par un sourire.

Enfin, nous nous retirons.
Le lendemain, vers neuf heures du matin, je me réveille dans le quartier du Drag d'Orgrimmar.

Les autres sont évidement en train de roupiller copieusement. Je les laisse à leurs rêves, j'ai d'autres buts, en effet, une odeur délicate, presque sensuelle me chatouille discrètement mais merveilleusement mes narines non débarbouillées de ma nuit calme et source d'énergie et de sérénité. Une odeur de chocolat, et de confiture, c'est le petit déjeuner. Je m'asperge le visage d'eau du puits et me dirige vers la source d'odeur.

Angelwing et Hellena sont autour d'une grande table dressée en plein air et sur laquelle on peut voir une dizaine de types de nourriture: pain de toutes sortes, confiture, café, thé de dorépine ou de chardon, lait de poule, chocolat, oeux aux herbes...

Me voyant m'approcher, Angelwing et Hellena, la bouche pleine, me font signe de m'installer. Ils ne me le disent pas deux fois, je suis affamée. Je commence à manger, calmement, mais sûrement, avec délicatesse, je suis une prêtresse tout de même !

Bientôt me rejoignent Elenith, Elvior, Radasse, Yucie. Et le repas ne tient pas longtemps, mais un deuxième service arrive, de qualité égale, sinon supérieure. Je pense parler au nom du groupe lorsque que je dis que c'est tout bonnement excellent.

Mais le souvenir d'Obi est toujours présent et empêche l'excellent repas de rendre l'humeur du groupe festive. Le repas se fait en silence, mise à part Elvior et Elenith qui semblent se chuchoter, ou plutôt comploter quelque chose, car lorsque je m'approche d'eux, ils se taisent et font mine de rien.

A la fin du repas, hellena nous informe que le départ se fait dans un quart d'heure. Nous allons prendre nos affaires, armes, manteaux, et nous dirigeons vers le Maître des montures. C'est là que nous découvrons notre escorte: il s'agit d'Hellena, d'Angelwing et de deux autres Orcs.

Personne n'a de manteaux de voyage, pas nécessaire, il fait chaud.

Nous apercevons alors les wyverns, ces espèces de lions volants, cousins des gryphons et des dragons, impressionnés par le sens de l'honneur des Orcs, ils ont prêtés allégeance à la Horde.

J'ai au départ un peu peur d'en monter une, mais, lorsque je vois l'ensemble du groupe, et surtout Elenith n'éprouver aucune gêne, mais même une certaine joie de l'inconnue à les monter, je me décide à les imiter, je pense, surtout, pour ne pas avoir l'air d'une peureuse.
Enfin, munis de leurs voyageurs, les wyverns s'envolent.

Le voyage dure cinq jours durant lesquelles j'apprends que les wyverns, contrairement à leurs apparences hostiles, sont des créatures qui adorent s'amuser et prennent plaisir à être dans les airs, effectuant de brillant loopings avec une vitesse prodigieuse, mais, tout en faisant à attentions à leurs chevaucheurs, car, en effet, chose étrange, je ne vomissais pas et prenait même un certain plaisir à naviguer avec les nuages.
Le voyage est fini. Nous sommes arrivés à Reflet-de-Lune. C'est un village elfique baignée de mysticisme, et remplie de magie. Mouillée par un lac , la ville est quelque peu surélevé par des ponts, la température est légèrement fraiche. Des lucioles bleues turquoise voguent au dessus des eaux calmes. C'est ici, dans cette endroit féérique que se recueillent et se ressourcent, en paix, les Druides Elfes de la nuit et Taurens.
L'architecture du village est typiquement elfique: de grandes portes en forme d'Arc, un style dénudée, simple, de couleur blanc-violet plutôt sombre. Le ciel et l'ambiance du village sont jour et nuit de cette même couleur, couleur intemporel. Cela me permet de concevoir l'immortalité Elfique du temps de l'Arbre-Monde détruit par la Légion Ardente.

