Status : Terminée
Histoire : Tleilax et Varenka
Auteur : Nicolas C.
Chapitres : 1 -
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9Chapitre 1 - NagrandTombée en transe, Tleilax commença à revivre sa propre histoire de l'extérieur. Elle se vit avec sa famille sur Draenor. Pendant que sa mère et son père travaillaient à l'extérieur, Tleilax jouait avec sa sœur Varenka... Elles s'entendaient bien et trouvaient mille jeux pour s'occuper. Ses parents avaient rapidement compris qu'elle avait des affinités pour le mysticisme. Elle s'intéressait aux animaux, aux éléments et posait des questions pleines de sens et parfois très mûres pour son jeune âge. Ses parents encouragèrent ces prédispositions autant que possible car ils connaissaient les prophètes et leurs histoires. Peut-être que Tleilax ferait partie de leurs rangs... Varenka était par contraste beaucoup plus fruste. Elle était sportive et manuelle, dure mais loyale. Les caractères de deux sœurs se complétaient à merveille. Tleilax éveillait sa sœur aux merveilles de la nature tandis que Varenka entraînait Tleilax dans les jeux les plus exigeants physiquement.
Quelques années plus tard, la folie des orcs porta un coup d'arrêt à cette idylle familiale. Les traits de Tleilax se crispèrent pendant qu’elle revivait ces instants douloureux. Elle revit son père assassiné par un groupe d’orcs venus pour piller et détruire. Une perle de sang se forma au coin de son œil droit tandis qu’elle sentait la lame pénétrer la chair de son père. Elle revit Varenka qui se dressait en rempart, armée d’un simple bâton, pour protéger sa sœur et sa mère, réfugiées à l’intérieur. Varenka se défendait avec énergie, en esquivant les coups brutaux des orcs, mais sa résistance allait s’amenuiser et elle dépensait tellement d'énergie à se défendre qu’elle ne parvenait pas à porter de coups… Par miracle, un détachement d’épéistes draenei avait suivi les orcs et engagea le combat à l’extérieur de la maison. Dans un sursaut de courage, Varenka poussa un cri de guerre et repoussa les assaillants de l’intérieur. Les épéistes rallièrent l’intérieur de la maison et la situation tourna rapidement à l’avantage des draenei mieux organisés.
Aussitôt le massacre terminé, Tleilax courut vers le corps inanimé de son père… Elle parvint à entrer en contact avec son esprit déjà lointain.
« Père, non ! »
« Désolé ma chérie, c’est trop tard pour moi. Protège ta sœur et ta mère. Je vous aime… »
Et il quitta définitivement les vivants pour rejoindre leurs ancêtres érédars. L’heure n’était pas encore au chagrin et le chef du détachement demanda à la famille de préparer leurs bagages dans l’heure. Ils se rendirent ensuite en ville où un vaisseau les évacua quelques jours plus tard tandis que les premiers troubles causés par les orcs s’avéraient n’être en réalité que les prémices d’un génocide sauvage et barbare.
Tleilax sortit de transe. Elle se sentait faible et épuisée. L’aube pointait et la nuit allait commencer à laisser la place au jour. Tleilax resta assise un long moment. Elle alla ensuite voir son griffon qu’elle flatta doucement. Puis elle récupéra un peu de nourriture dans ses sacs et commença à manger après s’être assise contre l’animal dont elle appréciait la chaleur. Elle devait reprendre des forces. Son voyage n’était pas terminé.