C'est la seule zone du monde qui, à ma connaissance, est sans le moindre ennemi ni bêtes sauvages. C'est un havre de paix.
L'archidruide Staghelm arrive dans quatre jours, nous l'attendrons donc ici. Nous nous installons dans une des habitations elfes.
Un grand lit en bois, matelas confortable, m'attend à bras ouvert; le voyage m'a épuisée. J'y rentre et entame dés lors une bonne sieste génératrice. Les autres membres du groupe m'imitent, mis à part Elvior qui se met à discuter avec les autres Druides présents. Je sombre vite dans des rêves assez agréables et qui seront, je l'espère, dans un futur très proche, réalité.

Vers neuf heures du soir, ma sieste prend fin. Je me lève et sort de la maison. L'air est frais et doux comme dans un soir d'été à Goldshire.
Face à moi, attablé à une table aux motifs elfiques, une assiette de poisson des rivières devant lui, Elvior discute avec un autre Elfe de la nuit dont je n'aperçois que le dos. Je m'approche, et l'inconnu prend la parole, d'une voix que je connais, cependant je ne parviens pas lui attribuer un visage: "Shlomite...., ca fait longtemps hein ?... Bronzebeard te dois toujours une récompense pour la mission des Nains, tu te souviens?".
Après deux secondes de réflexion, j'y suis, le seul Elfe de la nuit présent lord de la mission de sauvetage des Nains Stormpike n'était autre que: "Ronith ! Ca me fait plaisir de te voir ! Comment se fait-il que tu sois là ?".

Il se lève et se retourne et répond: "tu n'es pas au courant de ma venue ? C'est sans doute Elvi qui t'a fait la surprise... J'ai reçu il y a deux jours, à Ironforge, alors que je tentais vainement de vendre ma Cape Chromatique, une lettre de mon Elvior, m'annonçant la tournure que prenaient les évènements ainsi que la cérémonie de transformation de ton fils. Et me voilà.".

Ainsi c'est donc ça que complotaient Elvior et Elenith le matin de notre départ aérien à Orgrimmar. Ont-ils donc décidé d'inviter mes connaissances et amis à la cérémonie d'Elenith ?

Les jours suivants ne tardent pas à répondre à ma question: arrivent au compte goutte pas mal de personne que je connaissais avant la guerre, que je n'avais pas vu depuis, comme ma nièce, la fille de Bellatrix, Nefret, mais aussi mais compagnons d'armes lors de la mission des Nains Stormpike: le Gnome Mage Gnominou, l'Humain Paladin Valmont et l'Humaine Guerrière Jalia.

Ca me fait plaisir de revoir tous ces amis, l'émotion est à son comble, c'est un beau cadeau.

Ca fait longtemps que je ne les ai pas vus, je me rends compte alors que mon "odyssée" a duré...
Durant ces quatre jours, je me repose beaucoup et vais souvent me baigner, accompagnée d'Elenith, dans les eaux excessivement calmes du lac d'eau pure de Reflet-de-Lune. Elenith aime la sensation de l'eau, ça me fait rappeler ce que me disait Elvior à ce sujet à Booty Bay, qu'il ne ressent pas les vraies sensations telles que l'amour, la haine, la passion, mais plutôt le fait d'aimer se tenir prés de la chaleur d'un feu, ou de se sentir bien aprés une bonne sieste.

Mais parfois, il disparait, et lorsque, quelques heures plus tard, je le revois, il est allongée, éveillé mais ailleurs, rêveur. Et lorsque je lui demande ce qui se passe, il me répond évasivement qu'il est fatigué, qu'il a beaucoup nagé. Ca me rappelle son comportement d'avant l'évasion raté d'Orgrimmar. Je soupçonne Yucie d'être un personnage des rêves d'Elenith...

Les quatre jours sont passés. C'est là que, vers deux heurs de l'après-midi, venant de l'Est, de Darnassus j'imagine, majestueux, les ailes déployées, un Hyppogriphe apparait et se pose. Cet être, monture céleste ayant prêté allégeance aux Elfes de la Nuit en l'honneur de Cenarius l'ancien, à mis chemin entre le cerf et le corbeau, possède de longues plumes turquoises et soyeuses et un long bec.

Il porte en son dos un grand Elfe de la Nuit à la longue barbe blanche, au nez crochu, vétu d'une tunique blanche, d'une ceinture et d'une cape rouge. Des yeux malicieux ornent son visage à l'allure vénérable.

Etonnement svelte malgré son allure âgée, l'Elfe de la Nuit descend de sa monture et se dirige vers l'habitation du Druide maitre des lieux. Quelques minutes plus tard, un autre Elfe de la nuit en sort pour m'informer que je suis attendu chez le Druide du village. Je m'y rend.
Cet Elfe doit être le Druide que nous attendons, et, en effet, c'est bien lui:

Dés mon entrée, et sans plus de cérémonie, il m'annonce: "Bonjour Shlomite, je suis Fandral Staghelm, l'Archidruide de Darnassus. Selon ce que mon confrère Hamuul Runetotem de Thunder Bluff m'a expliqué dans sa lettre, vous souhaitez transformer un Réprouvé en Humain. A mon avis, ce n'est pas une entreprise impossible, théoriquement, ma solution fonctionne. Mais, théoriquement seulement. Je n'ai encore jamais eu l'occasion d'expérimenter ça sur des êtres vivants, par manque de cobayes et de temps". Il s'arrête avant de reprendre: "Pour que le Réprouvé, qui, je crois, s'appelle Kelemite...". Je l'interromps en articulant clairement: "Elenith". "Ah oui, reprit-il, c'est cela. Pour qu'Elenith donc retrouve sa forme originelle et raciale, sa forme ancestrale, la forme donc de ces ancêtres, transmis de génération en génération, il faut préparer une mixture avec un objet qui rappelle la transmission de génération en génération, un objet symbolique de la transmission. Ensuite, une fois qu'on aura permis au corps de pouvoir se transformer, il faudra inviter l'esprit à cette même transformation, à la renaissance des sentiments qui ont été chassés par l'infâme roi Liche. Pour cela, j'ai pensais, et oui... il m'arrive de penser malgré mon vieil âge", me dit-il avec un sourire réconfortant et complice, ses yeux pétillant d'intelligence, il continue: "j'ai pensais que peut-être vous pourriez lui chanter une chanson telle que, je l'imagine, vous le faisiez il n'y a pas si longtemps de cela, lorsqu'il était encore petit, nourrisson dans vos bras, il y a peine seize ans de cela. Je ne dis pas que cela lui rendra lui son apparence, ni ses sentiments, mais c'est néanmoins possible. Mais, ce que je pense, c'est que cela lui enlèvera sa limite, il pourra s'améliorer, pour l'instant, même s'il le veut il ne le peut, il y a cette barrière qui l'empêche d'évoluer, de changer. Après la cérémonie, il lui faudra travailler par lui-même pour redevenir ce qu'il était. Mais permettez-moi d'insister sur le fait que cette solution n'est pas vérifiée, elle est peut être erronée, au pire des cas, si elle l'est, il ne se passera rien, il restera tel qu'il est. Je dirais que la probabilité que ça marche est d'environ soixante pour cents".

C'est donc possible, notre entreprise va donc aboutir... J'en suis heureuse. Je vais pouvoir revivre dans mon rôle de mère par la renaissance d'Elenith.

Je commence à réfléchir à ce qu'il vient de me dire. Il est certain que nous devons essayer. Pour ce qui est de la chansonnette, j'en fait mon affaire, reste à trouver cet objet familial. Tout ce que m'a laissé ma famille et celle de mon mari a été brulé il y a six ans par le fléau, je n'ai aucun bien, ni aucuns souvenir matériel. Quand j'y pense, tout ce qui reste sont mes vêtements, mon fils, et le rouleau d'Obi. Mais oui! Justement! Voilà qui fera très bien l'affaire, le rouleau de Darkath! Rouleau qui se transmet de génération en génération depuis ce fameux Darkath. Je suis sûre qu'Obi aurait été ravi de faire ce don, et par cela, je me souviendrai toujours de lui comme celui qui a sauvé mon fils des enfers. Ce sera un donateur posthume et il sera honoré de l'être, et sa mémoire le sera. Cela semble idéal.

J'en parle au Druide qui approuve et demande de le lui apporter le lendemain, car, dit-il: "cette ingrédient se mettra à la fin". Puis, il conclue: "Puisque tout semble ainsi décidé... Demain aura lieu la cérémonie, dés l'aube, l'aube où blanchit la campagne des ténèbres et où se réveille l'Humain de son inconscient, l'aube où se terre le mort-vivant pour faire place à la resplendissante lumière, c'est le meilleurs moment, oui, l'art Druidique est quelque chose de symbolique et métaphorique, et notre but ultime est de comprendre les sens profond de ces métaphores, le sens profond et caché de l'art Druidique et des esprits. Car il recèle de milles secrets. Je m'en vais préparer cette mixture".
Il sort de la maison et se dirige vers le lac, en marchant lentement mais surement. Ses pieds commencent à toucher l'eau, ses jambes, son corps, son cou, sa tête, il s'avance, et disparait sous l'eau. Est-ce là le Rêve d'Emeraude des Druides? Je ne sais pas. Ce que je sais c'est que ces eaux sont sacrées. Ce Druide veut sans doute se ressourcer ou trouver ce qu'il cherche personnellement ou pour la préparation de sa mixture.
Quoi qu'il en soit, je le laisse à ses occupations, je lui fait confiance.

Je sort à mon tour et me dirige vers l'"auberge" du village. Ces auberges sont très différentes des nôtres, très dénudés, éclairés d'une faible lumière violète. Devant un comptoir de marbre, une Elfe de la nuit se tient et propose ses services culinaires, mais ses services sont à consonance divine, de l'Eau de Source à la Pêche Célèste en passant par le Jus de Baie Lunaire, ou étrange tel que la Tourte au Kimchi de Darnassus ou les Friandise Versicolore. J'avoue que la couleur multicolore et le nom sucré de ce dernier m'a charmée, et c'est avec ce bonbon à la main que je vais rejoindre le groupe assis à l'une des tables de l'auberge. Sur la table, au milieu de Nectar Sucré et de Jus de Melon se déroule une éternelle partie de Ratchet. Chacun a un même nombre d'épluchure de cacahuètes: la partie vient de commencer. Sont attablés Angelwing, Elenith, Elvior, Hellena, Gnominou, Jalia, Radasse, Ronith, Valmont et Yucie et déjà je vois Elvior plein d'impatience, Hellena a gardé son air mysterieux et superieur, mais il me semble qu'elle a trouvé un adversaire redoutable en la personne de Ronith qui ne semble pas du tout impressionné mais serein, déjà sûre de sa victoire.

Je leurs annonce à voix haute les prochains événements: la mixture avec le rouleau d'Obi, la chanson, et l'heure de la cérémonie. Je les préviens également du risque d'avortement de la solution et m'assois avec eux. On me distribue des épluchures qui finissent vite entre les mains du chasseur Elfe de la Nuit, puis, à ma grande surprise, entre les mains d'Elenith qui finit par tout remporter.

Il est onze heures du soir lorsque la partie prend fin. Tout le monde va se coucher: demain dés l'aube, la cérémonie aura lieu.

Allongée dans mon lit, je n'arrive pas à dormir tout de suite. Demain mon fils guérit, renait. Toute cette entreprise va finir par aboutir. Des larmes mouillent délicatement mes joues avant de se poser sur l'oreiller Elfe.

Et si ca ne marche pas? Je ne préfère ne pas y penser. Quoi qu'il en soit, les éléments utilisés par le Druide pour décrire sa mixture ne peuvent être que bénéfiques. Non, je suis sure que ca réussira. J'en suis convaincue.

Enfin, après une longue insomnie, je m'endors.
Le lendemain, une heure avant l'aube, un Druide vient nous réveiller.

Les yeux encore endormies, je fais un petit mouvement de la tête et gémis, d'un air de dire "plus tard, plus tard". Deux secondes plus tard, je me rends compte qu'aujourd'hui est Le jour...

Prise d'une soudaine énergie, d'un bond, je me lève, m'habille, réveille Elenith, prend le rouleau de Darkath et sort de la maison.

Il fait encore nuit, on sent un léger froid frissonnant, l'herbe est légèrement mouillée de rosée, le ciel violet est recouvert d'une centaine d'étoile. Je ne sais pas si c'est moi qui me l'imagine, ou si c'est la réalité, mais je sens comme un doux air de magie. je me sens bien, quoique un peu stressée:

Comme d'habitude, je suis prête bien avant tout le monde... "Et si le Druide était malade, et si une météorite s'écrasait...", je m'imagine souvent des plans ahurissant, et toujours je me trompe... Je suis trop stressée, et là j'ai vraiment tort de l'être.

Je me rends au bord du lac pour me rafraichir. Puis, je me dirige vers le centre du village. Là, j'y aperçois, de dos, le vénérable Druide préparant une potion pleine de magie, en faisant lentement tournoyer dans son immense chaudron gris sombre, une énorme cuillère en bois.
Sans lever les yeux de son chaudron, me devinant je ne sais comment, il dit: "Matinal, je vois... c'est bien, comme moi... je dors très peu...".
Sans aucun doute, il se trompe, le sommeil est quelque chose de sacré pour moi... Mais, je ne le reprends pas, il continue : "donnez-moi le rouleau dont vous m'avez parlé hier." Je le lui apporte, il le regarde, l'observe avec beaucoup d'intérêt: "Cet objet est très puissant, c'est exactement ce qu'il nous faut".

Il me demande mon état d'esprit, je lui dis que je suis heureuse, j'ai hâte de voir mon fils renaître, revivre, j'ai hâte de voir la noirceur de son visage et de son être disparaitre, annihilée pour faire face à la vie.

Tout en me laissant parler, il me regarde, des yeux attendrissant, un sourire rêveur, et lorsque je finis, il met un peu de temps à me répondre: "Shlomite.. Comme je vous l'ai dit hier, ma solution n'est que théorie, il se peut qu'elle faillisse. Je ne veut pas voir trop d'espoir en vous, mais, à vrai dire, je vous comprends, du moins, j'essaie. Si ça marche, nous le saurons tout de suite, son visage redeviendra humain. Cependant, comme je vous l'ai dit hier, il devra travailler sur lui même pour faire naître des émotions, des sentiments. Il faudra qu'il apprenne à aimer".

Le soleil se lève lorsque je lui réponds: "Je vous fait confiance". Il me répond par un sourire.

Par groupe, discutant, tout le village, mes amis, et Elenith arrivent en moins d'une minute, s'assoient par terre dans un demi-cercle autour du druide, Elenith vient me rejoindre au centre.

L'Atchidruide de Darnassus prend la parole: "Que la cérémonie commence, la mixture est fin prête".

Il prend le rouleau d'Obi dans ses mains et dit: "Votre compagnon d'arme et ami, Obi, paix à son âme, nous a laissé un souvenir, un dernier cadeau, son plus précieux trésor, son seul joyaux va servir à rendre la vie, et donc, métaphoriquement, à ressusciter le brave Nain. Par ce biais, nous accomplissons ses dernière volonté, Shlomite n'oubliera jamais celui qui aura sauvé son fils".

Il met le livre au dessus du chaudron, et le laisse tomber.

Dans un léger crépitement, la fumée du chaudron, d'abord grise, devient blanche comme le marbre puis jaune comme l'or. La couleur du liquide d'abord rouge vire au blanc éclatant.

Le druide prend un verre qui était posé à coté de lui, et y verse, via une louche, du liquide: "Elenith, tu devra boire sept gorgées, pour les sept ans depuis lesquelles tu es devenu ainsi, Shlomite, c'est à vous d'opérer".

Je dois chanter. Je m'y met, c'est la chanson lente, et tendre, qui faisaient les taire cris d'Elenith, et qui l'endormait.

Elenith porte le verre à ses lèvres et commence à boire.

"Dors, bébé, dors.
Lorsque le soleil sera,
Dors, bébé, dors,
Et que la nuit viendra,
Dors, bébé, dors,
Les étoiles seront là
Dors, bébé, dors,
surtout, bébé, n'oublie pas,
Dors, bébé, dors,
Toujours, je serai là,
Dors, bébé, dors,
Et le bien vaincra.
Dors, bébé, dors."

L'un après l'autre, les sept verres sont bus. Mais, se faisant, Elenith boit à une cadence beaucoup plus lente, il s'affaiblit. Le Druide me fait signe de continuer.

Lorsque le dernier verre est bu, Elenith s'effondre au sol, les yeux fermés. Le Druide me dit de ne pas m'arrêter, comme ayant deviné ce que j'allais faire, et prend la parole à voix haute, les mains vers le ciel: "Elune, Resplendissante Déesse de la Nuit, va et transforme, redonne vie à ce qui ne l'est plus, à celui qui l'a perdus, car, elle la lui a été arraché. Elune, Redonne vie".

Soudain, un éclair apparait dans le ciel et de la pluie commence à tomber, immédiatement, je lève les yeux, et là, ce que je vois me laisse bouche bée: dans un ciel sans le moindre nuage, un tube, comme un serpent, resplendissant de lumière tourbillonne dans le ciel violet de Reflet-de-Lune, et descend à une vitesse prodigieuse sur le visage d'Elenith qui le reçoit entièrement, de plein fouet.

Sous les ordres du Druide, je continue de chanter.

Une fois la lumière entièrement dans le corps d'Elenith, celui-ci se soulève de plus d'un mètre au dessus du sol, et commence à tournoyer, de la lumière commence à jaillir de tout ses vingt doigts, puis de tout ses orifices, et enfin tout son corps resplendit de lumière.

"Dors, bébé, dors"
A ce moment,
"Dors, bébé, dors"
la chair renait et couvre son visage,
"Dors, bébé, dors"
les creux se remplissent,
"Dors, bébé, dors"
son visage reprend vie,
"Dors, bébé, dors"
la couleur gris-vert devient couleur de la peau.
"Dors, bébé, dors"

Il redevient, sous nos yeux ébahis, Humain.

La lumière a finit de jaillir de son corps. Celui-ci, lentement, redescend.

Il se pose sur le sol. Il ouvre les yeux, tel un ange (c'est la mère en moi qui parle). Il se met la main sur son visage et se le caresse délicatement... "C'est moi" dit-il.. A genoux devant lui, les larmes aux yeux, je lui réponds: "oui, c'est toi".

Difficilement, il se lève. Et le public applaudit à tout rompre. Des feux d'artifices apparaissent dans le ciel. Je souris à me défigurer la mâchoire, je suis très heureuse.

Durant l'espace d'une seconde, je crois apercevoir Hexiatröhm dans la foule, mais vite il disparait. Mon oeil a dut faire une erreur.. Mais ce qui est plus probable, c'est qu'il ne veut pas être vu, ni être en foule. Ca ne m'étonne pas de lui, toujours mystérieux et bizarre.

Elenith sourit, et rit, je ne sais pas pourquoi, peut être se sent t-il tout simplement bien.

Le Druide sourit, puis écarte les bras, imposant un silence religieux, et prend la parole: "Elenith, tu es redevenu Humain... Enfin.. Partiellement, ton corps l'est redevenu, et la barrière qui empêchait tes sentiments d'affluer a été briser. il te reste à prouver ta valeur, à prouver que tu es digne du nom d'Humain, à prouver que tu peux t'amuser mais surtout aimer. Prouve cela, et tu seras un vrai Héro".

Je surprends alors Elenith qui observe clairement, et avec insistance, Yucie. C'est à ce moment là que j'ai su, et, j'en suis sûr, lui aussi, qu'il ne tardera pas à redevenir Humain...
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